
BEBEL ? LA VIE !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

BEBEL ? LA VIE !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

NIDS-DE-POULES
Dans les volets que t’as ouverts j’arrive pour prendre la route allant vers
Bouge pas ton derrière que je m’accroche d’abord
Après tu n’auras qu’à suivre la traverse à chacun son tour
Putain de route où le cas ô est si mal balisé que même en ligne droite on peut aller au fossé
Plus on penche et moins ça demeure roulable
r’heusement que ma pugnacité sert d’essuie-glaces ça permet de cueillir les quelques fruits qu’on a fait mûrir
De la guitare qu’on fait vomir roule ma poule nous v’là rendus à la fourche
faut toujours bien choisir
avant qu’arrive un taliban qui te ferait tout disparaître dans le noir comme le genre qui nuit
la Victoire de ces ânes est mal Vénus
impressionne-moi Ma telle que la nature t’a créée
Niala-Loisobleu – 6 Septembre 2021

Il existe pourtant des pommes et des oranges
Cézanne tenant d’une seule main
toute l’amplitude féconde de la terre
la belle vigueur des fruits
Je ne connais pas tous les fruits par cœur
ni la chaleur bienfaisante des fruits sur un drap blanc
Mais des hôpitaux n’en finissent plus
des usines n’en finissent plus
des files d’attente dans le gel n’en finissent plus
des plages tournées en marécages n’en finissent plus
J’en ai connu qui souffraient à perdre haleine
n’en finissent plus de mourir
en écoutant la voix d’un violon ou celle d’un corbeau
ou celle des érables en avril
N’en finissent plus d’atteindre des rivières en eux
qui défilent charriant des banquises de lumière
des lambeaux de saisons ils ont tant de rêves
Mais les barrières les antichambres n’en finissent plus
Les tortures les cancers n’en finissent plus
les hommes qui luttent dans les mines
aux souches de leur peuple
que l’on fusille à bout portant en sautillant de fureur
n’en finissent plus
de rêver couleur d’orange
Des femmes n’en finissent plus de coudre des hommes
et des hommes de se verser à boire
Pourtant malgré les rides multipliées du monde
malgré les exils multipliés
les blessures répétées
dans l’aveuglement des pierres
je piège encore le son des vagues
la paix des oranges
Doucement Cézanne se réclame de la souffrance du sol
de sa construction
et tout l’été dynamique s’en vient m’éveiller
s’en vient doucement éperdument me léguer ses fruits.
Marie Uguay


Crépuscule, versatile architecte pulsatile,
Oeuvre fenêtre!
Et tables pour les âmes en famine!
Peintre des joies, des tendresses et des ombres,
Parle! divine résonance, intime et sauvage,
Coule! des baisers, sur les ponts frémissants,
Creuse ta couchette, dans la terre brune!
Voyage!
De tes dicts,
Vague
les écumes!
Rusu Mirela

DU GRAVIER DE MA POCHE
Par la porte
entre baillées
un mètre d’air
sème du gravier
Le chat est parti du toit baguenauder avec le chien
et l’écurie vide de chaleur aux bats-flancs laisse le cheval sauter par derrière
les encombrements des routes dominicales
Libre la pensée se déplace en stop aux questions subsidiaires
Niala-Loisobleu – 5 Septembre 2021

… Ici et maintenant, une femme se branle ouvre un conen dents de scie vagina dentada tropical aux senteurs de
cantal jeune
(c’est elle qui parle en humant ses doigts) ni le savon de
mer ni l’algue poivrée ni…
le(s) doigt(s) préféré(s) à frénésie en pleine
nature ce bas pli parallèle au pli de l’aine faille aînée
qui sève
d’être vue…

