PETIT MORCEAU QUI RESTE DE MON MIROIR


Une savate percée en plein milieu du chemin. Ce bruit n’a rien du souffle humain. Des mutants ? Je sais pa comment dire, le langage du jour je l’ignore.. J’ai perdu la vue et l’ophtalmo m’a dit cette année qu’il était impossible de me greffer une autre cornée. Le tain d’époque est à base de quoi ? Je trouve pas de nom le rattachant à ma philosophie. Pourtant j’aime ce que dégage Michael en l’autopsiant hors du contexte du fric qui le propulse sur hors bite

Je trouve une suite à Vincent que Gauguin recolle à l’oreille

Prodigieux la chair qu’il met dans ses toiles, Michael où le paradoxe matériel du présent se colle.

Niala-Loisobleu – 2 Décembre 2021

Michael Armitage, brève histoire d’un succès fulgurant

POSTÉ PAR AICASC ⋅ 26 AVRIL 2021

Source Artprice

Le marché de l’art contemporain affiche une nette préférence pour la peinture figurative, surtout si celle-ci aborde les thèmes des identités raciales et sexuelles. Les artistes les plus cotés Outre-Atlantique ont souvent un travail en lien avec les grands bouleversements sociaux-culturels du moment.

Les œuvres de Michael Armitage, artiste de 36 ans originaire du Kenya, sont ainsi arrivées sur le marché de l’art à ce moment clé dans la redéfinition des collections muséales, comme des collections privées américaines et britanniques. Celui dont personne ne regardait les œuvres il y a six ans selon ses dires, s’est imposé comme l’un des nouveaux météores du marché de l’art en un temps record.

Michael ARMITAGE peint sur du lugubo, l’écorce d’un figuier ougandais laquelle, une fois lavée, battue et étirée en tissu est traditionnellement utilisée pour des linceuls ou pour la confection de vêtements rituels, mais que l’on retrouve aussi dans des objets prosaïques sur les marchés touristiques de Nairobi. Ce matériau lui permet de planter les racines de sa peinture en Afrique de l’est, où il a passé son enfance.

Formé à la Slade School of Fine Art et à la Royal Academy de Londres, l’artiste obtient son diplôme en 2010. Depuis, Armitage est devenu l’un des représentants de la nouvelle peinture kényane que les collectionneurs s’arrachent. Plusieurs de ses toiles monumentales seront bientôt exposées au sein de la même Royal Academy, dans le cadre de l’exposition Paradise Edict.

Les toiles de Michael Armitage commencent à attirer l’attention lors de sa première apparition à la White Cube de Londres en 2015. La même année, il participe à diverses expositions collectives à New York, Pékin, Turin et en France, lors de la biennale d’art contemporain de Lyon. Puis, la White Cube fait découvrir l’artiste à Hong Kong en 2017, à travers l’exposition Strange Fruit, dont le titre fait référence à une célèbre chanson de protestation sur le lynchage des Afro-Américains.

Sur les toiles de fond accidentées et rugueuses de lugubo présentées par la White Cube, Armitage entrecroise des aspects réels et fantasmés du Kenya. Histoires, mœurs, idéologies politiques, ragots et souvenirs personnels se répondent dans une tension esthétique située entre “les traditions européennes et le modernisme est-africain”.

L’une des toiles exposée, Necklacing, attire l’attention du Metropolitan de New York, qui l’acquiert en 2018 auprès de la White Cube. L’œuvre représente un homme nu au visage clownesque, affublé d’un pneu autour du cou. Il s’agit d’une référence directe à une pratique de lynchage courante en Afrique du Sud dans les années 1980, consistant à incendier une personne accusée d’un crime, au moyen du pneu imbibé d’essence porté en collier. Enfant, Armitage a été témoin de l’un de ces règlements de compte d’une terrible violence à Nairobi.

