AUX ROULIS DE MA FENÊTRE


AUX ROULIS DE MA FENÊTRE

Quittant les bords du lit de la rivière

j’arrive aux écluses de mes cataractes

et mange de ma mémoire ce que je n’arrive plus à penser ce que j’ai pu croire

Tu t’es renversée d’un arc de reins de walkyrie

au silence plus sonore qu’un passage de mur du son

Quand le bleu se déchaîne la libération part dans tous les sens

sans que ça trouble le moins du monde les moissons de regains qui en dépit des jambes tiennent ma main-gauche en soc

Ah labour…

Quelque part dans un coin du monde des grands fauves reviennent aux forêts du début, je ne partirai pas sans en avoir tailler ma pirogue

ni m’avoir versé des menthes dans un vert d’ô gazeuse

D’ocres surgissant le cheval aboie et le chien hennie, des tomates grosses comme un cul rougissent sans honte

l’abricotier colle tout autour de ma branche son écorce de velours humide

je vais jouir dans le capiton de ma cellule

Jamais comme depuis longtemps l’en vie de peindre ce besoin de vie ne m’avait coulé des pores, sans doute suis-je cerné par la mort. Ceux que je n’ai pas réussi à quitter bien que partis me rappellent ce type de stigmates qu’on peut sortir du fond de sa poche-restante

Dire que le feu me monte au moment où la canicule se repointe, c’est ma seule angoisse , je voudrai pas être interdit d’atelier sans pouvoir l’exprimer

Entasser mon oeuvre, toile lune contre l’autre, c’est briser la coque de l’indifférence.

NIALA-LOISOBLEU.

29 Juillet 2022

L’alphabet de la mort – René Guy Cadou


Niala – La Mémoire des Muses 7 – Acrylique s/toile 80×80

L’alphabet de la mort – René Guy Cadou

René Guy Cadou – (1920-1951)

Bruits du coeur (1941)

O mort parle plus bas on pourrait nous entendre
Approche-toi encore et parle avec les doigts
Le geste que tu fais dénoue les liens de cendres
Et ces larmes qui font la force de ma voix

Je te reconnais bien. C’est ton même langage
Les mains que tu croisais sur le front de mon père
Pour toi j’ai délaissé les riches équipages
Et les grands chemins bleus sur le versant des mers.

Nous allons enlacés dans les brumes d’automne
Au fond des rues éteintes où tourne le poignard
Et jusqu’aux étangs noirs où ne viendra personne
O mort pressons le pas le ciel est en retard

C’est à tous les amis que j’offre ma poitrine
A tous ceux qui font l’air et la bonne chaleur
Après ça laissez-moi rouler sous les collines
L’ombre des animaux ne m’a jamais fait peur.

Flamme qui me retiens je souffle ta lumière
Et ces joues colorées qui rallument ma faim
Je glisse lentement. c’est assez douces pierres
Soulevez mes poumons que je respire enfin

Telle tu m’apparais que mon amour figure
Un arbre descendu dans le chaud de l’été
Comme une tentation adorable qui dure
Le temps d’une seconde et d’une éternité

René Guy Cadou


RAMBLAS


ALBIN BRUNOVSKY

RAMBLAS

La guitare pavée au trottoir de mon rêve

saute le caniveau d’une pluie battante en pleine canicule

nous brûlons sans avoir vu d’apparition virginale

des mains claquent

un cheval calèche

la grange a rouvert le grenier à sel

D’une mosaïque que les bancs bleuissent autour de la Sagrada

la ferronnerie des balcons des façades me retient sur le devant de la mer

Hier j’étais sur le point de vieillir

la peau épluchée

quand ce matin tu t’es garée quatre-saisons

djelem-djelem

au coin de ma porte cochère

la blancheur du mime renouant son mouvement à la statue

des pigeons pour piedestal dans l’odeur d’huile qui chauffe

j »ai peint demains nus

bain de palmes

l’art qu’à la rue s’étale à même le sol

brut de coeur.

