La vérité du drame est dans ce pur espace qui règne entre la stance heureuse et l'abîme qu'elle côtoie : cet inapaisement total, ou cette ambiguïté suprême. Saint-john Perse
Passant la limite du Club Mickey, j’arrivais au bord de ma mer, le drapeau pour la baignade hésitant à voter
Une grosse chose informe brandissait sa psyché à la sortie du virage , je reconnus une Gorgone sur la route de son casse-croûte, tas mou recouvrant toute identification. Le truc à éviter
De la case prison proposée sous-couvert de remise de peine, l’amnistie allait trop au tatouage pour que je m’aventure dans cette addiction décadente
Je t’ai pas mise en case, le marché aux oiseaux ne sortant pas d’un coup de dé comme un chemin à prendre
J’ai rentré dans le couloir de ta classe y mettre une buissonnière avec la chanson de Mireille sur la meule de foin
Ce temps de merde a changé de tête d’un seul coup
Les enfants réunis en Conseil ont voté pour le renvoi des parents en réfection de fond.
Oh, s’il te plaît, reparle-moi de ces hôtels Où nous aurions pu aller tous deux hors saison Vacances studieuses, plage des Demoiselles, Reparle-moi de ce passé, nous y serons
Des formes figées sous le kiosque, le quatuor Dans ce parc où un astrolabe fut perdu Sur le violon du cap, l’archet du vent du nord Des drapeaux pendant comme des amours déçues
Terrasses vides, gravillons blancs, tourbillons Une ondée, on s’ennuie, tu as garni un vase Tourne les pages du passé sans jours, sans phrases Contre le futur, enfant triste, mets ton front
Tu y voyais des coeurs appareillant aux nues Tu y voyais danser d’anciennes demoiselles A quoi tu rêves, avec ta belle âme en dentelle? Nous y errions, puis ce souvenir s’est perdu
Comme effacé sur l’aquarelle l’espérance, Elle, demeure à tout jamais, ne parlons pas Je vois une villa isolée sur la Rance Et toi, dans les soirs qui reviennent sur tes pas
Je suis seul dans la rue et je chante pour moi Je suis seul dans ma peau et je pleure pour rien I’m a poor lonesome piéton A long way from my maison Je me plie au poids des paresses Je me fie à mes pas perdus Qui vont toujours toujours ailleurs I’m a poor lonesome piéton A long way from my maison Je suis seul dans la ville Et c’est encore de moi Qu’il faut que je m’ne aille Je sauterai de ma vie Comme d’un train en marche I’m a poor lonesome piéton A long way from my maison « There was never a man like my Johnny Like the one they call: Johnny Guitar… »
En tenant le chemin au plus serré de leurs cornes qu’elles enrobent de leur peau aux rousseurs d’automne, les meuhs mettent aux ballants des pis lourds de quoi plus que tiédir la baratte dans ce climat frileux
Le clocher se met au pas de l’heur complice
Les poules attendent leur tour sans cacher leur acquiescement au coq, d’ailleurs à l’ouverture du poulailler la fermière n’avait pas de jambe de bois dans l’éclat de l’oeil
Chienlit du moment scolaire incontournable
A la sortie du conseil d’élèves l’oiseau, la godille en main, faisait le bac pour rendre le passage plus gué
Soleil interlude
L’atelier a laissé la parole au chevalet
Mes doigts autour des fesses de la toile tiennent en selle le musc sauvage qui fait tonsure à la clairière.
Je pourrais mettre la radio Mais faudrait qu’j’aille à la cuisine Et je ferais pas la vaisselle Je penserais à elle Ou j’aurais de la rancoeur Je voudrais lui parler Elle sera pas là et je trouverais pas mes mots J’lui écrirais qu’j’ai mal au dos Alors que c’est au coeur
On ne s’en va pas On a dit je t’aime on reste On pense à oublier sa veste On oublie de penser au reste On retourne à l’enfant Qui redescend le temps Qui passe qui passe et pourtant On ne s’en va pas
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