« …The Conservationists s’envole pour 1,52 m$ aux enchères, soit 25 fois l’estimation moyenne fournie par Sotheby’s New York. »

En 2018 donc, l’artiste intègre l’une des collections muséales les plus prestigieuses qui soit. Peu après, tous les projecteurs se braquent sur lui, du côté des institutions comme du marché de l’art international. En 2019, ses peintures et dessins font sensation à la 58e Biennale de Venise (May you live in interesting times) et au MoMA à New York (Projects 110: Michael Armitage), tandis que sa toile The Conservationists (2015) s’envole pour 1,52 m$ aux enchères, soit 25 fois l’estimation moyenne fournie par Sotheby’s New York.

The Conservationists avait fait partie d’une exposition de la White Cube en 2016 et achetée par un grand collectionneur new-yorkais à cette occasion. Trois ans plus tard, l’œuvre atteint le prix d’un grand White nets de Yayoi KUSAMA – l’une des 30 artistes les plus cotées du monde – vendue le même jour chez Sotheby’s.
The Conservationists est arrivée en salle de ventes juste après les expositions à Venise et à New York renforçant l’aura de l’artiste et, surtout, dans une période où l’acquisition d’œuvres d’artistes africains s’affiche comme l’une des grandes priorités des musées et des collectionneurs des États-Unis et d’ailleurs.

Un marché sous tension

Le marché des enchères va vite, de plus en plus vite, alors que les galeries ont tendance à contrôler l’évolution de cote de leurs protégés, pour que cette évolution soit constante et durable. Les galeries se méfient généralement du phénomène de mode qui propulse rapidement les jeunes artistes à des niveaux de prix plus forts que ceux d’artistes contemporains plus connus. Il y a toujours un danger pour que le marché s’essouffle, qu’il passe à autre chose et que la cote dégringole. Mais lorsqu’il y a un soutien institutionnel, que les artistes sont exposés et achetés par les musées, la base est plus solide et les collectionneurs sont rassurés.

« Promu parmi les 10 artistes de la  “Peinture au nouveau millénaire” par la Whitechapel Gallery (2020). »

Même si la cote de Michael Armitage a flambé du jour au lendemain, nous ne sommes peut-être pas au bout de nos surprises tant il est soutenu. Promu parmi les 10 artistes de la  “Peinture au nouveau millénaire” par la Whitechapel Gallery (2020), Armitage exposait à la Biennale de Taiwan et à la Haus de Kunst de Munich en ce début d’année. En circulant, l’œuvre gagne en notoriété internationale et conquiert naturellement de nouveaux acheteurs potentiels. Il serait étonnant donc de voir sa cote s’essouffler dans les prochains mois si le principe de rareté des œuvres est maintenu en salles de ventes. Moins les œuvres seront nombreuses, plus les enchères grimperont. La loi d’une offre raisonnée face à une demande électrique devrait maintenir les prix, désormais millionnaires, du jeune trentenaire.

EN « MON FOR INTERIEUR »


EN « MON FOR INTERIEUR »

Retenir la couleur du soleil, l’odeur de l’ocre quand l’appel vient juste de l’ouvrir et que l’oiseau monte à la branche du 7°, le pli d’une ride au coin de la rue, sous le reflet du mât trempé dans l’eau qui bouge, le gosse qui montre son cul à glisser la dune, oyat, oyat, sans que la palisse voit son esprit du déménageur réduit à obéir à l’influenceur. Oui en mon for intérieur, c’est laisser à l’anémone sa beauté humble que je tends sans réserve. A gâter le fruit on tue l’arbre

L’hôtel de Bertin a trop le visage des plages où l’oiseau-marin est amarré noir

Faut vivre comme disait Moulou

Jacques Bertin – L’hôtel

L’hôtesse à la réception semblait ivre près du téléphone
Recluse, épuisée, à cette heure où n’arriverait plus personne
Mais cette ville inconnue où j’avais assez tourné en rond
Comme j’entrais dans cet hôtel tout au fond du pays profond

Monsieur, quel nom ? L’hôtesse pleurait en me demandant mon nom
Pour l’inscrire sur son registre bien sûr probablement vide
Celui de l’homme de tes rêves, pensai-je, pas une ride
Puis ensemble si tu le veux cette nuit nous nous enfuirons

Je ne puis plus continuer cette vie, je suis trop fatigué
Les ronds-points, les radars, les hôtels et la solitude rance
Elle souffla « C’est le quatorze » et tremblait me tendant ma clef
« Enlève-moi » disaient ses yeux, très loin d’ici, vers l’espérance

