MAINS TENANT 2 (REPRISE)


MAINS TENANT 2 (REPRISE)

Qu’est-ce à dire d’ici

sI non de rien  ?

Sinon quoi…

Toute

battante et sanguine

Le retour à l’androgyne

s’impose pour recouvrer l’usage des quatre membres noués

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« MAINS TENANT 2 » – NIALA 2015 – ACRYLIQUE S/TOILE 55X46 – COLLECTIO DE L’ARTISTE

L’âme soeur

est d’une seule tête

à doubler

en un choeur

d’un seul tronc de toutes essences

d’une m’aime racine persistante de feuilles murmurantes

A force de vouloir tes yeux comme regard à plonger

ta langue comme palais à gouter

tes seins aux miens tétonnés désevrés

ton ventre germe unique de mes semences sismiques

Plus d’erre aux marées basses

equinocci

automne-printemps

passant l’équateur

jours égaux aux nuits

pour se tremper les mollets dans l’identique aurore

jusqu’au ventre de la nuit

jardin des toiles

Ton humide à mon sec

mon araire à ta glèbe

cheveux tipi

au coeur de notre feu yourte

Hennissements des steppes sauvages

Niala-Loisobleu

23 Septembre 2015

MAINS TENANT ENCORE 5(REPRISE)


MAINS TENANT ENCORE 5 (REPRISE)

Le jour n’avait pas sonné qu’il était encore cette lumière à l’intérieur

déjà..

Dans l’enveloppe du gland, de la faîne, la poche du rein,

la prescience du minéral battant la roche,

la pierre à feu souffrant le bout de l’allumette,

pourquoi pas

le tabernacle

eh oui, si tu veux

le choix est,

le choix sera-t-il ?

Le secret du vote se fout de l’urne, tu le connais dans le coeur

Il n’existe pas ici-bas d’endroit plus haut

Le tremblement bleu-argent, olive dans les branches de ses veines

artères tordues, doigts à l’incision d’où jaillit la sève du vouloir contrer l’impossible

cette puissance qui alimente le néant à perte de vue

partout présente dans nos matins jusqu’au soir

Nous y sommes confrontés

Alors la promesse va devoir défier sans rien d’autre

De partout les bêtes lance-flammes déploient leurs ailes

la ville passe à l’ombre

les rues tombent au fond des souterrains d’un avaloir quotidien

Ne sommes-nous pas sortis de la pire des conditions pour avoir  dit oui à la croisade ?

Le graal c’est l’entité initiatique

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Mains Tenant 5 – 2015 – Niala – Acrylique sur panneau 65×50 – Collection Privée

L’amertume déverse le verre fielleux en pleine pulpe

la coupe de fruits se taille au bazooka au verger d’un incendie de faux rais

le vitrier et le rémouleur sont en plein film d’épouvante

qu’est-ce que ça plombe la chasse au bon heur

Jusqu’aux os

jusqu’au par-dessus la tête

Et dans tout ça vous étiez vous à quel endroit ?

Au fond de la tranchée devant le sifflet de l’officier ordonnant l’assaut

tous les nids de guêpes des mitrailleuses en batterie dans l’axe

Et la mine ?

Anti-perso pour t’arracher les jambes des fois que t’aurais encore des couilles

Et l’à venir ?

Le trou-noir

Ben dis-dont

c’est quoi ce plan ?

L’espoir mon P’tit-Gars

ça qui fait le pigment de mon bleu

qui te propulse à poil pour sortir ta ruche du mauvais oeil

qui porte quand la rafale lâche ses vagues scélérates

qui rend visible

ce pour quoi tu avais décidé d’un nouveau départ

et qui te relève quand t’es au plus bas, attrapé par la ficelle du cerf-volant

Mains tenant…

Niala-Loisobleu.

30 Septembre 2015

AMOUREUX A LA FENÊTRE


NIALA

AMOUREUX A LA FENÊTRE

L’appui des jardinières qui auraient survécu à l’été meurtrier tire le rideau

où sont les pigeons honnêtes ?

Ces trous dans les façades ne sont que des voies hors des garages

L’air qui s’y joue pourrait avoir assez de champêtre pour y trouver d’anciennes crottes de lapin

je me souviens qu’à la cabane un coq de bruyère venait me saluer le matin

Au sol les glands des chênes se racontaient les trois petits-cochons quand papa et maman se roulaient dans l’herbe

Heureux temps

où les palisses en retenant les dunes ne s’avançaient pas plus loin dans l’interdit sur la plage naturiste.

Niala-Loisobleu – 6 Septembre 2022

APRES LE BAIN


PIERRE BONNARD

APRES LE BAIN

Tandis qu’un rouleau-compresseur dévale du ciel pour lui manger la couleur, j’ouvre l’eau pour me laver les oreilles. Du tub de l’été, elle émerge. Ruisselante

L’ombre d’un figuier sous les pieds

Portant sur elle qu’une idée de rosée dans un champ où des enfants viendront compléter cet aria que sa poitrine balance en duo

C’est un cheval blanc qui émerge des hautes-herbes

Delta piqué d’échassiers blanc et roses quand le drap de bain laisse échapper des parcelles

Au loin un train siffle à la sortie du tunnel

Dans la courbe du virage un morceau de lac se glisse entre les feuilles

la peau renvoie la main pousser la porte du potager prendre assez de basilic pour préparer un pistou que nous mangerons à la romaine dans la fraîcheur des thermes.

