TABLE D’OTE


TABLE D’OTE

Quand au menu un temps gris s’est chargé à votre insu

sans attendre

planter un arbre dans son désert

et dresser tout ce qui hisse en cocagne

Du fond de leur attente surgiront mésanges, rouges-queues, rossignols, échassiers, cigognes et oies sauvages + canards en file à la remorque sur cette part de vie à ne rien perdre

La gueuse aime le mélo, à la battue sortons les femmes pour un déjeuner sur l’herbe

Et quand le dessert fera les enfants comme un bio ignore, les petits cris feront le grand-écart pour faire place à Ferré en EXTRA, histoire de ne pas se laisser emporter ses capacités à faire soi-même ce qu’on vous refuse sous prétexte de…

Niala-Loisobleu – 2 Février 2022

Le fond du cageot


Le fond du cageot

Tout au bord du trottoir, l’image dépasse le miroir, l’esprit de corps ne retouche pas le rimmel

la plante verte que tu es quand elle tressaille est en taille avec la mienne par le transfert naturel de sève

Un oiseau boit dans le repli de la feuille sur laquelle tu as écris au moment même où du vent de passage l’indifférence se plaint de sécheresse

Nous parlions juste avec nos mains passantes sans rien d’autre que taire la vue chez la voisine quand le chien est rentré trempé de soleil

ça t’a fait ouvrir les tiroirs pour relire les lettres dans ta lingerie, là où ta plus forte fragrance résiste aux lessives

Une dame-jeanne passant par le chais s’est remplie de paille pour bouchonner un galop menant aux Haras Nationaux

La première couche de derme était franchie, j’ai poussé à la découverte de la racine des poils, j’étais au coeur de l’orgasme , la vie avait sauté les barrières.

Niala-Loisobleu – 2 F2VRIER 2022

« CACHE-CACHE » – NIALA 2022 – ACRYLIQUE SOUS/VERRE 40X50


« CACHE-CACHE »

NIALA 2022

ACRYLIQUE SOUS/VERRE 40X50

(Oeuvre exposée dans l’Atelier  » Le Jardin de Niala

à 16100 Boutiers-St-Trojan)

Conte appuyé contre le tronc

jusqu’au sang

de leur trou on entend rire un couple de lapins

devant un long fleuve tranquille au déjanté des pavés

l’histoire se barricade

dehors il se fait froid pour évider du sureau

pas d’en vie de pipeau

Niala-Loisobleu – 1er Février 2022

QUELQUES PAS PLUS PRES


QUELQUES PAS PLUS PRES

Les chevaux lâchés renversent la scène de l’acte de confusion, la question en recevant sa réponse écarte le flou de l’existence, le dieux foutent la paix en se voyant ôter le marteau de la porte

Les cuillères en bois pour le roux ont trouvé dans le beurre leur tango en pari. On sait jusqu’où on peut entrer sans ramener Poutine dans l’ambigüe de la case frontalière

A la manière dont ça rissole, le champignon décalotté suit la piste comme un vétéran de la Conquête de l’Ouest. Cette époque où le rêve américain pouvait contenir un sens eu égard au tôt t’aime

Les oniriques recettes cannibales en se foutant des étoiles du Michelin mènent au nirvana ce qui est loin du suicidaire combat de chefs

Ö Maxim’s appelle-toi un fiacre et réintègre Ibiza cahin-caha , l’hippie pipi ça date,, l’ânée folle ressuscite en Variant sa position par Omigron, changement de ligne, grâce à l’inscription au programme du kama-sutra, l’offrande en direct du Gange. Quand l’indien bande, aux temples la pierre en témoigne

Je préfère l’en-sang, c’est plus sûr que l’hilarant des bleubites non-initiés par la foi d’une morue pleine de coeur

Les tant changent, je reste accroché à mon ballon dirigeable, dressé à flairer les turbulences

Quelque chose me dit qu’à partir des recettes de Tante-Jeanne on peut s’éviter l’intox des addictions qui tournent au développement MST plus qu’à l’orgasme de l’intromission de départ

Mes jarres restent le meilleur des gardiennes, quand tu partiras leur peau ne sera pas vide.

Niala-Loisobleu – 31 Janvier 2022

Léo Ferré – C’est Extra


Léo Ferré – C’est Extra

Une robe de cuir comme un fuseau
Qu’aurait du chien sans l’faire exprès
Et dedans comme un matelot
Une fille qui tangue un air anglais
C’est extra
Un moody blues qui chante la nuit
Comme un satin de blanc d’marié
Et dans le port de cette nuit
Une fille qui tangue et vient mouiller

C’est extra
C’est extra
C’est extra
C’est extraDes cheveux qui tombent comme le soir
Et d’la musique en bas des reins
Ce jazz qui d’jazze dans le noir
Et ce mal qui nous fait du bien
C’est extra
Ces mains qui jouent de l’arc-en-ciel
Sur la guitare de la vie
Et puis ces cris qui montent au ciel
Comme une cigarette qui brille