L’escalier interminable montant et puis de longs couloirs
J’ouvris la porte de la chambre et je vis comme un parc immense
La fenêtre oubliée grande ouverte sur la plaine et le soir
Et l’hôtesse y venait vers moi pour m’arracher à mon errance

Mais qu’est-ce donc que ce fantasme fou soudain qui me submerge ?
Et sur l’antique table de nuit cette bougie allumée
Vaillante qui ne vacille pas et ce trois-mâts sur la berge
Voiles gonflées en bas près de l’ancien bistrot abandonné

Qui de nous deux était le plus vaincu, absurde, à plaindre, à prendre
Ou à laisser, ville en faillite, tout à vendre, âme effondrée
Ce bled, se peut-il qu’un amour y naisse ? Avec ça un lundi
Le lundi tout est fermé, jour du rien, jour du rien, jour pourri

« LE FRUITIER » – NIALA 2021 – ACRYLIQUE SOUS/VERRE 6OX80


« LE FRUITIER »

NIALA

2021

ACRYLIQUE

SOUS/VERRE 6OX80

Brins que balles poursuivent

d’un tir mortel

Cherchent leur grange en saison d’automne

Le peintre en filant un gilet de survie tire

l’haleine du doux tapis mordoré comme croyant au miracle de l’ocre

Des glycines pendues, par les jasmins vaporeux de parfum, les roses et les trémières que l’oiseau transplante, ourlent l’iris en plein bocage

Un regard allié des deux genres au creuset

Folie raisonnée

Le train au troisième sifflet tombe le chapeau et pénètre en résistance

Sillon s’aimait comme la nature s’était simplement organisée, sans nom de dieu consulter l’homme,

en proue dans ton estuaire notre bateau ne perdrait pas ses jambes

A l’enfant qui sème laissons le commandement

Petite-Mort t’es la Vie, l’Abeille

Niala-Loisobleu.

26 Novembre 2021

AU SI LOIN DES CHOSES


AU SI LOIN DES CHOSES

Je me rapproche le plus possible de moi , autour les rues ne mènent plus au même endroit, ils ont gardé les noms en changeant le sens

Cette statue équestre sans crottin dessous , je ne sais pas pourquoi, je la sens suspecte

Quand j’ai demandé du bleu de cobalt, la femme m’a regardé méchamment avec dans le regard une dénonciation vigilance

J’ai pas pu courir

La lanterne-magique était éteinte

Martin m’a dit viens on a carotté un bout de ciel, on peut le partager en semble.

Niala-Loisobleu – 24 Novembre 2021

A LA VEILLE DE LA CLAIRIERE


A LA VEILLE DE LA CLAIRIERE

En tenant le chemin au plus serré de leurs cornes qu’elles enrobent de leur peau aux rousseurs d’automne, les meuhs mettent aux ballants des pis lourds de quoi plus que tiédir la baratte dans ce climat frileux

Le clocher se met au pas de l’heur complice

Les poules attendent leur tour sans cacher leur acquiescement au coq, d’ailleurs à l’ouverture du poulailler la fermière n’avait pas de jambe de bois dans l’éclat de l’oeil

Chienlit du moment scolaire incontournable

A la sortie du conseil d’élèves l’oiseau, la godille en main, faisait le bac pour rendre le passage plus gué

Soleil interlude

L’atelier a laissé la parole au chevalet

Mes doigts autour des fesses de la toile tiennent en selle le musc sauvage qui fait tonsure à la clairière.

Niala-Loisobleu – 23 Novembre 2021

TESTAMENT MOT D’ABSINTHE


TESTAMENT MOT D’ABSINTHE

Les phrases obscures du tunnel au bout de leurs promesses d’ivrogne

l’auréole est proche

L’âge d’oraison funeste et sa voix ferrée d’écueils se rend en sa clairière pour se célébrer humblement dans l’éloge

Dès le début les moqueries ont couronnées ma vision des choses, vite assorties d’insultes en plat de résistance, sauces accusatrices et desserts à tourner le sucre en diabète, assez de coups haineux pour (à la veille de 88 années de mépris et foutage de gueule) demander à la Fée Verte de me donner l’usage de mots simples pour me mettre à l’honneur et me servir tel que je suis en connaissance de la Vie

Je n’ai pas voyagé à côté des traces de l’Homme avec une valise d’ignorance ventriloque faisant état de faux étalages

J’ai trempé ma mouillette dans la merde

Alors avec un foutu soleil en goule je n’entrerais pas au trou noir sans avoir ouvert la fenêtre

Comme avec la dernière volonté de laisser l’Atelier ouvert.

