La langue à la vitre


La langue à la vitre

Le vent qui cogne la pluie sur le balcon me tient derrière la vitre la langue à retrouver le soleil

passé le contact froid le goût en revenant transpose ce qui bouge dans l’herbe humide

amenant le ventre à ouvrir un matin bleu en plein après-midi en décroisant la cuisse et voir le haut du bas de la femme qui dans l’atelier parle à l’abeille tenant la fleur sous son parapluie

La vie trébuche en rencontres opposables

la dernière se balance comme la règnée à sa toile, tisserande genre Bayeux

plus accrochée qu’un humanisme volatile en se rusant du ménage arracheur de pages employé à la surface, le fond symbolique de la poésie cultivé en dehors du désert

A l’entrée du jardin l’obélisque face au grand bassin garde son mystère dans la pérennité du hiéroglyphe. tuilerie en chauffe à côté du théâtre de verdure, qui l’a peinte plus verte qu’un bronze de Maillol, le cerceau double le bateau de papier en l’envoyant rejoindre le rire des enfants à Guignol

Le matin perce…

Niala-Loisobleu – 8 Avril 2022

ENTRE TIEN EMOI 132


ENTRE TIEN EMOI 132

Au gris du ciel l’ocre des tuiles tend son feu

où la clarté du phénix tire la chevillette de la clef zygomatique

goût de peau que la bretelle laisse monter à la chute élastique de raideurs défaites

l’aine en son pli ourlé d’herbe et de soie que la rosée fait frissonner se teinte du bleu des matins où qu’il pleuve, neige ou vente la mer est navigable

et le tapis de l’atelier bourdonnant comme ruche

Le vert mit au fruit en gestation cligne de l’oeil au soleil

c’est à peindre show.

Niala-Loisobleu – 6 Avril 2022

MERLIN ET LA VIEILLE FEMME PAR GUILLAUME APOLLINAIRE


MERLIN ET LA VIEILLE FEMME PAR GUILLAUME APOLLINAIRE

Le soleil ce jour-là s’étalait comme un ventre

Maternel qui saignait lentement sur le ciel

La lumière est ma mère ô lumière sanglante

Les nuages coulaient comme un flux menstruel

Au carrefour où nulle fleur sinon la rose
Des vents mais sans épine n’a fleuri l’hiver
Merlin

guettait la vie et l’éternelle cause
Qui fait mourir et puis renaître l’univers

Une vieille sur une mule à chape verte
S’en vint suivant la berge du fleuve en aval
Et l’antique
Merlin dans la plaine déserte
Se frappait la poitrine en s’écriant
Rival

O mon être glacé dont le destin m’accable
Dont ce soleil de chair grelotte veux-tu voir
Ma
Mémoire venir et m’aimer ma semblable
Et quel fils malheureux et beau je veux avoir

Son geste fit crouler l’orgueil des cataclysmes
Le soleil en dansant remuait son nombril
Et soudain le printemps d’amour et d’héroïsme
Amena par la main un jeune jour d’avril

Les voies qui viennent de l’ouest étaient couvertes
D’ossements d’herbes drues de destins et de fleurs
Des monuments tremblants près des charognes vertes
Quand les vents apportaient des poils et des malheurs

Laissant sa mule à petits pas s’en vint l’amante

A petits coups le vent défripait ses atours

Puis les pâles amants joignant leurs mains démentes

L’entrelacs de leurs doigts fut leur seul laps d’amour

Elle balla mimant un rythme d’existence
Criant
Depuis cent ans j’espérais ton appel
Les astres de ta vie influaient sur ma danse
Morgane regardait du haut du mont
Gibel

Ah! qu’il fait doux danser quand pour vous se déclare
Un mirage où tout chante et que les vents d’horreur
Feignent d’être le rire de la lune hilare
Et d’effrayer les fantômes avant-coureurs

J’ai fait des gestes blancs parmi les solitudes
Des lémures couraient peupler les cauchemars
Mes tournoiements exprimaient les béatitudes
Qui toutes ne sont rien qu’un pur effet de l’Art

