« LES CHEVAUCHEES DU PEINTRE »- NIALA 2022 – ACRYLIQUE S/TOILE 73X60


« LES CHEVAUCHEES

DU PEINTRE »

NIALA 2022

ACRYLIQUE S/TOILE 73X60

Depuis la traversée des nuits plaines

les chariots ont ramenés de la récolte

les rêves de l’oiseau

confiés au Peintre

tirés avec l’éléphant et au buffle des espaliers de la rizière

Etalon de flammes sans l’orgueil de Pégase

prenant la Muse dans toutes les positions

écrites avec l’alphabet d’un temple érotique

pour atteindre le but nietzschéen

du soleil faisant durer le rêve plus loin que ses nuits

Aujourd’hui ce cheval blanc

est plus miraculeux qu’un Messie se montrant arlésien

pour franchir l’éboulis d’un monde émasculé de ses couleurs franches.

Niala-Loisobleu.

9 Décembre 2022

SOURCIER DE ROSEE


SOURCIER DE ROSEE

Au chant des coqs polyglottes que traduit le point du jour

la première marée hâle à elle le germe de l’oeuf sur l’écume de la rosée neuve

du creux de l’aisselle au renversé du sein

alors que du coeur de l’yeuse sort le premier roucoulement du pigeon sauvage

Que sortira-t-il des coquillages quand la vague se retroussera ?

D’abord cette fleur de sel qui tourne de ta langue à la mienne dans l’émoi

les tableaux que j’ai mis entre des rubans dans l’armoire sous le tissé de lin des draps unissent le mouvement de mon présent sans que le passé case les elfes dans l’allée des pierres tombales

Bâtisseur quand je brasse la mer, des maisons-blanches en naissent sans qu’un Titanic se prenne pour une croisière

à part les enfants d’aujourd’hui qui renient leur père, le bon-oeil du fronton garde pour moi son symbole

Ta peau ravale ce tant qui vieillit

les poubelles ne cernent pas ton regard sur le jardin

à l’estuaire où tu m’écluses, cette baie de mouillage lève toujours ma vieille coque pour l’extrême.

Niala-Loisobleu.

8 Décembre 2022

EN LICE


EN LICE

Buté le temps ne cède pas

vu du dehors c’est un temps de merde

à 18 heures je décide de trancher

et je perce ce temps bouché

en entrant la lumière en plein coeur de l’obstination

Le spectacle suivra l’enfant dans son choix

La piste concentre les projecteurs sur la graine de vie

Gageons que demain un jardin sans mauvaises herbes lâchera ses oiseaux…

Niala-Loisobleu.

2 Décembre 2022

De pré et de bois


De pré et de bois

Sous le chapiteau où l’enfant poursuit sa résidence les formes prendront des couleurs dans ce jour absent de lumière

Il se peut bien que les heures qui se cherchent trouvent

Ce que nous passons sans voir surgit sans prévenir sans s’inquiéter de l’endroit et du rapport qu’il pourrait y avoir avec

la mode

L’oiseau-pêcheur plonge avant que le poisson sorte prendre l’air comme poussé par un chatoiement bizarre serrant le ventre

les trapèzes déplacent la lune d’un quartier à l’autre dans les roulottes qui se dirigent aux constellations partagées

Il y a toujours une femme accrochée au non sens pour que l’émoi soit vierge et entier

ses seins et un chien de n’importe quelle hauteur du moment qu’il lève la patte pour soulager la continence

Je crois que j’aime davantage promener tous les écarts dans mon tableau en court que signer une fin qui peut vagabonder d’un sujet à un autre sans jamais s’écarter du thème de la vie qui s’exprime

Dès que le ciel s’éclairera je retournerai à l’atelier pour changer le nombre de rayons aux roues de mon sens de la fortune.

Niala-Loisobleu.

2 Décembre 2022

ROUTE OUVERTE


ROUTE OUVERTE

Déjà le chant des abeilles dans mes idées alors que la nuit n’est pas encore partie

je vais répondre aux tâches d’approvisionnement de fin de semaine et vite je rentrerai à l’atelier pour manger ma faim créative

Ce qui macère en émoi est fort comme un solide pont entre deux rives

j’abandonne au silence ce que je n’ai rien à dire pour causer de la main-gauche avec un vibrant besoin de renouveau.

