
« A PLEINES MAINS »
NIALA
2021
ACRYLYQUE S/VERRE 13X18
Solaire
tenture levée
au débordant des vases
l’anémone se fait lascive
un pied dans le marécageux
paumes à la claie
Niala-Loisobleu
23 Octobre 2021

« A PLEINES MAINS »
NIALA
2021
ACRYLYQUE S/VERRE 13X18
Solaire
tenture levée
au débordant des vases
l’anémone se fait lascive
un pied dans le marécageux
paumes à la claie
Niala-Loisobleu
23 Octobre 2021

BÂT TISSEUR
La mer déferle
bien des naufrages au Cap de Bonne-Espérance
D’un outre noir rien ne me Soulages
Aux torts comme aux raisons je bois l’alligot bite au vent sans pisser dans l’haricot
Le fond de l’humanise et le goudron nicotineux d’une rancune ne m’ont jamais couché ensemble
Comprendre est souvent difficile mais tout refuser comme tout accepter est d’une facilité lamentable
Le lierre qui s’en prend au mur pour vivre m’afflige
Le jasmin qui s’agrippe en revanche montre le creuset qui est sous sa jupe
L’âne et la noria c’est dur mais en définitive ça fait monter l’eau
J’épope
je tisse
d’un amour qui sans tendre la joue s’en prend plein la gueule sans amertume, l’espoir c’est l’ortie où j’ai jeté mon aube…
Niala-Loisobleu – 23 Octobre 2021

« FLORALE »
NIALA
2021 –
ACRYLIQUE S/VERRE 40X50
Froissements de soie
Derrière quoi as-tu enfermé ton corps ?
Je tâtonne aux murs
L’oreille à la porte qui se tient quelque part dans le trompe-l’oeil
Le chien s’éveille
Je dis bonjour et enfile sa truffe pour tout vêtement
Puis pars au marché aux fleurs cueillir l’anémone du matin
Niala-Loisobleu – 23 Octobre 2021

« MUSIQUE DE CHAMBRE »
NIALA
2021
ACRYLIQUE S/VERRE 60X80
Dans l’angle de l’histoire, sur le piano où la lampe retient la lumière des dernières notes, tu montes l’anémone à la tête du lit
En diagonale ton buste presse les seins à l’oreiller
Quelques bruits d’éboueurs remontent la rue sous les fenêtres, les chats sont gris
Sur le tapis l’enfant gribouille les paroles d’une chanson à s’endormir qu’il fredonne avec l’oiseau
Les réverbères embarquent au courant du fil d’eau calme
Niala-Loisobleu – 22 Octobre 2021

DES CAILLOUX
DE
MA POCHE 14
Du jour de rappel
M’est venu le temps réel que tu berces d’une vérité qui m’appelle à continuer
La chambre est ouverte à la musique de l’anémone
Seul point noir qu’on garde au centre d’un bleu rare
Comme la trace qu’on a laissé en se roulant dans l’herbe
Au milieu du lit c’est le lavoir où tes mots viennent en brouette à la batte
Si la rue monte c’est parce les lavandières dégrafent le cheval à cru pour le mener à l’abreuvoir
Un compas que tes écuisses savent régler aux sphères
Au point que j’ai rêvé te demander de m’écrire à l’intérieur du cadre l’introduction au thème 2022
Tes mots dans ma peinture respirent l’humble visage de l’anémone
Notre point de repaire
Je men étais pas encore approché d’aussi près
Les cèdres me l’ont montré
Cette tempête aussi en enlevant ta voix comme rien qui soude plus à l’enfant qui vieillit sans que ça change l’éclairage de la musique de chambre
Le lapidaire qui érode le tant s’est arrêté d’agacer les oiseaux quand il a vu déboucher la clairière au dernier virage du fleuve
Utopie dira le philosophe et comment lui répondra mon saut en se remplissant.
Niala-Loisobleu – 21 Octobre 2021

D’ANEMONE
Sérum qui pousse à vivre
Une branche se léve sur l’arbre que le vent couche
Du pied au genou et de la cuisse à la fourche se dédouble la pensée que je t’adresse
Comme un tournesol que mon pas suit je vais te chercher à l’école
A quatre heurs je te donnerai mon peint au chocolat.
Niala-Loisobleu
21 Ooctobre 2021