Je n’ai jamais cueilli que la fleur d’aubépine
Aux printemps finissants qui voulaient défleurir
Quand les oiseaux de proie proclamaient leurs rapines
D’agneaux mort-nés et d’enfants-dieux qui vont mourir

Et j’ai vieilli vois-tu pendant ta vie je danse
Mais j’eusse été tôt lasse et l’aubépine en fleurs
Cet avril aurait eu la pauvre confidence
D’un corps de vieille morte en mimant la douleur

Et leurs mains s’élevaient comme un vol de colombes
Clarté sur qui la nuit fondit comme un vautour
Puis
Merlin s’en alla vers l’est disant
Qu’il monte
Le fils de la
Mémoire égale de l’Amour

Qu’il monte de la fange ou soit une ombre d’homme
Il sera bien mon fils mon ouvrage immortel
Le front nimbé de feu sur le chemin de
Rome
Il marchera tout seul en regardant le ciel

La dame qui m’attend se nomme
Viviane
Et vienne le printemps des nouvelles douleurs
Couché parmi la marjolaine et les pas-d’âne
Je m’éterniserai sous l’aubépine en fleurs

Guillaume Apollinaire

Poète et fière de l’être par Roger-Yves Roche


Poète et fière de l’être par Roger-Yves Roche

22 mars 2022

« Écrivain, peintre, prostituée », telle est l’épitaphe de Grisélidis Réal (1929-2005), qui vécut telle qu’en elle-même la vie la changea. Ses poèmes, hauts en couleur, sont désormais rassemblés en un seul volume, qu’une biographie admirative de Nancy Huston complète heureusement.


Grisélidis Réal, Chair vive. Poésies complètes. Seghers, 256 p., 17 €

Nancy Huston, Reine du réel. Lettre à Grisélidis Réal. Nil, 176 p., 16 €


On ne naît pas Grisélidis Réal, on le devient. Et comment ! Et comment ? En passant par la case Suisse, une mère, luthérienne à l’excès, le père, magnifique de culture, trop tôt disparu, hélas, le sanatorium à quatorze ans, une « enfance massacrée » dira-t-elle, puis c’est la drogue, la fuite en Allemagne de l’Ouest, les amants dérivants, quatre enfants de trois pères différents (pour combler le manque évoqué plus haut ?), le métier de pute assumé, la peinture essayée, la littérature enfin, les livres sur soi, la reconnaissance, la postérité comme à portée de main.

Chair vive, de Grisélidis Réal : poète et fière de l’être

Grisilédis Réal © Collection particulière / D. R. / Archives littéraires suisses

Tout cela se trouve fort élégamment retracé par Nancy Huston, dans un petit livre-lettre qui tient à la fois de la biographie et de l’exercice d’admiration et qui permet à l’auteure de Tombeau de Romain Gary de plonger corps et âme dans le corps et l’âme d’une lointaine et pourtant proche sœur en existence, féministes griefs compris. Préférant, ô combien on la comprend, le tardif « personnage de Pute au grand cœur et grande gueule » à celle qui, dans ses plus sombres années, prend des coups et en redemande… Et voilà donc que la vie de Grisélidis Réal se trouve dans le même temps continuée par un livre de poèmes, comme une surprise sur le gâteau !

Surprise ? Car, oui, Grisélidis Réal eut un autre métier en plus de ses autres métiers, le plus inattendu peut-être. Et d’ailleurs, pourquoi poète, et pas poétesse ? Parce qu’elle ne se serait sans doute pas posé la question, ou bien parce que le mot n’est pas vraiment beau, ou bien parce qu’il y en a déjà un autre et qu’il est pris, et qu’elle a envie de le prendre à son tour. Et pourquoi métier alors ? il faut peut-être l’entendre comme celui qui sert à tisser : les mots qui viennent de la vie, de sa vie donc, avec autant de hauts que de bas, des aléas en veux-tu en voilà.