EN D’AUTRES THERMES
Déjà se sentant venir de loin une certaine chaleur
Tâte le terrain
Oiseaux qui s’ébrouent
Le bac vidé du sable laisse monter l’eau
A seaux
Nonobstant
Elle dit je vais au jardin
Et puits et puits…
Embruns
C’est plus clair
Les rides de l’eau clament une jeunesse qui tend plus que la peau
Concerto à plus de quatre-mains
L’estuaire au piano aqueux a bon do
Niala-Loisobleu – 5 Septembre 2021


La main tout doucement, se pose sur un genou,
Elle reste là, figée, n’ose pas d’avantage,
Se permettre autre chose serait un rêve fou,
Pourtant tant de trésors et tant d’autres rivages.
Et voilà que la main se permet une avance,
Elle doit se sentir bien car s’arrête à nouveau,
L’endroit est doux et chaud et mérite une danse,
Une cuisse qui vibre, rien ne sera plus beau.
Mais pourtant sans attendre elle remonte un peu plus,
Sous la jupe à présent la voici qui découvre,
Comme un léger barrage en un bout de tissus,
Sans frapper à la porte la voilà qui l’entrouvre.
La main a dû trouver là sa destination,
Car elle ne bouge plus de cet endroit divin,
Et voilà qu’elle s’endort dans un léger frisson,
Rêvant à d’autres lieux, et à d’autres câlins.

Brouillard au réveil qu’un manque de retour place à la vigie pompant le lointain
Croire ce qui n’existe pas suborne l’attrait à en venir au tatouage
pourtant fausse-vérité qui abuse du corps comme une vitrine de bétail
bleu du cru mis à l’étal du boucher
Non il faut du silence pour le cri
l’orgie solitaire sacre ce que le bavardage profane
Jetant l’encre du poignet incisé en tradition gitane le mariage écarte l’amour fait que dans le noir
il fait sortir les cordes de sous la peau l
le spasme est preignant
l’agnostique extase n’est pas
Vois ces yeux-là
ils appuient la réalité dans sa complétude
plus besoin de maîtres chanteurs pour dire la messe le jouir de l’harmonium certifie mieux que les grandes-orgues
Niala-Loisobleu – 4 Septembre 2021

TANGO NOCTURNE DE L’ENCRE A DESSEIN
Cernes de quelques heures, l’escalier est sans fin
monte comme descend l’amer
à la vague du clair-obscur va la fumée des cierges
des tambours que la cire dans les oreilles éteint
Au bout du dessein l’encre chine un amour en sampan au marché-flottant
La voie rauque le long des murs où les chiens pissent dans le tremblement du chemin
A la pêche
lamparo qui chercherche
la main est détournée par les sirènes qui médusent
Il y a dans le cru de mon sexe raide un millésime où le fruit rouge domine l’amande honorable
en corps du tant bourre
les fauves vont au point d’eau
Toi qui des abeilles est seule à garder la vérité de mon dessin
je t’invite à denser
avec la boule de tes seins derviches jusqu’au bas du dos fendu
tango tant go
Niala-Loisobleu – 3 Septembre 2021
Tango notturno (je pensais à toi)
J’ai pensé à toi,
que le Tango Notturno
entre le soir et le matin
retentit de loin.
Le cœur de Meinz s’est réveillé
parce que le Tango Notturno
un client d’appel d’offres
Ton amour m’a chanté.
Que tu es mon destin
je me suis senti très chanceux
que dans les heures solitaires
J’ai pleuré de joie.
J’ai pensé à toi,
que le Tango Notturno
avec la magie des tons
nos cœurs unis.
Qu’est-ce que l’amour est vraiment ;
Je pourrais vous le dire ;
car je les connais très bien.
je sais qu’elle est belle
et sait combien ça fait mal.
J’ai embrassé un homme
et puis je l’ai oublié
parce que quelqu’un d’autre me désire
jusqu’au hasard
m’a apporté le bon homme.
J’ai pensé à toi,
que le Tango Notturno
entre le soir et le matin
retentit de loin.
Que tu es mon destin
je me sentais plein de bonheur
et dans les heures solitaires
J’ai pleuré de joie.
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