Niala-Loisobleu – 13 Juillet 2022

A VIE


ODILON REDON – QU’ELLE EST BELLE LA VIE

A VIE

Plus lumineux que la réalité, le symbole garde tout son sens à titre personnel pour corriger sa défection collective

Tant qu’il y a eu des valeurs, j’ai merveilleusement vécu

Aujourd’hui il faut prendre sur soi pour essayer d’équilibrer les carences en grand nombre

Le positif et les compétences tendent à la rendre douloureuse par un abandon des responsabilités

Un pays qui ne vote qu’à moitié ne peut marcher droit

Pire encore quand l’élu qui en sort est sourd et aveugle…

Niala-Loisobleu – 8 Juillet 2022

L’OISEAU AU LENDEMAIN DU LEGS


L’OISEAU AU LENDEMAIN DU LEGS

La barque est prête pour assumer la dernière traversée, le nautonier à reçu les instructions du notaire pour mes dernières volontés

On extraira les flûtes et leurs charmeurs de serpent du panier

en ne gardant que le pur du sentiment, le verger, le chantier naval et son herminette, la forêt et l’Arbre à Médecine, l’Indien et son Amazone et toutes les couleurs ocres de son corps

D’un jardin-flottant l’étendue du lacustre , ses éléphants + la Plaine des Temples et la Baie du Mékong

Passé les Guichets du Louvre, les dames de Mayol, mon tricycle, Guignol et le manège de chevaux de bois

les bateaux de papier du Grand-Bassin des Tuileries

Ma rue de Verneuil sans autre partage que celui d’avec René et Marthe

Puis mon Ecole du Quai Malaquais

Enfin le vivant du dernier amour-mort, incroyable mirage d’un réel bonheur…

Gardez tout je vous donne l’espoir comme seule vérité.