Niala-Loisobleu – 5 Septembre 2022

UNE IMAGE HEUREUSE DEMEURE


Série « LES ARBRES BLEUS » – Niala 2012 – LES NICHOIRS – Collection Privée

UNE IMAGE HEUREUSE DEMEURE

32 ° dehors en ce moment

dans le jardin estourbi où l’absence d’oiseaux se justifie

J’ai trempé mon oeil dans les vols qu’ils croisaient il n’y a pas si longtemps

Couleurs traçantes de mésanges, rouges-queues, huppes fasciées, merles chanteurs et rouges-gorges dans des chassés-croisés incessants au jardin alors vert

Et piqués dans le bassin de leurs jeux joyeux qui n’attirait pas alors les moustiques tigres qu’il a fallut assécher aujourd’hui

Les arbres de La Chaume bornent un territoire qui leur appartient

émoi je continue d’y habiter, ovale comme un oeuf dans ma pensée.

Niala-Loisobleu – 5 Septembre 2022

MANIERE DE VOIR.


PAULA MODERSOHN-BECKER

MANIERE DE VOIR

L’évolution n’ayant pas de retour en arrière possible à attendre, refaire le film en projection privée dans sa salle, peut faire que plaisir

J’ai tourné dès le début en Espagne sur mon cheval à travers des moulins qui ventilent aujourd’hui encore

Histoire de Don, me disait mon père en frottant mes mains sur sa palette

Si faire triste ça Soulages, moi c’est mon truc

Certes il me fait chier ce bordel, mais en rajouter de son côté ne peut qu’accélérer le désastre et j’ai rien d’un suicidaire…

Niala-Loisobleu – 5 Septembre 2022

« ECHOS DU CHEVAL » – NIALA 2022 – ACRYLIQUE S/TOILE 73X60CHOS


NIALA

« ECHOS DU CHEVAL »

NIALA 2022

ACRYLIQUE S/TOILE 73X60

Par la fenêtre ouverte sur son libre-choix

le Cheval

a balayé devant sa porte

climat, errances, dressage animalier et humain

mettant dans la blancheur du poil

la verdeur de ce verger d’olives et autres fruits pulpeux

Sa Vénus

aux gros seins, primitive, callipyge d’une préhistoire, au cul saisissant poussé au-delà du temporel, dans une utopie constructive qui reconstruit l’Indien et l’Amazonie, la Mère-Initiale et l’Enfant-Germe pour un Monde-Sauvage, plein de Fauves sans zoo humain

Peintre à la Main-Chaude

venu replacer la mer à la sortie de l’estuaire.

Niala-Loisobleu.

4 Septembre 2022

ECHOS DU CHEVAL 6


NIALA (Etat au 03/09/22 à 12h)

ECHOS DU CHEVAL 6

Du temps qui se renverse , la pluie montre le bout de son né

Soulagement me voici à la côte sauvage, nu comme un ver sur le cheval à brouter l’herbe la plus verte que la poésie qui s’ébauche sur la gauche va symboliser

Ainsi naît le majeur du thème de l’oeuvre du Peintre en son jardin

La réunion du verger et du jardin à la saison des paumes. Des bouquets de fleurs non coupées, des vases prêtes à prendre le tour pour la céramique du potier, les âniers aux puits de la Femme-Source

Roule le temps renaissant avant la tombée des feuilles et les restrictions humaines que le flot limité aux mots chargés de méduses couardes

Niala-Loisobleu – 3 Septembre 2022

CE RIVAGE


PIERRE BONNARD

CE RIVAGE

Tenu à l’écart de la ville, point d’eau de mon désert sous les cheveux d’un saule où mon cheval s’abreuve

tes mèches frisent avec les spirales du papillon qui trace l’évasion à la verticale

Quand le lion aura bu le troupeau viendra rafraîchir sa course à venir

Ordre ancestral dans la convenance d’une nature rebelle au système

Trempe-moi, ainsi soit île.

Niala-Loisobleu – 3 Septembre 2022

ECHOS DU CHEVAL 5 (Détail)


NIALA (Détail à 18h45)

ECHOS DU CHEVAL 5 (Détail)

Je peins devant derrière

Atahualpa galope dans tous mes sens à mes côtés

la vie est présente

Niala-Loisobleu – 2 Septembre 2022

El arriero – Atahualpa Yupanqui

Dans les sables dansent les tourbillons,
En las arenas bailan los remolinos,

Le soleil joue dans l’éclat des éboulis,
El sol juega en el brillo del pedregal,

et attaché à la magie des camions,
why prendido a la magia de los camios,

Le muletier s’en va, le muletier s’en va.
El arriero va, el arriero va.

Son poncho au vent est un drapeau de brouillard,
Es bandera de niebla su poncho al viento,

Les flûtes de la garrigue le saluent,
Lo saludan las flautas del pajonal,

et précipitant les troupes à travers ces collines,
why apurando a la tropa por esos cerros,

Le muletier s’en va, le muletier s’en va.
El arriero va, el arriero va.

Les chagrins et les vaquitas,
Las penas why las vaquitas,

Ils suivent le même chemin,
Se van por la misma senda,

Les chagrins et les vaquitas,
Las penas why las vaquitas,

Ils suivent le même chemin,
Se van por la misma senda,

Les peines sont nôtres,
Las penas son de nosotros,

Les vaquitas sont étrangers,
Las vaquitas son ajenas,

Les peines sont nôtres,
Las penas son de nosotros,

Les vaches…
Las vaquitas…

Source : LyricFind

Paroliers : Hector Roberto Chavero