AU GRE DE MES CHAMPS


PAUL GAUGUIN

AU GRE DE MES CHAMPS

Pente choisie puisqu’il s’avère qu’on est d’un temps imposé

faire en sorte de trouver la bonne

L’écoulement fait désormais problème de différentes manières, qui relèvent de l’imposition totale sous couvert de démocratie

J’arracherai genre Robin des Bois quitte à passer pour vieux jeu pour filtrer l’essence de de navigation

La bergère qui voit apparaître étant cramée le danger peut prendre une forme nouvelle qu’il faudra découvrir. Les mômes sont à craindre, aujourd’hui ont fait des armes qui sont plus des jouets, ce qui aidera à baiser leur mer comme qui rigole

Cet après-midi j’ai peint des fleurs sans nom

Elles me sont venues de l’importance à oublier les personnages pour avoir l’odeur qui n’existe pas

Celle qu’on invente comme un contre-poison

on devient impuissant sans que l’âge y soit pour quelque chose, ça justifie l’évasion dans une jungle où les fauves sont moins dangereux qu’en territoire dit civilisé

et ce qui reste de l’origine montre un courage étonnant pour subsister sans que l’illusion l’emporte. A voir comment tout fout l’camp, en étant vieux on a plus de chance d’en sortir propre

il y aura bientôt plus rien à bouffer à force de casser les récoltes, le péril jaune ça pourrait bien être ça parce que les chinois viendront nous piquer le carré de potager de notre soupe

Comme Dimanche prochain rien ne changera les habitudes citoyennes ça écourtera le temps d’attente…

Niala-Loisobleu – 6 Juin 2022

L’OISEAU PLUME A PLUME


L’OISEAU PLUME A PLUME

Le prix loin d’excellence vient justifier l’indifférence humaine et sa vanité criminelle

Ô jardin en sa demeure il faut que tu serves à venger sans rien apaiser, juste ajouter aux peurs la douleur des réparations comme si on voulait se servir du mensonge biblique

Des fleurs devenues algues dans une mer coloniale de quel ponton va-t-il falloir s’équiper pour faire que la barque retrouve un autre voile que celui influenceur de la perte de conscience ?

Tes seins me tirent à la berge pour me donner leur bouche-à-bouche et tu me tiens en cale, fenêtre grande ouverte pour espoir, au contact de l’alliage du creuset

Il y a dans ce tonnerre un bruit de couleur primitive que l’espace garde en ligne

Les oiseaux s’essuient d’une caresse à l’image tirée pour récolte…

Niala-Loisobleu – 5 Juin 2022

CONTRE-MUR BLANCHE-TREILLE


CONTRE-MUR BLANCHE-TREILLE

Grimpée comme une vigne en treille aux pierres de l’abdomen du passage, la toison blanche marque l’âge du tant

En approchant de la porte du four on peut entendre le feu crépiter sans que rien des désordres climatiques n’ait éteint de ses crues

Le carré des troupes de végétation sauvage tenant bon, la dégénérescence n’a pu aborder

Vieillir c’est garder son enfance alerte

chaque pierre étant une page pleine, l’oeill s’y pose en oiseau de paradis

tes mots, mes couleurs

exposent en gravant leur vouloir-être sans se soucier du courant de la rue vide, cela n’est pas de notre fait…

Niala-Loisobleu – 4 Juin 2022

ACCORD DE VOCAL


ACCORD DE VOCAL

Le cri du tronc dans l’étreinte du vent tire un chant d’élingues en mal de départs

A l’arrêt du car, le regard tourné vers l’humeur de l’enfant, l’odeur de frite tourne autour du passe-temps du coq

D’un sourire tout tranquillise

les yeux pas plus grands que le ventre trouvent l’amble qui boucle les cerises aux oreilles et collaborent à mener à l’enclos paroissial de son sacré.

Niala-Loisobleu – 2 Juin 2022

« FUSIONNELLE RENCONTRE » – NIALA 2022 – ACRYLIQUE S/TOILE 46X38


NIALA

« FUSIONNELLE RENCONTRE »

NIALA 2022

ACRYLIQUE S/TOILE 46X38

Dans cette ombre qui tourne sans pouvoir se justifier, l’oiseau est sorti de l’arbre en quête de lumière en ouvrant l’écrin d’une autre étape du chemin qui n’efface rien

Croisés par la semence végétale, de pierres blanches élèvent leur campanile pour dire alentour je suis tà

Alors en haut de crête et contre toute attente, le coquelicot du blé solaire dresse ses épis en avance sur la St-Jean

Dans son vers, la prière a la teinte du sacré qui croit à la force d’une nature qui n’existe que par amour

Le jour où j’ai commencé à construire mes maisons-blanches j’ai planté des éternelles pour les poutres des adjonctions comme une notion de village pour ma maison

L’olivier de derrière et le figuier de devant garde le sel de la mer proche

la sente tourne sa vérité autour du puits

l’ocre du labour tire à présent au vermeil entre tien émoi

au point d’avoir chaud sous les pieds de sentir le pouls battre.