Niala-Loisobleu – 2 Juillet 2022

SOLEIL D’HIVER (La marche à l’Amour – Gaston Miron) PAR JEAN-LOUIS TRINTIGNANT


Tu as les yeux pers des champs de rosées
tu as des yeux d’aventure et d’années-lumière
la douceur du fond des brises au mois de mai
dans les accompagnements de ma vie en friche
avec cette chaleur d’oiseau à ton corps craintif
moi qui suis charpente et beaucoup de fardoches
moi je fonce à vive allure et entêté d’avenir
la tête en bas comme un bison dans son destin
la blancheur des nénuphars s’élève jusqu’à ton cou
pour la conjuration de mes manitous maléfiques
moi qui ai des yeux où ciel et mer s’influencent
pour la réverbération de ta mort lointaine
avec cette tache errante de chevreuil que tu as
tu viendras tout ensoleillée d’existence
la bouche envahie par la fraîcheur des herbes
le corps mûri par les jardins oubliés
où tes seins sont devenus des envoûtements
tu te lèves, tu es l’aube dans mes bras
où tu changes comme les saisons
je te prendrai marcheur d’un pays d’haleine
à bout de misères et à bout de démesures
je veux te faire aimer la vie notre vie
t’aimer fou de racines à feuilles et grave
de jour en jour à travers nuits et gués
de moellons nos vertus silencieuses
je finirai bien par te rencontrer quelque part
bon dieu!
et contre tout ce qui me rend absent et douloureux
par le mince regard qui me reste au fond du froid
j’affirme ô mon amour que tu existes
je corrige notre vie
nous n’irons plus mourir de langueur
à des milles de distance dans nos rêves bourrasques
des filets de sang dans la soif craquelée de nos lèvres
les épaules baignées de vols de mouettes
non
j’irai te chercher nous vivrons sur la terre
la détresse n’est pas incurable qui fait de moi
une épave de dérision, un ballon d’indécence
un pitre aux larmes d’étincelles et de lésions profondes
frappe l’air et le feu de mes soifs
coule-moi dans tes mains de ciel de soie
la tête la première pour ne plus revenir
si ce n’est pour remonter debout à ton flanc
nouveau venu de l’amour du monde
constelle-moi de ton corps de voie lactée
même si j’ai fait de ma vie dans un plongeon
une sorte de marais, une espèce de rage noire
si je fus cabotin, concasseur de désespoir
j’ai quand même idée farouche
de t’aimer pour ta pureté
de t’aimer pour une tendresse que je n’ai pas connue
dans les giboulées d’étoiles de mon ciel
l’éclair s’épanouit dans ma chair
je passe les poings durs au vent
j’ai un coeur de mille chevaux-vapeur
j’ai un coeur comme la flamme d’une chandelle
toi tu as la tête d’abîme douce n’est-ce pas
la nuit de saule dans tes cheveux
un visage enneigé de hasards et de fruits
un regard entretenu de sources cachées
et mille chants d’insectes dans tes veines
et mille pluies de pétales dans tes caresses
tu es mon amour
ma clameur mon bramement
tu es mon amour ma ceinture fléchée d’univers
ma danse carrée des quatre coins d’horizon
le rouet des écheveaux de mon espoir
tu es ma réconciliation batailleuse
mon murmure de jours à mes cils d’abeille
mon eau bleue de fenêtre
dans les hauts vols de buildings
mon amour
de fontaines de haies de ronds-points de fleurs
tu es ma chance ouverte et mon encerclement
à cause de toi
mon courage est un sapin toujours vert
et j’ai du chiendent d’achigan plein l’âme
tu es belle de tout l’avenir épargné
d’une frêle beauté soleilleuse contre l’ombre
ouvre-moi tes bras que j’entre au port
et mon corps d’amoureux viendra rouler
sur les talus du mont Royal
orignal, quand tu brames orignal
coule-moi dans ta plainte osseuse
fais-moi passer tout cabré tout empanaché
dans ton appel et ta détermination
Montréal est grand comme un désordre universel
tu es assise quelque part avec l’ombre et ton coeur
ton regard vient luire sur le sommeil des colombes
fille dont le visage est ma route aux réverbères
quand je plonge dans les nuits de sources
si jamais je te rencontre fille
après les femmes de la soif glacée
je pleurerai te consolerai
de tes jours sans pluies et sans quenouilles
des circonstances de l’amour dénoué
j’allumerai chez toi les phares de la douceur
nous nous reposerons dans la lumière
de toutes les mers en fleurs de manne
puis je jetterai dans ton corps le vent de mon sang
tu seras heureuse fille heureuse
d’être la femme que tu es dans mes bras
le monde entier sera changé en toi et moi
la marche à l’amour s’ébruite en un voilier
de pas voletant par les lacs de portage
mes absolus poings
ah violence de délices et d’aval
j’aime
que j’aime
que tu t’avances
ma ravie
frileuse aux pieds nus sur les frimas de l’aube
par ce temps profus d’épilobes en beauté
sur ces grèves où l’été
pleuvent en longues flammèches les cris des pluviers
harmonica du monde lorsque tu passes et cèdes
ton corps tiède de pruche à mes bras pagayeurs
lorsque nous gisons fleurant la lumière incendiée
et qu’en tangage de moisson ourlée de brises
je me déploie sur ta fraîche chaleur de cigale
je roule en toi
tous les saguenays d’eau noire de ma vie
je fais naître en toi
les frénésies de frayères au fond du coeur d’outaouais
puis le cri de l’engoulevent vient s’abattre dans ta gorge
terre meuble de l’amour ton corps
se soulève en tiges pêle-mêle
je suis au centre du monde tel qu’il gronde en moi
avec la rumeur de mon âme dans tous les coins
je vais jusqu’au bout des comètes de mon sang
haletant
harcelé de néant
et dynamité
de petites apocalypses
les deux mains dans les furies dans les féeries
ô mains
ô poings
comme des cogneurs de folles tendresses

