La vérité du drame est dans ce pur espace qui règne entre la stance heureuse et l'abîme qu'elle côtoie : cet inapaisement total, ou cette ambiguïté suprême. Saint-john Perse
Penché aux genoux de sa conscience, l’homme note ses instructions pendant que la femme lit les petites-annonces d’emploi du temps pour choisir sa robe du jour
Le paysage est ouvert aux perpectives
des animaux domestiques sont en train de courir sur internet
un oiseau de sa branche, pense aux peintures de son existence, peut-être ira-t-il s’en rapprocher pour ne pas perdre la femme nue qui se tient à sa fenêtre, d’où l’intérêt de vivre.
Au virage des ans et dans la mousse du combat récurrent, elles se tiennent les yeux en mouvements concentriques à la croupe de l’aube jusqu’au couché de la crinière
Cheval de trait que l’oiseau mène en parallèle des sillons de plantations multiples, chant de blé, potager de salades, cresson des rizières, fruits des mouvements lunaires, alpages en cordées
Contre, oh oui tout contre, le saut périlleux des lianes, le message du feu indien, le plongeon d’un martin-pêcheur, le pas andalou d’un pur sang arabe, l’éclosion de la fleur à la tige, la petite-maison blanche accrochée à la sierra, le frisson de la guitare qui sort des cuisses gitanes, un dîner sur le tapis devant la cheminée, juste tes yeux parlant en paix dans les miens pendant qu’au dehors ils s’entretuent
Le tout en terrasse du tant qu’on s’alloue à demeurer simples, les éléphants de race humaine laissés à leurs cimetière. L’échappée-belle !!!
Niala-Loisobleu.
16 Octobre 2022
Écoutez la chanson bien douce Qui ne pleure que pour vous plaire. Elle est discrète, elle est légère: Un frisson d’eau sur de la mousse!
La voix vous fut connue (et chère?),
Mais à présent elle est voilée Comme une veuve désolée, Pourtant comme elle est encore fière,
Et dans les longs plis de son voile Qui palpite aux brises d’automne, Cache et montre au coeur qui s’étonne La vérité comme une étoile.
Elle dit, la voix reconnue, Que la bonté c’est notre vie, Que de la haine et de l’envie Rien ne reste, la mort venue.
Elle parle aussi de la gloire D’être simple sans plus attendre, Et de noces d’or et du tendre Bonheur d’une paix sans victoire.
Accueillez la voix qui persiste Dans son naïf épithalame. Allez, rien n’est meilleur à l’âme Que de faire une âme moins triste!
Elle est en peine et de passage, L’âme qui souffre sans colère, Et comme sa morale est claire!… Écoutez la chanson bien sage.
Écoutez la chanson bien douce Qui ne pleure que pour vous plaire. Elle est discrète, elle est légère: Un frisson d’eau sur de la mousse!
Là où nous descendions dans la forêt bordant les vignes
je m’attable à peindre tes positions les plus lascives
sans qu’un vêtement vienne en mentir l’intime partage
Du fond des arbres les oiseaux de toutes les tailles
et sur eux le murmure des feuilles dans nos cris détachés du dolmen à peine écarté de l’abbaye au choeur, demeure la chambre des matins où rien ne contenait d’autre que la souplesse d’esprit de ta langue en prière
J’accroche à la fourche de l’île cette part de rivière qui tient encore sans avoir trahi ma promesse car l’enfant reste sans reprendre la main du dessin vu dans ce qu’on lui cachait sans prétexte, juste par nature
Les raisins sont coupés, la pente est plus dure, goutte à goutte le serpentin de l’alambic distille, j’en suis sûr m’aime après la mort, sans que personne n’y regarde de travers.
Dans la dalle où les oiseaux évacuaient le cauchemar de la nuit de leurs chants matinaux, la pluie pousse l’absence de contact aux citernes comme on noie la dernière portée de chats. On peut voir dans ce rite actuel un goût avancé du morbide comme un réflexe de Pavlov pour sortir du naufrage. L’ambiguïté s’installe comme un nouvel art de vivre dans l’entre-deux à la place de la prise de conscience. Être son double servirait de porte de secours, la pirouette qui ignore le sens responsable. L’esprit de pénurie est tel qu’il bouffe et ronge plus que le cancer. On ne parle plus que de ça, aucune action n’est évoquée pour lutter contre, on te lave le cerveau à tout débrancher sans rien d’autre qu’augmenter les prix en particulier. Si bien que ça inspire le beau-parleur à manifester dans la rue sans autre intention que se redorer le blason.
Quand le souvenir des vouloirs qui ont été mis devant ma porte me remonte à l’oreille, je me dis que l’homme est en tout son seul ennemi, à part construire la démolition et promettre de ne plus se masturber l’action, y reste que la peur de la peur s’en aille.
tu t’es calée au tronc ponctuant les feuilles avec des cris d’oiseaux
la chaleur dispense de déguisement
ta nudité bat le branle
je te chevauche campanile
pour battre ton bruit d’eau à la volée de mes coups de reins
oraison du plus fort
feu du sol à l’humide tranchée où les rousseurs en disent au non-dit
mon émerveille inspirée par tes vapeurs ramène les chevaux, les boeufs et rentre aux écuries goûter l’herbe des matelas de transhumance pour éloigner la paille des prisons repoussantes
Je remplirai ton jardin secret de mes méditations à la fourche de ton chemin retrouvé
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