C’est extra
C’est extra
C’est extra
C’est extra

Ces bas qui tiennent hauts perchés
Comme les cordes d’un violon
Et cette chair que vient troubler
L’archet qui coule ma chanson
C’est extra
Et sous le voile à peine clos
Cette touffe de noir jésus
Qui ruisselle dans son berceau
Comme un nageur qu’on attend plusC’est extra
C’est extra
C’est extra
C’est extraUne robe de cuir comme un oubli
Qu’aurait du chien sans l’faire exprès
Et dedans comme un matin gris
Une fille qui tangue et qui se tait
C’est extra
Les moody blues qui s’en balancent
Cet ampli qui n’veut plus rien dire
Et dans la musique du silence
Une fille qui tangue et vient mourir

C’est extra
C’est extra
C’est extra
C’est extra

Es extra
Leo Ferre
Un vestido de cuero como un huso
¿Qué haría un perro sin hacerlo a propósito?
Y por dentro como un marinero
Una chica lanzando una melodía inglesa.
Es extra
Un blues malhumorado que canta en la noche
Como un satén blanco nupcial
Y en el puerto de esta noche
Una chica que lanza y viene mojada
Es extra
Es extra
Es extra
Es extra
Cabello que cae como la tarde
Y música en el fondo de los riñones
Este jazz que jazzea en la oscuridad
Y este mal que nos hace buenos
Es extra
Estas manos que tocan el arcoiris
En la guitarra de la vida
Y luego estos gritos que suben al cielo
Como un cigarrillo que brilla
Es extra
Es extra
Es extra
Es extra
Estas medias que aguantan alto
Como las cuerdas de un violín
Y esta carne que viene a turbar
El arco que fluye mi canción
Es extra
Y bajo el velo apenas cerrado
Este penacho de jesus negro
que brota en su cuna
Como un nadador que esperamos más
Es extra
Es extra
Es extra
Es extra
Un vestido de cuero como un descuido
¿Qué haría un perro sin hacerlo a propósito?
Y por dentro como una mañana gris
Una chica que lanza y que calla
Es extra
El blues malhumorado que no les importa
Este amplificador que ya no significa nada
Y en la música del silencio
Una niña que lanza y viene a morir
Es extra
Es extra
Es extra
Es extra

LES BAVARDAGES D’UN PEU CAUSEUX 27


LES BAVARDAGES D’UN PEU CAUSEUX 27

A part le brouillard qui règne sur le monde et tout autour de la maison, tout s’éclaircit de plus en plus. Les acariens de l’échange sont partis des mots-quête. Certes il faut faire avec les ignorances numériques pour parvenir au meilleur du repas. Un verre de bord d’ô aide à gagner le canapé du digestif avec un chocolat sans avoir recours à l’intelligence artificielle

Les dernières mises au point avec annulation des Récollets ont permis aux jambes de trouver une excellente nuit de repos qui leur a permis de revoir l’accrochage du côté de La Chaume

Comme vous pouvez le voir sur l’illustration, je m’ai maintenant à gauche du clavier…mon meilleur côté

Bien que le Président ramasse tout ce qui peut lui apporter profit pour se faire réélire, il n’y aura de changement qu’en pire, ce qui fait que de mon côté je travaille davantage pour trouver le bonheur propre à me permettre de vivre en aimant et en partage

Et si je suis très confiant des dispositions prises c’est qu’il s’agit vraiment de retrouver la santé

L’idée de faire une expo pique-nique dans le jardin, l’atelier et La Chaume au printemps, à cet égard est vraiment porteuse

Le pouvoir créatif apporté par la joie que le coeur trouve en partage génère du bleu sans besoin de petites pilules

Comme enfant la purge des vers qu’on nous faisait prendre au printemps lave mieux qu’une promesse menteuse qui empire au lieux de guérir. L’intestin sans transit c’est l’occlusion, disait Marthe, mon ange-gardien.