Chair vive, de Grisélidis Réal : poète et fière de l’être

Nancy Huston (2007) © Jean-Luc Bertini

Dans ses poèmes, Grisélidis Réal appelle une putain une putain et une passe une passe : « Je te donne mon corps / Pour ton sale argent / Je suis jeune comme un astre et je brille / Tu es vieux et ressembles à une bête ». De même, elle raconte mélancoliquement ses amours tortueuses, sinon torturées, voire tortureuses : « Toi ma grande étoile de mer / Qui fends l’eau calme de mes nuits / Toi ma méduse vagabonde / Errant sur des horizons morts / Toi mon grand poulpe inassouvi / Dont les bras noirs me violentent / Tu bois la pulpe de ma vie ». La prison, elle l’évoque comme on tutoie le silence, la peur : « Le cliquetis des clés / La serrure qui tourne / À travers chaque porte / Un œil nous voit ». Et puis le reste, qui est encore la vie et toujours la poésie : être fière d’être cette Femme, étonnant poème-offrande (« À tous mes Amants, présents et futurs »), être amoureuse derechef (du même et pas du même : « RODWELL / Ton nom bat comme une aile / De phalène brûlée), être désabusée, au bout du rouleau et puis renaissante à nouveau : « Aujourd’hui j’ai le droit de rire et d’être heureuse / Aujourd’hui le temps blesse les branches amoureuses ».

On entend d’ici les puristes et autres défenseurs d’une poésie millimétrée. Poèmes pas assez ceci, pas assez cela. Phrase moindre ou de trop grande envergure, ampoulée aux entournures. Mais si ce n’est pas de la poésie, qu’est-ce que c’est alors ? Du sang, du miel, de la rosée et de l’alcool. Tous mots qui appartiennent à un poème de Grisélidis Réal comme ils appartiennent à la symphonie d’un monde qu’elle tente de mettre au jour. Son monde à elle.

Car nul doute que ces poèmes sont des lettres cachetées-décachetées. On y lit le cœur de Grisélidis Réal à nu, comme on voit à qui elle s’adresse (magnifique poème « Les prisonnières » dédié « À toutes celles qui sont enfermées »). Elle ne parle pas d’elle, elle parle depuis elle, aux autres, pour les autres : « Oh taisez-vous, tendez vos mains / À travers les murs épais – / Et qu’un cœur mourant batte / Et c’est toujours le même / Car tout nous est commun. » Oserait-on le terme de poésie militante ? Oui, si l’on veut bien entendre la chose dans sa racine même : qui se bat, les armes à la main, jamais au grand jamais déposées.

Chair vive, de Grisélidis Réal : poète et fière de l’être

Nancy Huston © Jean-Luc Bertini

À un moment, au début des années 1970 et pour longtemps, la source se tarit, Grisélidis n’écrit plus de poèmes ou presque. La mort de sa mère, le plus violent des amants rencontrés, la décision de rejoindre la lutte des prostituées en France y sont sans doute pour quelque chose. Nancy Huston parle à cet égard d’un « hiatus total ». À la merveilleuse et térébrante exception de cet « Adieu à un chat défunt », portrait d’amoureux, « Moitié clochard, moitié voyou », autoportrait d’amoureuse : « Salut vieux frère / Nul ne saura où reposent tes cendres / Si tu te fais les griffes en Enfer… » Le lecteur la pleure, déjà.

Pourtant, les poèmes de la fin sont peut-être les plus touchants, parce que les plus vibrants, les plus vivants, et en même temps les plus au bord de la mort. Grisélidis Réal ne se dérobe pas, plusieurs dernières fois. Regarde en arrière : « Ma vie s’est déroulée / Comme un long serpent noir / Aux écailles d’argent ». Regarde devant elle, droit devant : « Dansez tubulaires dansez / Votre ballet de cortisone / Sur le ciel jaune de l’hiver / À deux mètres et plus de hauteur ». C’est « l’ombre funeste du cancer » qui guette, gagne du terrain. Mais pas encore, pas tout à fait. La poésie a son dernier mot à dire, la poète avec elle, ses couleurs qu’elle trimballe, son bouquet d’adieu : « Hortensias au sang bleu, roses échevelées / Chardons porteurs d’épines aux lames meurtrières / Dahlias pourpres, Œillets blancs, giroflées d’or brûlée ciel / Tournesols lourds de graines défiant le soleil / Qu’on laisse sur ma tombe une vasque de pierre / où les oiseaux viendront boire dans la lumière / Une eau si pure qu’elle aura le bleu du ciel ». Reste un ultime « Pas de deux » : « Regarder la mort / Les yeux dans les yeux / … Laissez-nous encore / Un dernier instant / Caresser la vie / Vêtue de son double : / SA DERNIERE MUE ».  Saurait-on mourir mieux ?