Niala-Loisobleu – 2 Juin 2022

D’où cet air qui me vient


D’où cet air qui me vient

Le bord de sable ému par la mer

la marque de l’oiseau empreinte l’ongle des pâtes

souffle que balance le sein lourd aux marées

pour m’amener à me dénuder pour rejoindre la lune au bain

à mélanger le jus de nos reins au-devant du soleil

Ce qui me reste d’enfant colorieur imagine l’homme à cheval sur la dune mouvante de ta croupe empanachée

La nuit baigne le jardin des toiles d’allers-retours d’orgasmes équins.

Niala-Loisobleu – 1er Juin 2022

LANGUE D’OCRES


Niala . Paysage en cours (31 Mai 2022)

LANGUE D’OCRES

Alors qu’en sa diagonale la langue remonte les saillies de l’anatomie des collines de mauves ouvertures poussent l’herbe folle à s’enhardir

Chemins blancs de sentes où quelques chèvres font leurs cornes

Sans s’inquiéter de la clôture naturelle des buissons qui retient l’éboulis d’une étreinte derrière la maison

quelques oiseaux tissent des couleurs pour tenir à l’abri de toute attente

Au chant du rabot l’ébéniste tire un meuble des restes de l’ormeau, pendant que l’enfant espiègle se penche sur la vue des cuisses ouvertes de la rivière

Trois vaches broutent le tapis vert du billard à trous laissé le long du film muet du chemin-de-fer

On entend le train se râcler la gorge dans la montée au tunnel qui débouche sur la corniche

Les bûcherons rendront les troncs.

Niala-Loisobleu – 31 Mai 2022

LYRE. LIRE PAR JACQUES IZOARD


ODILON REDON

LYRE. LIRE PAR JACQUES IZOARD

Le bleu pâlit, touche la cuisse, plus vif entre la jambe et la hanche.
Entre les seins, le bleu exulte; autour des seins, je le vois grossir, enfler comme une bonne bête à dieu.
Le voici jeté sur la vitre où la tête apparaissait.
Quelle hécatombe bleue!
Quels bleus dégâts, quelles scissions parmi tant de franchises !
De haut en bas, la limite est tracée, rapace, chenille bleue, pour assouvir le papier, l’œil élu.
Du temps où le bleu était pur, dirons-nous désormais.

Un gris léger touche le regard, lui donne un poids de navire ou de fruit.
Que sais-je de ce que je devine?
Que sais-je du goémon, de l’écrasement que les jambes cachent?
Entre les jambes déferle l’innocence.
Et je comprends de moins en moins la lutte infirme du corps avec lui-même, la sagaie sous le crachat toujours bleu de la vie.
Les jambes en haleine, le papier les a nourries.

Léger.
J’ai.
Dans les mains, le vin caresse les veines.
Grumeaux de rouge en relief sur cet épais papier où tu passes ta vie.
L’haleine à givre est en voie de disparition.
Ils sont assis, remuent à peine, sont ensemble, assis dans leurs jambes, et leurs corps sont piqués de rouille et de bleu.
Un long bras descend vers la jambe où nul sexe n’entretient l’illusion.
Entorses et blessures, coups de toutes sortes, visages mangés de brouillard bleu montrent bien qu’ils peuvent à peine répondre aux questions sans ronces, aux questions les plus
simples.

Jacques Izoard

TU MÉRITES UN AMOUR PAR FRIDA KAHLO


FRIDA KHALO

TU MÉRITES UN AMOUR PAR FRIDA KAHLO

Tu mérites un amour décoiffant, qui te pousse à te lever rapidement le matin, et qui éloigne tous ces démons qui ne te laissent pas dormir.

Tu mérites un amour qui te fasse te sentir en sécurité, capable de décrocher la lune lors qu’il marche à tes côtés, qui pense que tes bras sont parfaits pour sa peau.

Tu mérites un amour qui veuille danser avec toi, qui trouve le paradis chaque fois qu’il regarde dans tes yeux, qui ne s’ennuie jamais de lire tes expressions.

Tu mérites un amour qui t’écoute quand tu chantes, qui te soutiens lorsque tu es ridicule, qui respecte ta liberté, qui t’accompagne dans ton vol, qui n’a pas peur de tomber.

Tu mérites un amour qui balayerait les mensonges et t’apporterait le rêve, le café et la poésie.

Frida Khalo

PASSER LA GRILLE


PASSER LA GRILLE

Des faux ors que les vitrines du trottoir racoleur rameutent pour cacher ses peurs chroniques c’est pas facile de s’écarter quand on a surligné sur la fausse image, celle qui en Birmanie coiffe le dôme des temples sans mentir sur ce qu’est la plaine au sens-propre

Le crime a le don de s’entourer de soleil pour rentrer sa vénalité de langage à l’ombre de marguerites hautes en tournures

Le Peintre s’humecte l’oeil à l’éponge naturelle

c’est à pleurer profondément

mais ça pompe le schadock de son marigot à grands sauts

pour tenir l’aqueux au coeur de la Source Bleue

là où le bois touffu ne cache pas l’Arbre.

Niala-Loisobleu – 30 Mai 2022