Niala-Loisobleu – 22 Novembre 2021

EN ABSENCE DE CADRE


EN ABSENCE DE CADRE

En absence de cadre la toile parle sans maquillage du coeur de ses branches, raie bien tracée sur son horizon

Sortis des tréteaux de scène d’apparition saltimbanque, les jeux d’eau du Roi n’ébrouent rien de leur écran

Sa vigueur souterraine laisse à l’arbre la chance de passer l’hiver à l’abri du monde extérieur et ses façades jusqu’au retour des premières feuilles

« Automne tu fais pousser le printemps »

Les artifices marchands de cette période commerciale laissés à leur racole disent à l’oiseau de ne pas picorer les miettes jetées d’actions publicitaires

Tenir à la trame de lin.

Niala-Loisobleu – 22 Novembre 2021

L’INDELEBILE DE L’ECRIT 1


L’INDELEBILE DE L’ECRIT 1

 REPRISE « ENTRE TIEN EMOI 1 »

Ce ne fut pas un montage à vendre, juste ce léger mouvement qui ne se voit que parce qu’il reste sous l’écorce. Qu’il grince rien ne presse dit le tapis s’adressant au volet bleu. Les matins nous n’avons pas envie de les mettre à la boîte, le jour trouvé à ton oreille ne lobe rien en touche, il tâte comme on veut se sentir pénétré. Il n’y a plus dans les tubes la pureté du pigment, ce qui reste du végétal recule sous l’écrasement minéral porté par la chimie des temps modernes. On pourchasse l’odeur naturelle en lui faisant honte. Les bras montent les tatouages au cou comme il y a des années on a voulu briser le secret de la beauté des murs. En les faisant parler comme des provocateurs on montre que salir et casser préoccupe davantage que construire. Le monde des hommes a toujours été horrible. A chaque époque on a toujours privilégié le mal, cette nouvelle génération extrémiste s’inscrit comme une secte nuisible. La laideur est la cinquième colonne de tous les pouvoirs, son action fourbe et hypocrite entretient l’instruction du non-savoir. Une maison animée que du regroupement des étages, amène les messes dans la rue à réclamer des églises. Dogme, tu voiles à toutes vapeurs. Le fleuve affluente comme une bonne mer. Si on lui ligature les trompes c’est pour le bluff, on dirait les paroles de haine de la chanson d’amour au top du hit-parade des tireurs de ficelles. Je reste collé à tes aisselles, les chiens qui y sont suspendus n’ont pas de laisse. Même en noir quand tu les soulages ils rient aux éclats. Puis tu sais les expositions c’est une putain d’épreuve, je me rappelle il y a de ça très longtemps quand aux Voûtes du Port j’exposais à Royan, le nombre de têtes de crevettes qui jonchaient le sol, permettait de connaître le nombre de visiteurs. Ce que je resang de Toi ne regarde qu’émoi.

Niala-Loisobleu – 20 Juillet 2018

Et ma foi tout contribue à garder l’écrit plutôt que les paroles. N-L 2/11/21

N-L

ENTRE LES PIEDS DE LA TABLE


ENTRE LES PIEDS DE LA TABLE

Au genou cogné sentir battre le poitrail de la veine alimenté

Sans que l’assiette tombe de cheval

Les yeux ouverts dans les étriers

Au point d’ars

Sur le crin aucune peur d’être abusé

Au jarret l’entretoise du sexe roide mortaise au départ des reins

Sur le vibrato de la fontaine

Danse la balle du soleil pour pétrir le peint et fleurir le sel.

Niala-Loisobleu – 17 Novembre 2021