On peut, pour compléter ces deux lectures, se rendre sur le pense-bête d’Yves Pagès, écrivain, ami et éditeur de Grisélidis Réal aux éditions Verticales. On y trouvera moult photographies, lettres et autres documents la concernant.

Source En attendant Nadeau

TENIR SA BRANCHE A SOIE


TENIR SA BRANCHE A SOIE

L’herbe d’un bout d’église de Bretagne, au versant de la colline qui s’est rentrée l’odeur de tes cheveux à la place du confessionnal

Il faut tendre l’oreille pour écouter ton aisselle, mais j’aime passer ta peau au travers des murs

Les pas étouffés des heures d’attente

Gémissements du caniveau quand je glisse sous le pont

Plaisir d’amour que Juliette de sa voix chaude sort du placard

des sons qui franchissent le gel actuel comme pour accompagner les victimes de Boutcha d’une pensée en sachant que c’est pas comme une fleur qu’on accroche aux misères de la star en vogue sur internet

Générer du courant à la rivière pour la laver du linge sale

Je t’aime comme la mélopée qui franchit les frontières sans s’ouvrir à la douane

Et s’écoute

Comme on suit la crotte du lapin sur la piste qui mène à la mer

Te plonger dedans rien que pour moi

Plaisir des sens bien enfoncé.

Niala-Loisobleu – 4 Avril 2022

CE FRUIT QUE TIENT SA FLEUR


CE FRUIT QUE TIENT SA FLEUR

Ici le chant s’étire dans les cailloux laissés après le départ de la rivière, là un noyau laissé après un nuage a roulé par l’aqueux dans la pluie sentinelle

Loin derrière resté sans un mot en plein bataclan le mystère tient son secret

La chaise de Vincent n’a jamais perdu de paille durant l’isoloir de l’asile

l’encre des iris a animée les tournesols

les arbres ont transpercés le froid du sol, d’un coup de burin dans la pierre qui donnera un peu plus tard la vague à Camille dans une force douloureuse d’ex-voto, un écho de cathédrale entre les deux colonnes de la petite chapelle

cri sans nom autre qu’AMOUR porté par la douleur transcendée

Un chevalet, un pupitre

une plume, un couteau

un papier, un bleu

ces fils de l’haleine qui ignorent le mou ton à l’usage du métier

A travers le mouvement perpétuel l’amour se relaie sans penser finir l’Odyssée

les enfants apprendront la goutte qui porte l’eau à l’ardoise en puisant hors de l’école à la noria de leur professeur.

Niala-Loisobleu – 4 Avril 2022

LA CARAVANE


LA CARAVANE

Angle Bonaparte et Malaquais sur la piste va s’ouvrir l’arène de mon destin

Les leçons de Georges Rouault, mon Maître, rentrées dans la boîte à couleurs apprises sortent de l’écurie, la route choisie s’est tenue loin des regrets

Marthe et René ont jalonnés de gratitude l’absence de parapet de ma mère, la pointe d’ail de mon père frottée sur la tartine du regard orienté au Sud a défini le beau

mes jambes arrivent à la porte vertébrale d’un temps qui piétonne

Cette guerre qui s’éloigne du juste terme cède la place à la pénurie de fruit de l’olivier pour montrer l’intérêt qu’elle porte à l’égocentrisme ambiant

je vais mettre mon dernier en vitrine pour me satisfaire, histoire d’afficher pour moi-même un plaisir personnel en sauvegarde à la place

Le dos raide et l’oeil trempé dans l’acide, la place que je garde au rire que les clowns sortent de leurs larmes n’est qu’amour pris au sérieux, le rire des enfants n’excuse pas celui indécent des adultes.