Niala-Loisobleu – 2 Décembre 2022

PROTEGE PAR SON CHAPITEAU


PROTEGE PAR SON CHAPITEAU

Assis contre le rebord de la piste, l’enfant est sorti de toutes les écoles pour apprendre de l’oiseau sa leçon de vivre

Il le tient contre sa poitrine

La chaleur du crin donne au galop des chevaux une buée fauve que rien ne peut réduire. C’est transpirant de sabots et les crinières tirent à elles des harnais riches de clous aux cuirs de couleur

On ne les voit pas les roulottes, on les sent tout autour de la grande toile qui va d’étape en étape sur sa carte

Les cuivres sonnent la marche des éclats de rire sans qu’aucun regret ne mette ses cors aux pieds du voyage

Fantastique

Surréaliste

Extraterrestre

Disent les yeux tournés vers le haut des trapèzes quand le vide est vaincu par les sauts des corps libres

C’est le moment ou M. Loyal sort l’arbre de son chapeau que les oies sauvages choisissent pour s’envoler à côté du tapis où l’éléphant-rose fait le poirier et que le Peintre ouvre sa boîte de couleur pour qu’elle se vide en arc

Oui ça semble surnaturel

mais qu’aux sceptiques au fond de leur fosse

Ceux qui ne comptent plus sur les années insensibles à leur présence, ne s’étonnent pas du pouvoir extravagant de tous les possibles dès lors qu’on a la folie nécessaire au mode d’emploi de l’Art de se dépasser.
Niala-Loisobleu.

1er Décembre 2022

EST-CE ELLE ?


EST-CE ELLE ?

Savoir si l’ocre est creux ou bon à cuire des briques

avant d’accrocher le bouquet à la charpente

tient de son tenon et de sa mortaise

Des tapis qui volent je tisse l’haleine

si les seins sont de taille à faire un voyage des demains

l’herbe des cavités, elle, saura dire la bonne aventure en vraie couleur un peu plus loin.

Niala-Loisobleu.
29 Novembre 2022

TOUT AU FOND


TOUT AU FOND

Face à ce que tu tais se décache ce que j’en pense en cessant de compter jusqu’à sans puisque c’est ta manière de répondre que tu es là, me dis-je en me promenant dans les heures passées comme avenir

Les distances n’existent qu’en matière de brouillard au départ

Il paraît l’enfant dans le bac à sable du ventre

C’est un si que les marionnettes attachent à leurs ficelle

et que jamais

quoi qu’on en pense je n’ai tranché du pont quelque soit la situation de l’étiage

Niala-Loisobleu – 29 Novembre 2022

VAS, VIS ET DEVIENS


VAS,VIS ET DEVIENS

L’oiseau sépare le ciel en deux morceaux d’un seul coup d’ailes

d’un côté la nuit qui dépend du hasard

de l’autre, à partir de l’arbre le fruit

qui dispose de la racine du vouloir de la verticalité du jour

Soleil ô Soleil

Tombant du nid de la lune

il vole de son gré ascensionnel, clignotant d’étoiles

droit au labour en suivant les semailles du cheval jusqu’au grenier à sel

Les Caprices laissés au Prado dans les autopsies du légiste Francisco Goya

pour une séguedille au clair-de-lune avec Lorca le gitan

plantant des pilotis ici de là à l’entrée du chenal

Gulf-stream de la poésie signalé par les bouées de Niki de St-Phalle

arc-en-ciel amphibie

Il faut marcher en dehors des nasses, sans cages

loin des filets aspirateurs des influenceurs

pour se tirer de la gloire éphémère du bruit consensuel des enseignes pirates

vrai de l’humilité qui choisit l’humanisme à la fortune

Ainsi peins-je comme Zarathoustra, dit Niala…

Niala-Loisobleu.

27 Novembre 2022

« CONCOCTION LUNAIRE » – NIALA 2022 – ACRYLIQUE S/TOILE 73X60


« CONCOCTION LUNAIRE »

NIALA 2022

ACRYLIQUE S/TOILE 73X60

Apeurer les oiseaux noirs de longs frappements dans les mains

coquelicots libérés dans les blés

l’anémone rendue à la mer

la renoncule cette belle fleur charnue symbole de la séduction allant de l’attraction timide du rose à l’attirance charnelle boostée par le rouge

capable de mettre la tête dans le saut de deux seins acrobates

aux tressaillements du ventre offrant l’entrée chaude

breuvage concocté par la lune plus imaginative qu’un jour sans

et laisser couler dans la rainure des vertèbres.

Niala-Loisobleu .

27 Novembre 2022