La vérité du drame est dans ce pur espace qui règne entre la stance heureuse et l'abîme qu'elle côtoie : cet inapaisement total, ou cette ambiguïté suprême. Saint-john Perse
Tandis qu’un rouleau-compresseur dévale du ciel pour lui manger la couleur, j’ouvre l’eau pour me laver les oreilles. Du tub de l’été, elle émerge. Ruisselante
L’ombre d’un figuier sous les pieds
Portant sur elle qu’une idée de rosée dans un champ où des enfants viendront compléter cet aria que sa poitrine balance en duo
C’est un cheval blanc qui émerge des hautes-herbes
Delta piqué d’échassiers blanc et roses quand le drap de bain laisse échapper des parcelles
Au loin un train siffle à la sortie du tunnel
Dans la courbe du virage un morceau de lac se glisse entre les feuilles
la peau renvoie la main pousser la porte du potager prendre assez de basilic pour préparer un pistou que nous mangerons à la romaine dans la fraîcheur des thermes.
Série « LES ARBRES BLEUS » – Niala 2012 – LES NICHOIRS – Collection Privée
UNE IMAGE HEUREUSE DEMEURE
32 ° dehors en ce moment
dans le jardin estourbi où l’absence d’oiseaux se justifie
J’ai trempé mon oeil dans les vols qu’ils croisaient il n’y a pas si longtemps
Couleurs traçantes de mésanges, rouges-queues, huppes fasciées, merles chanteurs et rouges-gorges dans des chassés-croisés incessants au jardin alors vert
Et piqués dans le bassin de leurs jeux joyeux qui n’attirait pas alors les moustiques tigres qu’il a fallut assécher aujourd’hui
Les arbres de La Chaume bornent un territoire qui leur appartient
émoi je continue d’y habiter, ovale comme un oeuf dans ma pensée.
la verdeur de ce verger d’olives et autres fruits pulpeux
Sa Vénus
aux gros seins, primitive, callipyge d’une préhistoire, au cul saisissant poussé au-delà du temporel, dans une utopie constructive qui reconstruit l’Indien et l’Amazonie, la Mère-Initiale et l’Enfant-Germe pour un Monde-Sauvage, plein de Fauves sans zoo humain
Du temps qui se renverse , la pluie montre le bout de son né
Soulagement me voici à la côte sauvage, nu comme un ver sur le cheval à brouter l’herbe la plus verte que la poésie qui s’ébauche sur la gauche va symboliser
Ainsi naît le majeur du thème de l’oeuvre du Peintre en son jardin
La réunion du verger et du jardin à la saison des paumes. Des bouquets de fleurs non coupées, des vases prêtes à prendre le tour pour la céramique du potier, les âniers aux puits de la Femme-Source
Roule le temps renaissant avant la tombée des feuilles et les restrictions humaines que le flot limité aux mots chargés de méduses couardes
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