
CARTES SUR TABLE
Et toi,
Dans l’herbe tendre de ton regard
Rompu à la cadence
Savais-tu que les femmes dansent
Non pour les loups mais pour elles-mêmes
Ravivant le souffle de leurs sœurs
A la harpe de leurs corps tendus de silence ?
Quand le blé est frappé par la rouille
Elles réparent la faute de la fée enfuie
Un lendemain d’amour piqué à la quenouille
D’un nouveau jardin qui l’attendait sous la pluie.
Elles empruntent alors des rues traversières
Qui te demeurent à jamais inconnues
Et dans l’humus de leur histoire,
Il fait parfois tellement noir
Que les instincts endommagés
Aux grandes nuits et à la ronde
Se sont tus.
Toutes les femmes savent cela :
L’impérieux besoin de rentrer chez elles
Et de se baigner dans leurs eaux ;
Et de l’ombre et de la lumière l’âpre combat,
Et la permanence du sang sur la clef perdue
Au fond d’un champ.
Il fallait jouer cartes sur table et en valse lente
Pour que l’énigme reste l’énigme
Qui déçoit son horizon d’attente.
Et l’orange maintenant peut devenir bleue
Rien ne ment au bourgeon d’un deux
Qui fleurit à l’épaule d’une tierce présence.
Alors elles tournent et célèbrent leur formidable entente
Aux roseaux des doigts que rien ne semble plier
Sinon à la fin de la danse
Cet orgueil démesuré
A demeurer aux yeux du peintre :
L’ineffacée.
Barbara Auzou

CARTES SUR TABLE
2018 – NIALA
Acrylique s/contrecollé, encadré s/verre 60×80
L’énigme demeurera en ce qui fait son identité
un mystère éventé c’est un chef de gouvernement qui dit: Croyez-moi je vais m’engager »
Il y a ce que seul l’acte signe
et ici c’est fait
La carte est tenue comme ce soleil qui réside alors qu’il pleut plus que bergères, m’aime en ronde ne pourraient prétendre promettre, l’Oraison du Matin n’a pas manqué le train…
ORAISON DU MATIN
(Oh manque initial, et retrait dans l’élan comme d’une pelletée de cendres.
Mais il y a lieu de se brosser les dents en fredonnant un air, et de nouer adroitement la cravate qui préserve de la solitude et de la mort.)
Jour, me voici comme un jardin ratissé qui s’élève
Tiré par les oiseaux.
Fais que je prenne l’autobus
Avec calme ; que j’allonge un pas sobre sur les trottoirs ;
Que j’ourle dans mon coin ma juste part de couverture
Et réponde modestement aux questions qu’on me pose,
afin
De n’effrayer personne. (Et cet accent de la province
Extérieure, on peut en rire aussi, comme du paysan
Qui rôde à l’écart des maisons sous sa grosse casquette,
Berger du pâturage sombre : agneaux ni brebis
Ne viennent boire à la fontaine expectative ; il paît
La bête invisible du bois et le soleil lui-même
Au front bas dans sa cage de coudriers.)
Mais jour
D’ici tonnant comme un boulevard circulaire
Contre les volets aveuglés qui tremblent, permets-moi
De suivre en paix ta courbe jusqu’au soir, quand s’ouvre
l’embrasure
Et qu’à travers le ciel fendu selon la mince oblique de son
ombre
Le passant anonyme et qui donne l’échelle voit
Paraître l’autre ciel, chanter les colosses de roses
Et le chœur de la profondeur horizontale qui s’accroît
Devant les palais émergés, sous les ruisselants arbres.
Jacques Réda
Peindre avec toi Barbara c’est se faire l’Eve reste rien qu’avec le coeur, les mains et le pied .
Merci il faut que je t’embrasse humblement de cette portée sans limites.
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Merci à toi et à nous Niala.
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Oui faut PAS qu’on oublie NOUS !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
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Pas de place pour l’oubli dans ma bonne tête de vache normande..(racée la bête!)
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Merci Luciole
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Merci Célestine.
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Merci
Gilles Labruyère.
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Merci Boris
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Lire, voir, penser
S’éblouir devant la beauté
Je ne veux (enfin ne peux) plus rien savoir
De ce qui est, se dit, se fait
Je ne songe qu’à cette beauté d’écriture
Et de ce peint harmonieusement transcrit
l’HP attend ma folie, sans heurt et sans dépit
Je vous embrasse tout deux
En Amour, joie et Paix
Jo
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Que paix soit si soi t-ile…
Merci joaileblog
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Merci Audrey.
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