La vérité du drame est dans ce pur espace qui règne entre la stance heureuse et l'abîme qu'elle côtoie : cet inapaisement total, ou cette ambiguïté suprême. Saint-john Perse
Femme avec laquelle j’ai vécu Femme avec laquelle je vis Femme avec laquelle je vivrai Toujours la même Il te faut un manteau rouge Des gants rouges un masque rouge Et des bas noirs Des raisons des preuves De te voir toute nue Nudité pure ô parure parée Seins ô mon cœur
Des voies s’étalent pour trouver aux aiguillages l’essence de l’arbre à rimes
le train en quête de regrimper l’échelle de secours vient de siffler plus de trois fois pour dire me revoilà, courage j’arrive
Comme le malheur ne sait pas arriver seul, il n’a pas manqué comme un singe de sauter de liane en liane ces jours derniers
Hélas pour lui, le bord de route n’étant jamais labouré, la flore sauvage peut s’y développer en pleine liberté
L’ancolie par exemple, lui a infligé un refus bleu intense, les menthes-sauvages une claque sonnante et le millepertuis sa haie vivace d’étoiles jaunes
Profitant du désordre cher à la SNCF j’ai mis mon billet en stand-by, pris d’une intuition soudaine que le soleil pourrait normalement revenir en ordre traverser le désert.
La barque est prête pour assumer la dernière traversée, le nautonier à reçu les instructions du notaire pour mes dernières volontés
On extraira les flûtes et leurs charmeurs de serpent du panier
en ne gardant que le pur du sentiment, le verger, le chantier naval et son herminette, la forêt et l’Arbre à Médecine, l’Indien et son Amazone et toutes les couleurs ocres de son corps
D’un jardin-flottant l’étendue du lacustre , ses éléphants + la Plaine des Temples et la Baie du Mékong
Passé les Guichets du Louvre, les dames de Mayol, mon tricycle, Guignol et le manège de chevaux de bois
les bateaux de papier du Grand-Bassin des Tuileries
Ma rue de Verneuil sans autre partage que celui d’avec René et Marthe
Puis mon Ecole du Quai Malaquais
Enfin le vivant du dernier amour-mort, incroyable mirage d’un réel bonheur…
Gardez tout je vous donne l’espoir comme seule vérité.
faite ce Premier de Juillet 22 n’est qu’écorce et sève réunies
le battement de pouls laissé à l’humanité
Auto-portrait du Peintre Niala en son Jardin
Métaphysique testament
rédigé de la main-gauche, en pleine conscience moins les jambes
jardin intégral
A droite, le monde fenêtre fermée dévoile son identité
A gauche, la main de l’artiste indique la toile comme fenêtre grande ouverte
avec les maisons pour symbole de construction
D’humbles anémones signifient la foi sacrée de mon amour
où le rouge marque la passion de l’être
avec le citron de l’acide que l’Homme presse pour corrompre
Ce que refuse le soleil niant l’abandon à la branche du chevalet pour m’empêcher de tomber.
Niala-Loisobleu.
1er Juillet 2022
L’OISEAUAU LENDEMAIN DU LEGS
L’OISEAUAU LENDEMAIN DU LEGS
La barque est prête pour assumer la dernière traversée, le nautonier à reçu les instructions du notaire pour mes dernières volontés
On extraira les flûtes et leurs charmeurs de serpent du panier
en ne gardant que le pur du sentiment, le verger, le chantier naval et son herminette, la forêt et l’Arbre à Médecine, l’Indien et son Amazone et toutes les couleurs ocres de son corps
D’un jardin-flottant l’étendue du lacustre , ses éléphants + la Plaine des Temples et la Baie du Mékong
Passé les Guichets du Louvre, les dames de Mayol, mon tricycle, Guignol et le manège de chevaux de bois
les bateaux de papier du Grand-Bassin des Tuileries
Ma rue de Verneuil sans autre partage que celui d’avec René et Marthe
Puis mon Ecole du Quai Malaquais
Enfin le vivant du dernier amour-mort…
Gardez tout je vous donne l’espoir pour seulle vérité
Et ce soir-là, je ne sais, Ma douce, à quoi tu pensais, Toute triste, Et voilée en ta pâleur, Au bord de l’étang couleur D’améthyste.
Tes yeux ne me voyaient point ; Ils étaient enfuis loin, loin De la terre ; Et je sentais, malgré toi, Que tu marchais près de moi, Solitaire.
Le bois était triste aussi, Et du feuillage obscurci, Goutte à goutte, La tristesse de la nuit, Dans nos cœurs noyés d’ennui, Tombait toute…
Dans la brume un cor sonna ; Ton âme alors frissonna, Et, sans crise, Ton cœur défaillit, mourant, Comme un flacon odorant Qui se brise.
Et, lentement, de tes yeux De grands pleurs silencieux, Taciturnes, Tombèrent comme le flot Qui tombe, éternel sanglot, Dans les urnes.
Nous revînmes à pas lents. Les crapauds chantaient, dolents, Sous l’eau morte ; Et j’avais le cœur en deuil En t’embrassant sur le seuil De ta porte.
Depuis, je n’ai point cherché Le secret encor caché De ta peine… Il est des soirs de rancœur Où la fontaine du cœur Est si pleine !
Fleur sauvage entre les fleurs, Va, garde au fond de tes pleurs Ton mystère ; Il faut au lis de l’amour L’eau des yeux pour vivre un jour Sur la terre.
Puisque tout s’en balance, l’arrime prends bien plus d’importance et le lourd avec
A la côte on se sert d’un corps-mort pour tenir le navire, deux beaux seins tombant à pic me donneront plus d’assurance dans la nécessité d’y croire en corps malgré les diverses débandades
Oui ce qu’il me faut c’est du lourd bien palpable
Autrement concret qu’une invitation de casseur à mener de front la pagaille !
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