Niala-Loisobleu – 2 Avril 2022

« FAITES L’AMOUR, PAS LA GUERRE » – NIALA 2022

LIEU SEIN


LIEU SEIN

Un temps soit peu paumé, redouble à faire le point, pour se rassembler toi émoi

l’été venu alors que le présent n’a point apparu c’est un comble

Ce matin pendant que tu glissais pour aller garder les trois ou quatre moutons que les parents larguent, j’ai eu de telles visions d’effroi, c’est certains zigs-zags font froid dans le dos, au point de remonter le tant comme on enfile un gilet en embarquant

Le couloir dans son coude obscur n’a pas hésité à redresser sa vérité

on peut glisser sur la berme san aller au fossé

Ce dernier tableau que le précédent avait remis dans la bonne palette, a fait de haut les tours périlleux du trapèze, cette guerre comme n’importe quel type d’autre n’est pas de nous

A voler l’oiseau peut croiser l’aigle sans pour autant perdre sa parenté colombe

l’amour c’est NOUS

tu le vois chaque jour

et tu l’écris sans point à la ligne

2018 montre la vérité sur ce qui n’a pas changé d’EPOQUE

alors le cerisier ne pourra qu’avoir des fruits. Il fait froid mais le soleil te ressemble tellement qu’on en voit plein quand on y regarde de près.

Niala-Loisobleu – 1er Avril 2022

DE LA GLISSE


DE LA GLISSE

Dans le désordre climatique les huluberlus eux-mêmes patinent

ceux qui sortent sans arrêt aux nouvelles vont rester longtemps couchés sur le trottoir

vois-tu bien qu’étant la seule à risquer pour faire ton devoir, te savoir revenue près de ton encrier avec du papier et ta plume ferait mon choix

Le corps dans l’haleine du chien et les yeux dans son ronflement au coin du feu

Je te mettrais des fleurs partout où c’est blanc pour colorer la peur de l’étouffement

Le temps que l’inutile finisse sa gourmandise boulimique y reste peu pour dormir et en corps moins pour lui faire plaisir

Alors peindre autre chose qui te fera rire te permettra de voir que sous le tapis extérieur t’as toutes affaires sans besoin d’aller ailleurs

J’ai parlé au cerisier dans la trompe de ses fleurs. Quelques mots chaleureux l’ont maintenu dans son projet de faire des fruits. On verra, je sais que cinq minutes après être entrés chez eux il y a des gens qui voient leur appartement partir d’un coup de canon. Les enfants arrivent même à chercher leurs parents sous la terre et les pierres

La relativité n’a jamais été aussi présente

Pense à ça et enfile ta langue dans le bleu de mon tableau. Je suis sûr que ça sortira tes jambes des bas et du porte-jarretelles.

Niala-Loisobleu – 1er Avril 2022

« FAITES L’AMOUR PAS LA GUERRE »- NIALA 2022 – ACRYLIQUE S/TOILE 61X50


« FAITES L’AMOUR PAS LA GUERRE »

NIALA 2022

ACRYLIQUE S/TOILE 61X50

-Je laisse le monde tel qu’il est faute de pouvoir le refaire

Mais je peux en peindre le concept de paix et d’amour que j’en ai

De la pierre extraite l’idée de faire pousser garde au feu de quoi faire sans vouloir tuer

et ne rien raser de ce que la nature a donné

La tuile est d ‘ocre sanguine pour abriter

comme le lit donne rivière à l’eau pour un nouveau-né

Du printemps la mer se resale

les fleurs fruitent les vergers et autour des arbres l’herbe met son vers où habiter

Chante ma palette pour le temps qui me reste

afin d’accompagner la suite au delà

De l’Est vient le soleil, n’en prive pas l’Ukraine

déménage juste le tsar rouge de son trône

Niala-Loisobleu.

31 Mars 2022