Niala-Loisobleu – 29 Janvier 2022

Jacques Bertin – Ma vie, mon œuvre lyrics

Je n’ai pas su partir au loin Convoquant les ports et les îles Brisant les lignes du destin Comme un joueur d’osselets malin Bousculant la donne et les villes Je n’ai pas été l’homme-oiseau Régnant sur la côte dalmate Ni Protecteur des pays Baltes Avec son sceptre de roseau Il étend son bras jusqu’à Malte Au Vidame des ponts, à Pise Avant de le tuer comme un chien Il a racheté sept putains Qui viennent manger dans sa main Et l’aiment et qui le lui disent Ses pirogues sont sur l’Ogooué Chargées de son camphre et son miel Le roi du Soudan amadoué Lui paye des plantes d’arbre à sel Avec deux cents chevaux de selle Il conquiert les Pays du Livre Avec quatre cents cavaliers – Mon manteau pourpre les rend ivres : Livre ton âme et ta monnaie Remercie Dieu qui te délivre ! J’ai menti plus qu’on ne peut dire J’ ai vendu des années durant De faux ciboires en fer blanc Disant la messe en allemand Pour de faux moines durs à cuire Piroguiers descendant l’Ogooué Qui donc gémit dans ces barils? – Des âmes d’enfants étouffés Des pierres bleues du dieu Avril Des larmes gemmes pour les îles J’ai sauvé les couvents de Bâle Cernés par les Teutons haineux Ils voulaient la peau des moniales Ces démons se battaient mieux qu’eux – La supérieure fut triviale J’ai parcouru l’ancienne Épire Fuyant l’Europe et ma moitié Suivi d’un mamelück d’empire Et deux femmes qui me battaient – Battez-moi, mon ancienne est pire… D’un ministre l’épouse en fuite Blanche et gra**e et toujours très nue Serait-ce cela qui m’excite : Des ministres la vertu ? Iconoclastie tu m’habites ! orage au ciel chargé Je te soudoie et on se monte Certaines fois le vent se lève Pour la migration des regards « Maîtresse, rentrons, il est tard » – J’aime ce léger désespoir Qui donne son parfum aux rêves Certaines fois je crois en l ‘Homme Tu me convaincs et tu m’absous Par le rire et l’amour. En somme La foi y est cachée dessous Je crois au monde ou c’est tout comme Et tu es toute ma frontière On y pa**e en fraude un baiser Un de plus et la vie entière J’affrête pour appareiller Ma pirogue sur l ‘oreiller

Jacques Bertin

Jacques Bertin – Je sonne chez-vous


Jacques Bertin – Je Sonne Chez Vous


Je sonne chez vous, les mains vides
Je ne donne rien que mon chant
Je n’en sais pas les premiers mots ni la musique
Mais entendez
Cette respiration qui est la mienne
Roulée en boule et sur elle retient son chant
Je ne donne que l’amitié dans le bol cassé de la tête
Comme ce chien dans le regard des hommes qui vivait

Heureux celui qui me reçoit dans sa maison
Et de sa main il caresse sa femme
Et les draps sont pliés dans l’armoire à la place des draps
Et l’heure à la place de l’heure
Mais le rire de ton enfant il ressemble à la craie
Et toute chose a l’élan mort des pierres
Je ne donne rien que mon chant mort et qui s’étonne des morts

Jacques Bertin – Tocando la campana

Estoy tocando tu timbre con las manos vacías
No doy nada más que mi canción
No sé las primeras palabras ni la música.
pero escucha
Este aliento que es mío
Enrollado en un ovillo y sobre él sostiene su canto
Solo doy amistad en el cuenco roto de la cabeza
Como ese perro a los ojos de los hombres que vivieron

Dichoso el que me recibe en su casa
Y con la mano acaricia a su mujer
Y las sábanas están dobladas en el armario en lugar de las sábanas
Y tiempo en lugar de tiempo
Pero la risa de tu hijo parece tiza
Y todo tiene el ímpetu muerto de las piedras
No doy más que mi canto muerto que se asombra de los muertos

ANNULATION RECOLLETS 2022


ANNULATION RECOLLETS 2022

Puisque le coeur tient

ce n’est pas annuler

c’est juste reconnaître la faiblesse des jambes pour rester debout

Voilà l’heur pour tout

Continuer à peindre seul compte

l’Atelier a toujours secondé pour exposer

Niala-Loisobleu – 28 Janvier 2022

 PRESQUE EN DEHORS DU CIEL, ANCRE ENTRE DEUX MONTAGNES

Presque en dehors du ciel, ancre entre deux montagnes,
le croissant de la lune.
Tournante, errante nuit, terrassière des yeux,

pour compter les étoiles dans la mare, en morceaux.

Elle est la croix de deuil entre mes sourcils, elle fuit.
Forge de métaux bleus, nuits de lutte cachée,
tourne mon coeur, et c’est un volant fou.
Fille venue de loin, apportée de si loin,
son regard est parfois un éclair sous le ciel.
Incessante complainte et tempête tourbillonnant dans sa furie,
au-dessus de mon coeur passe sans t’arrêter.
Détruis, disperse, emporte, ô vent des sépultures, ta racine assoupie.
De l’autre côté d’elle arrache les grands arbres.
Mais toi, épi, question de fumée, fille claire.
La fille née du vent et des feuilles illuminées.
Par-delà les montagnes nocturnes, lis blanc de l’incendie
je ne peux rien dire! De toute chose elle était faite.

Couteau de l’anxiété qui partagea mon coeur
c’est l’heure de cheminer, sur un chemin sans son sourire.
Tempête, fossoyeur des cloches, trouble et nouvel essor de la tourmente,
Pourquoi la toucher, pourquoi l’attrister maintenant.

Ah! suivre le chemin qui s’éloigne de tout,
que ne fermeront pas la mort, l’hiver, l’angoisse
avec leurs yeux ouverts au coeur de la rosée

Pablo Neruda