mais que tu m’aimes et si tu m’aimes
s’exhalera le froid natal de mes poumons
le sang tournera ô grand cirque
je sais que tout mon amour
sera retourné comme un jardin détruit
qu’importe je serai toujours si je suis seul
cet homme de lisière à bramer ton nom
éperdument malheureux parmi les pluies de trèfles
mon amour ô ma plainte
de merle-chat dans la nuit buissonneuse
ô fou feu froid de la neige
beau sexe léger ô ma neige
mon amour d’éclairs lapidée
morte
dans le froid des plus lointaines flammes
puis les années m’emportent sens dessus dessous
je m’en vais en délabre au bout de mon rouleau
des voix murmurent les récits de ton domaine
à part moi je me parle
que vais-je devenir dans ma force fracassée
ma force noire du bout de mes montagnes
pour te voir à jamais je déporte mon regard
je me tiens aux écoutes des sirènes
dans la longue nuit effilée du clocher de Saint-Jacques
et parmi ces bouts de temps qui halètent
me voici de nouveau campé dans ta légende
tes grands yeux qui voient beaucoup de cortèges
les chevaux de bois de tes rires
tes yeux de paille et d’or
seront toujours au fond de mon coeur
et ils traverseront les siècles
je marche à toi, je titube à toi, je meurs de toi
lentement je m’affale de tout mon long dans l’âme
je marche à toi, je titube à toi, je bois
à la gourde vide du sens de la vie
à ces pas semés dans les rues sans nord ni sud
à ces taloches de vent sans queue et sans tête
je n’ai plus de visage pour l’amour
je n’ai plus de visage pour rien de rien
parfois je m’assois par pitié de moi
j’ouvre mes bras à la croix des sommeils
mon corps est un dernier réseau de tics amoureux
avec à mes doigts les ficelles des souvenirs perdus
je n’attends pas à demain
je t’attends
je n’attends pas la fin du monde je t’attends
dégagé de la fausse auréole de ma vie

La marche à l’amour par Gaston Miron

POIL AUX YEUX PAR MATHIEU BERNARD ROGER


POIL AUX YEUX PAR MATHIEU BERNARD ROGER

Cheveux… poil aux yeux !
Récit d’ÉOLE.
Vents, qui troublez les plus beaux jours,
Rentrez dans vos grottes profondes,
Et laissez régner sur les ondes
Les Zéphyres et les Amours.

En scène un cheveux blond, fut-il
Le hasard le posa là, plait-il ?
Volatil, subtil et imbécile
Le blond que voila de quoi présage-t-il ?
Clitidas:
Ou diantre si charmante apparition m’envahit le décor ?
Du bras qu’avec tant de délicatesse elle me décore ….
(Note : grand étonnement d’Eriphile qui tout à coup relève la présence
inopportunante d’un long cheveux jaune qu’il cueille sans empressement
de deux doigts sensibles.)
D’où viens-tu voyageur ?
Ce qui suit est une litote façon Molière en l’honneur d’un incident minime
(note: qui aurait parfaitement pu rester dans un anonymat sans importance sauf que… )
Aristione :
Que fi ! Eriphile que d’un tel Hasard d’un rien vous habille
J’ai laissé par mégarde errer un de mes blonds cheveux
N’ayez en ce sens aucun regard pour cette broutille
Sur le champ je quémande qu’il quitte votre système pileux
Où il n’a que faire, voyez déjà comme sa feutrine
Dore vos horizons ombrageux qu’il chagrine.
Clitidas:
Que nenni Madame, n’y voyez-là rien de douteux
Votre déplumage m’entame en rien votre ramage
Le laisser repartir me paraîtrait titiller fâcheuse désunion
Elle apparaîtrait de votre part comme un désaveu
Et laisserait la trace d’une bien regrettable image
Courez céans plaider au royaume des brosses son pardon
Certes s’il put paraître particulièrement téméraire
Je ne vois en cela qu’une aventure qui a tout pour plaire
Aristione
Bien qu’incidemment affranchi de ma chevelure
Je puis vous affirmer que ce blond a perdu la tête
Qu‘en sentinelle inadéquate d’un inconscient obscur
Il confondit courage et forte minable escampette
Trouvez ici noble Eriphile l’expression ébouriffée
D’une chevelure d’excuses ardemment empressées
Clitidas:
O boucles et mèches de blé chargés de nonchaloir
Moissons d’extases paillant des alcôves d’espoirs
Ces souvenirs dans cette chevelure qui s’y dorent
J’aimerais la brasser comme les pièces d’un trésor
Blond témoin murmuré au son fretté des cithares
Derrière ton trait de lumière symbole frissonnant
Ta légèreté nous raconte de souriantes histoires :
Pourtant…
Un poil égaré n’a jamais fait déborder les océans ..

