La vérité du drame est dans ce pur espace qui règne entre la stance heureuse et l'abîme qu'elle côtoie : cet inapaisement total, ou cette ambiguïté suprême. Saint-john Perse
Elle approche doucement, les encombrants ont été renvoyés aux expéditeurs, les machinistes ont demandé aux maquilleuses de s’abstenir. Aucune ambulance ne traverse le plateau
On a laissé le ciel dans l’état où il se trouve, ça n’est pas un nuage qui pourrait refaire le script. L’histoire est d’ailleurs, elle vient de là. Les parasites ont tout tenté, les crécelles, les plaintes pour défaut de pudeur, la SPA, l’Armée du Salut, la Défense Passive, les Zoos et Faux Rais, tout ce qui monte en chaire sans nul érotisme, les écoles de conduite, enfin tout le Bien-Pensant du geste barrière dans ses vices
Elle approche de sa propre volonté
Pas soumise, encore moins native de l’Île Ypute
Plein les doigts d’outre-mer je nageais
J’ai vu l’aileron d’un sein crever la toile sans avoir peur
Les enfants et les nounous porteuses de ressources n’ont pas été évacués
J’ai rameuté les manèges avec les petits-cochons et les chevaux-de-bois
La pleine-lune a ouvert le livre à la première page. Celle qui a mis les lunettes à son chevet
Ah pour être claire cette nuit là n’a rien gardée caché
Le signe va comme un chien qui attendait derrière la porte qu’on l’ouvre en écartant l’idée qu’il avait la rage. Surtout pas vouloir refaire le monde. C’est le naufrage dans lequel les fumistes excellent. Il y a des vérités qui sont pas bonnes à dire. La vie c’est un gang qui sans omerta ne demande qu’ s’taire au sujet des mensonges de répression
Ce ne fut pas un montage à vendre, juste ce léger mouvement qui ne se voit que parce qu’il reste sous l’écorce. Qu’il grince rien ne presse dit le tapis s’adressant au volet bleu. Les matins nous n’avons pas envie de les mettre à la boîte, le jour trouvé à ton oreille ne lobe rien en touche, il tâte comme on veut se sentir pénétré. Il n’y a plus dans les tubes la pureté du pigment, ce qui reste du végétal recule sous l’écrasement minéral porté par la chimie des temps modernes. On pourchasse l’odeur naturelle en lui faisant honte. Les bras montent les tatouages au cou comme il y a des années on a voulu briser le secret de la beauté des murs. En les faisant parler comme des provocateurs on montre que salir et casser préoccupe davantage que construire. Le monde des hommes a toujours été horrible. A chaque époque on a toujours privilégié le mal, cette nouvelle génération extrémiste s’inscrit comme une secte nuisible. La laideur est la cinquième colonne de tous les pouvoirs, son action fourbe et hypocrite entretient l’instruction du non-savoir. Une maison animée que du regroupement des étages, amène les messes dans la rue à réclamer des églises. Dogme, tu voiles à toutes vapeurs. Le fleuve affluente comme une bonne mer. Si on lui ligature les trompes c’est pour le bluff, on dirait les paroles de haine de la chanson d’amour au top du hit-parade des tireurs de ficelles. Je reste collé à tes aisselles, les chiens qui y sont suspendus n’ont pas de laisse. Même en noir quand tu les soulages ils rient aux éclats. Puis tu sais les expositions c’est une putain d’épreuve, je me rappelle il y a de ça très longtemps quand aux Voûtes du Port j’exposais à Royan, le nombre de têtes de crevettes qui jonchaient le sol, permettait de connaître le nombre de visiteurs. Ce que je resang de Toi ne regarde qu’émoi.