A LA BASE
Une pyramide plantée sur sa pointe cherche à descendre sur sa base
Passent des crocodiles
Le dos se tourne vers la source pour faire face
Quand la grande palme aura gagné l’autre rive le soleil pourra tirer le hiéroglyphe de son sarcophage
Chateaubernard m’interroge pour l’Expo 2022
Mettre un titre et des photos pour annoncer le thème en lançant la campagne
Du soleil d’hier la pluie d’aujourd’hui trempe la pirogue à l’aquarelle fluviale dans l’oblique verticale du temps
Nil dieu, Nil maître
Je pense à « VALISE OUVERTE AU VENT »…
Niala-Loisobleu – 20 Octobre 2021

DES CAILLOUX
DE
MA POCHE 12
Herse franchie le bélier grimpe au sommet du donjon rejoindre la Dame de Coeur
Frugal bain de lune
Ton corps ruisselle des toiles
On a allumé le bois mort pour réveiller Merlin en Brocéliande
Le cheval était déjà au piano quand l’oiseau s’est mis à chanter
Sur la pointe roide de tes seins ma langue presqu’île suit leur mouvement de balançoire en derviche
Alors tu m’as dit le fruité de ta pulpe en atteignant l’escarpement cathare
Du feu à l’accent qui roule l’Occitan jusqu’à la catapulte
La montagne se jette à la mer
A sa falaise
Des calanques ouvrent au mystique concert de ton ventre
Et puis tournant à la broche quand l’odeur avenir a tenu sa promesse sur le tapis-volant les trompettes ont sonné
Cerf-volant d’un envol qui n’en finissait pas de viser le vent favorable
Devant ces oiseaux qui viennent au matin sur ta dalle l’automne sanguine le chemin
Le chien noir de son haleine bleu-foncé en flaire la cartographie en semant assez de folie pour soustraire les sceptiques.
Niala- Loisobleu – 20 Octobre 2021

DES CAILLOUX
DE
MA POCHE 11
Les yeux à la rive tropicale se jettent à l’eau dans une tenue de minuit sans que le mail ô trouve à y redire
Quelle mangrove borde le canal où les palétuviers chantent
Bord de Seine
Acte 1
Nous entrons à la Samaritaine border le lit du fleuve qu’un bateau-mouche amène à quai
Louvre y es-tu ?
En douve
Le pont-levis hisse les bras coucou me voilà
Là où il y avait Balthazar j’hisse mon pavillon pour porter Marthe faire sa course
Puis du genou je pousse la porte du Pied-de-Cochon
Acte 2
Une pire amide s’est posé aux guichets, viens-t-en que je t’emmène à Malaquais du côté des Beaux-Arts que je te peigne, toi mon beau modèle
Acte 3
Voilà le Pont-Neuf, on peut descendre par la rue du Bac à ma chambre.
Niala-Loisobleu – 19 Octobre 2021

AU BORD DE TABLE
La fenêtre épluchée trempe dans le bac pour la rive d’en face tandis que dans la cheminée le grillon éteint la télé
A la suite du canapé le chien pique les coussins où tu as allongé l’histoire
Encore un mojito et on s’envole cul bas tapis l’un contre l’autre
Quand tu passes dans la lumière pour venir m’écrire les mots choisissent le plus court chemin pour la clairière
Combien d’arbres ont traversé la forêt aujourd’hui sans se poser la crainte de ce qui se cache à l’orée de l’Amazonie ?
A ce propos quand l’indien s’est rincé la bouche aux dessins du torse de sa compagne, ses enfants regardaient pour apprendre ce qui symbolise le rite
Aux poissons venus jusqu’à la plage , à la case de bambous, on a coché l’arc-en-ciel pour leur faire des ailes
Le touriste égaré qui passe dans le fond fait partie de l’équipe d’embauche d’une civilisation en quête de racolage
Voila le compotier garni, j’ai soif du pichet
Laisse le couvert dans le tiroir, un peint frais se tartine les doigts au chevalet
Niala-Loisobleu – 18 Octobre 2021
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