
AU SOIR D’AVOIR PEINT
Cette terre entre les dents comme l’allée du chant
ici et pourtant un bout plus loin que l’océan
que l’oreille tient naviguant
dans le couloir aux seins du jardin
Niala-Loisobleu – 13 Février 2022

AU SOIR D’AVOIR PEINT
Cette terre entre les dents comme l’allée du chant
ici et pourtant un bout plus loin que l’océan
que l’oreille tient naviguant
dans le couloir aux seins du jardin
Niala-Loisobleu – 13 Février 2022

DE L’AUBE QU’IL FAUT EXTRAIRE AU COUTEAU
Atelier , 04h45 à coups de lame sortir l’aube qui se refugie dans le non-dit
c’est inscrit
ensevelir la plus petite parole qui brûle les lèvres de l’être provoque l’emploi du tant
devançant la naissance de l’oeuvre prochaine.
Niala-Loisobleu – 13 Février 2022

AU CREUX DE SON EPAULE, L’ATELIER MURMURE
Chaud qui fond les retenues et murmure à pas lents les déhanchés de l’introspection
Ce qui inerte dans l’apparence carnavale
L’oiseau montre l’heure exacte sans parlante à la manière de l’embrun qui se jette comme le sel en semailles
Dans sa boîte à chaussure l’atelier marche en couple avec le tournesol.
Niala-Loisobleu – 12 Février 2022

11 FEVRIER 2022 IL EST 18H10
Le jour résiste et du froid qui le conserve sort une abeille venue pointer son tant non chômé. Le peintre en son jardin promène les toiles comme son absolu accessible monté sur son cheval. Labour et semailles indissociablement liés à la tâche. La mer toute proche s’amarre à la rivière en déployant les ailes du moulin à sel. Signe que dans cet environnement peu enclin à la paix, l’artiste est bien vivant. Energie stable dans la forêt où les essences flambent à l’encan du marché flottant électoraliste. Qui d’une pandémie galopante fait montre de guérison avancée à ses fins. Le bonneteau a si grande gueule que là où l’on habite tout devient camelot. Aussi je remonte au soleil puiser une philosophie constructive pour tenir la lumière bien en place à l’arraché des reins, imprégné d’un sacré que seul l’amour peut inspirer. Les grands malheurs sont accros à l’ignorance que cultive le désespoir. L’oiseau pourchassé migre ces engrais qui détruisent
Le tapis de l’Atelier résiste aux tâches, le peintre en ressent chacun de leurs coups comme la garantie de cette présence venue d’elle m’aime.
Niala-Loisobleu – 11 Février 2022

VAL EN TEINT
NIALA 2022
DESSIN PEINT S/PAPIER 21X29,7
Dessin qui déborde
la fenêtre s’ouvre
d’elle m’aime
Aérant le choix retenu
mettant en table le bouquet de l’en vie souhaité
Couché
le chien en fusil, prêt, attiré.
Niala-Loisobleu – 11 Février 2022

MI SCION, UN POSSIBLE ?
Du bord de l’arbre à sa branche en corps ouverte le greffon regard tourné vers l’orée scrute le premier cri d’où doit sortir la tête du fruit
Non sans le sel on ne peut rien attendre du haut parleur de l’annonce de passage du cirque
Le grand chapiteau s’engage à plus qu’une ménagerie pour spectacle
Du ô de son trapèze l’amour se jette mains dans les mains sans filer aux quatre coins .
Niala-Loisobleu – 11 Février 2022

« LE CREUX DU LIT »
NIALA 2022
ACRYLIQUE SOUS/VERRE 40X50
Tirant l’aiguille et les paumes à l’embrassé de leurs petites oreilles
mon peint persistant reboise la respiration étouffée
devenu maritime
il mouette à la recherche de l’île par le chemin des toiles
L’amour irréfragable à la crète des vagues remonte en mascaret à la source d’où tu coules
Draps chiffonnés de sel par la langue de ce petit cône que mes doigts de vent pointent pour seul phare,
et consacrent dragon du mont poursuivant les maudits naufrageurs.
Niala-Loisobleu – 9 Février 2022

CETTE RELATIVITE QUI A ET POSSEDE
Les herbes du chemin ont la réalité qui manque à la vraie fleurie et bien entretenue
L’imaginaire finit par procréer une réussite consanguine que vos héritiers ignorent jusqu’à l’heure où vous traversez pour l’autre rive, en vous laissant crever au bord du chemin dont ils se sont extirpés sans jeté votre adresse pour la ramasse
Cette relativité le peintre que je suis, l’aura construite pour de vrai en en faisant sa réalité par la poésie qu’il jardine
Aussi je ne me permettrai pas l’injure qu’aujourd’hui les présidents s’octroient
Je n’emmerderai pas les non vaccinés à l’onirisme qui fit les cathédrales au départ
Je vais avec le chien errant dans l’ombre d’un juif qui plane dans un pyjama à rayures et matricule au poignet, avec tolérance limitée au respect de l’autre, pas celle des livres de bonne conduite qui ne s’appliquent qu’aux autres
les yeux dans la lucidité pour faire de quoi survivre.
Niala-Loisobleu – 7 Février 2022

« L’AUTRE RIVAGE »
NIALA 2022
ACRYLIQUE S/TOILE 46X38
Question densité mes doigts savent
ils ont été nourris au sein d’un autre état d’esprit
tenant Front Populaire au monde hein paumé qui se cherche
Les arbres devenus rouges à l’échec de la révolution d’Octobre maintiennent la circulation
et le caillou lisible au maintien du cheval tient lieu de main-courante pour abstraire l’expression toute-faite
Si le ciel est chargé ce n’est pas de miction, la prostate n’entrave en rien l’éjaculation.
Niala-Loisobleu – 4 Février 2022

PAUSE L’HALEINE
Pause l’haleine sur la pierre où le lézard bronze, il manque au souffle de ce jour, cette couleur d’airain qui statue. Un silence sur la palette permettra à la martre de fouiner dans la couleur du grenier. La froideur laiteuse des paresses de la lumière enroue la création au point de tenir le chevalet enroué. Sur le fenestron de l’atelier la plante du pied fait sa randonnée au bras du vent.
Niala-Loisobleu – 3 Février 2022
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