Niala-Loisobleu – 20 Juillet 2018
Et ma foi tout contribue à garderl’écrit plutôt que les paroles.N-L 2/11/21
Un beau créneau, je range ma vocation contre le trottoir La porte claque avec un bon bruit apaisant La foi s’écaille un peu à la longue par endroit Mais on démarre encore au quart de tour même quand il fait froid Quelques pas dans la rue. Je signe en bas de la douceur des choses Je fais pisser mes muses, je converse avec les pollens Heureux ou malheureux, triste ou gai, mais quelle importance ? J’attends des nouvelles de moi. Je m’impatiente pas
C’est fou c’ qu’on est peinard quand on est seul Et tranquille quand y a pas les autres
Je plonge dans l’appartement d’où je surplombe le monde Je m’enferme dans ma boussole. Je mets le cap sur moi Chaque chose à sa place, je vais, je viens, je règne, je rôde Je m’occupe du temps qui passe et j’en règle le thermostat À poil plus ou moins, poursuivant mes travaux sans hâte sur moi Et mes rapports avec l’hédonisme et avec moi J’ suis tellement bien, tellement à poil et tellement moi Qu’il me manque un vers pour terminer ce couplet. Ça m’affole pas
C’est fou c’ qu’on est peinard quand on est seul Et tranquille quand y a pas les autres
Je règle mes draps et au lit, sans regret, sans haine, sans personne Je pense à ce à quoi les gens sains, vous pensez bien, ne pensent pas Je tire sur ma pipe d’opium livrée par Dieu tout secrètement À tous ceux qui en font la demande et sans aucun supplément Et puis, un peu comme tous les soirs, je me raconte mon rôle Dans l’affaire de « Little Big Horn » et dans celle du « Train bleu » Au passage j’écris encore un ou deux vers très beaux, très pieux Tels que : « Dans combien de vies as-tu vécu, Élisabeth ? »
C’est fou c’ qu’on est peinard quand on est seul Et tranquille quand y a pas les autres
Ce qui est bien surtout c’est qu’Élisabeth ne me répond pas Elle est ailleurs, elle dort déjà sans doute, maussade et belle Et se plaignant du manque de tendresse dans d’autres bras Est pas aimée comme il faudrait par quelqu’un d’autre Ce qui est bien surtout c’est qu’Élisabeth ne me répond pas Elle est ailleurs, elle dort déjà sans doute, maussade et belle Et se plaignant du manque de tendresse dans d’autres bras Moi, tenant mon sceptre dans ma main, je m’endors dans ma couronne
C’est fou c’ qu’on est peinard quand on est seul Et tranquille quand y a pas les autres
Le jour au pied du lit et les yeux encore dans la glace où le rêve reste chaud, sans toucher à rien, sortent des cris de vie
Allongée sur le sable la barque prête flanc à la marée montante
Il y a maintenant lurette que la pêche est partie
Ici et là battent des volets au bord de l’espoir
Dans la main chaude qui se roule un cigare sur la cuisse, résonne la guitare sans recracher la fumée
Aux poumons laissés à manger l’aréole élargit le couloir du garde-meubles
S’ajoutent aux piles de lettres, des marques sur les draps que le gel ne raidit pas. Elles tiennent l’esprit du courant allumé au plus sombre de l’intersection
. Comme le fond de pensée du piano donne aux photos qui l’accompagnent la résonance de l’oreille assoiffée
C’est toujours le même frisson qui coule du trou qu’on perce dans l’ombre
Je sais que peindre pile et face pareil levé du jour dérange l’ordonnance du mauvais goût dans la bouche mis en promotion sur les médias.