Mathieu Bernard Roger

AU GRE DE MON CHANT DE VIE 1


AU GRE DE MON CHANT DE VIE 1

A Paris j’ai appris la vie et comment je dirai mon ressenti en sortant des mots cartes-postales, le sens prodigieux de cette vie

En dehors des ateliers de peintre que j’ai eu j’ai emmené mon chevalet aux quatre coins du monde pour écrire cette fusion avec son domaine diversifié, en l’air, sur l’eau et au sol

Je marche au travers d’une toile de lin bien à moi, qui trône sur la palette de l’endroit

Fuyant les guides mais recherchant les autochtones pour goûter à la chair et pas au vernis les aventures sont devenues des vies agrandies au-delà des limites

On ne peut pas apprendre tout ça dans une école….

Niala-Loisobleu – 7 Juin 2022

ALLELUIA – BERTRAND BELIN


ALLELUIA – BERTRAND BELIN

niala

ALLELUIA PAR BERTRAND BELIN

La messe n’est pas dite
Le sort n’est pas jeté
Prière de prévoir
La paix de mes nerfs
Prière
Parole de primate
Parole de blatte
Prière de prévoir
La paix de mes nerfs
Prière
À hauteur d’atomes
À hauteur de fantôme
À longueur d’angélus
À longueur de phallus
Je la cherche par terre
Je la cherche au fond des rivières

Comme on chercherait de l’or
La paix de mes morts

Alléluia
Be Bop A Lula

À longueur de mythes
À hauteur de termite
De parabole en parabole
De rite en rite
De rumeur en rumeur

Je la cherche au ciel
Je la cherche au fond des rivières
Comme on chercherait de l’or
La paix de mes morts

Alléluia

Be Bop A Lula

OUÏ DIRE – MICHEL DEGUY


OUÏ DIRE

MICHEL DEGUY

Résumé :

« Au seuil de la poétique est écrit : « Que ceux qui ont des oreilles pour entendre entendent ». Et qu’avons-nous entendu ?
L’ouïe cherche à redire, en des poèmes tels que ceux-ci, les rythmes auxquels depuis toujours elle fut éduquée ; car notre vue implique une audition première, et nous ne touchons terre que parlant en notre langue, magnifiquement comme le costume ; de même que les hommes n’auraient pas idée de se présenter à eux (au désert, à la montagne, aux rives) autrement que vêtus de telle manière, nous nous présentons en certaines tournures : le chant-royal, épigrammes, procès-verbaux, parataxes, diérèses, blasons, madrigaux.
La poésie est le contraire de l’esperanto. L’homme est greffé ici de l’étrange manière langagée. Implanté à ce flanc de terre où il est nomade, et pareil à un stoïque sacrifié qui dicterait jusqu’à la fin les derniers mots de son agonie, pour que d’autres les entendent, il perçoit l’écho répercuté dans les gorges ».
Michel Deguy.

Source Babelio