La route s’est rangée sur un bas-côté, quelques poules en profitent pour faire leur trou avant que l’angélus ne ramène le coq. Pris dans les méandres d’un petit-vin-blanc l’accordéon tourne en rond en cherchant la Marne
Les quilles renversées n’ont plus envie de jouer, c’est trop moche ce temps qui retient les canots à la corde des embarcadères. L’herbe abandonne son goût pour l’hôtellerie de plein air
Sous la peinture, l’écaille
Sur l’horizon un bateau plié finit d’engloutir les croisières aux îles
Chevalet replié et palette remise dans la boîte, le peintre qui se tient d’habitude au frais de la vague se rend à la gare routière prendre le quart pour guetter dans une espérance folle le petit jet d’eau d’évent d’une dernière baleine. Stupéfiant comme le trafic augmente en étalant son overdose sans se cacher
A part ça l’oiseau a l’air paumé, il cherche quel nom donner aux arbres racoleurs qui envahissent les villes en projetant des rennes tirant des traîneaux dans un trip sur ordonnance. Merde qu’est-ce que ça glisse. Les rois Mages à l’enseigne d’un deal passent à l’international devant la volonté d’en sortir légalement
Me souviens des oranges qui nous faisaient rêver autour de Noël
D’un reste de guitare, un coin de rue a la ressource d’un aide-mémoire. Le sentiment de glisser dans une entrée en matières, fait mieux pour continuer de vivre que bien des promesses d’amour et de politique. La table sait mieux faire les courses aux halles du verger que la tartine d’annonces de radio luxe en bourre. En ce moment par la grâce des couleurs de l’automne, l’aumônière fait pas le mendiant du quotidien, juste la coupe de saison en chutes de feuilles .. T’allumeras la bougie, je couperais le pain, le sel et l’eau, eux, ils savent le chemin. Dans le chai, les crus veillent. Le vin de garde qui attendait pour être bu, en sait quelque chose du vieillissement qui fait mûrir le goût. Je me souviens que mon père disait, tiens je vais prendre une fillette. Il était pas pour autant pédophile, je te le promets. S’agissant d’une quantité de contenu, il se le tapait pour l’orgasme de son palais, comme ce qui a du poil autour joue pas à la poupée. De l’escabeau de la montagne, on peut prendre les luminaires au creux des paumes. Si tes outils sont au chaud de l’atelier, pas de problèmes, le gargouillis du ruisseau fera ses bruits de poitrine. A la main le goût résiste tout à fait aux machines à emballer. Les protèges-culottes ça fait buvard à sécher l’encre. Que devient l’essence des mots ? Quand ils ont inventés la co-propriété, je sais qu’ils ont bannis les bienfaits du voisinage. Dans mon Paname, le relief de nos vieilles provinces, leur folklore, cette culture qui nous réunissait, nous a d’un seul coup guillotiné le bon jour. Chacun voit l’autre comme un doute. Je trouve qu’à la fin ça finit par se faire une obligation. J’arrive qu’à me rappeler céder ma place à une dame sans être obligé de la violer pour l’engrosser. Les bonnes manières maintenant c’est du flan. Rien que du mensonge. J’ai rien contre le naturisme, au contraire, mais me sortir le col du fait mur rien que pour dire vois comme j’suis libre, mon tatouage comment tu l’trouves ? Sous le pont Alexandre III, coule la Seine. Je m’souviens quand j’y baladais gosse, un canapé tout défoncé qui traînait là, faisait un putain de jeu d’ombres chinoises au couchant. Germaine exerçait simplement là son petit commerce de femme au grand coeur. Je lui dois une part importante de mes humanités. Au point d’avoir la nostalgie du pucelage. C’est trop bon d’apprendre. Est-ce que l’on existe encore après sa mort ? Si j’pouvais mourir en cours d’une petite, j’partirais rassuré, mais voilà un monde qui s’emmerde ça passe plus à côté que dedans. Il y des mots que je garde pour moi. Pas par égoïsme, non par protection pour le vocabulaire. « Tu me chevaucheras-dis ? », par exemple, comme elle me disait avant qu’on supprime la cédille.
A +.
Niala-Loisobleu – 19 Octobre 2017
Tout comme les autres mégalos Mirabeau y a perdu la tête. Et ça continue comme ça depuis le début. L’histoire et la mode c’est que de la façade, on ne prend rien en tenir-compte. L’amour ce fondamental qu’on galvaude en en voyant que l’aspect dermique aujourd’hui on continue d’y croire parce que ça gratte. Pourtant de l’affect juvénile qui m’a pris avant de connaître Germaine, je suis sûr que ce fut la première des vertus à se montrer. Il m’en reste l’intégralité bien que j’ai été qualifié de menteur et non-fiable. Faut dire qu’entre les genres se glisse plus d’impressions que de vérités. Alors tout ça pourquoi ? Voir comment on reçoit les profiteurs de cette putain d’existence laisse en déséquilibre sur la corniche. Aucun humanisme n’entrant en ligne compte. Moi je, dit Narcisse.
Tout finit par se payer. Les parents qui trichent se plaignent qu’on note mal leurs rejetons. Lesquels sans s’en rendre compte finissent par accuser leurs parents de les avoir mis au monde. Ambiance…
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