Voici ma troisième collaboration avec Niala-Loisobleu. D’après le tableau : Le Tremplin. La Vie, l’Amour 7 – 2018 – Niala – Acrylique s/carton-bois 50×70, encadré s/verre Aux rideaux d’un rêve roux, le souffleur à la fosse arraché n’a plus assez de mots pour compter ce qui s’ajoute ou se soustrait à la rétine déroutée. C’est […]
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Merci Barbara, je suis ému…
FEUILLETANT LE GLOBE
Je n’ai jamais fait le tour de la Terre
Je l’ai presque fait plusieurs fois
Mais en revenant toujours par le même côté
Il est grand temps que je m’y mette
Je vais aller toujours vers l’est comme Philéas Fogg
D’abord l’Extrême-Orient puis la Californie
Cela ne me fera pas retarder d’un jour
Car en traversant la ligne de changement de date
Au milieu du Pacifique j’aurai rajusté mon calendrier
Pourtant je suis sûr que cette révolution qui nous reste
Est un élixir de jouvence
Et que nous aurons pratiquement vaincu la mort
Quand nous serons satellisés
Michel Butor
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De rien.On peut dire que j’ai aimé l’écrire!
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Il y a des mots pour laisser accroché….
Merci Stéphanie
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Des mots-émoi
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Repoussant le souffleur et le pompier du service des posts, au soir resté éclairé des mots-émoi, comment retenir mieux l’émotion qu’en l’enfermant en soi ? Peut-être qu’en disant fort on dérange le battement de pouls a se méprendre, vas savoir, au point où en arrivent les choses, taire devient majeur, m’aime si ça fait mal à sa place.
PAROLES DANS L’AIR
L’air si clair dit : «
Je fus un temps votre maison,
puis viendront d’autres voyageurs à votre place,
et vous qui aimiez tant ce séjour, où irez-
vous?
Je vois bien de la poussière sur la terre,
mais vous me regardiez, et vos yeux paraissaient
ne pas m’ètre inconnus; mais vous chantiez parfois,
est-ce donc tout?
Vous parliez même à demi-voix
à quelqu’un qui était souvent ensommeillé,
vous lui disiez que la lumière de la terre
était trop pure pour ne pas avoir un sens
qui échappât de quelque manière à la mort,
vous vous imaginiez avancer dans ce sens,
et cependant je ne vous entends plus : qu’avez-
vous fait?
Que va penser surtout votre compagne? »
*
Elle répond à’ travers ses heureuses larmes :
«
Il s’est changé en cette ombre qui lui plaisait. »
Philippe Jaccottet
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Vous chantiez bel oiseau parfois
Partout sur les toits du monde
Que votre chant ne s’éteigne pas
Et encore moins à cause de moi
Il a d’autres projets que la morale immonde…
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Sans préméditation haineuse
et en corps moins revanchard si la frustration se répète
c’est bien à cause d’émoi
que mon chant s’éteindra…
N-L
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Rempli de votre ire
vous m’abusâtes en vous faisant passer
pour un oiseau-lyre.
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psssttt, m’aime pas un piaf à lire…
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non rein de rein
Il ne regrette rien
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Avec des reins sots…comment pourrai-je regretter une mauvaise peinture ?
Suis con au point d’être honnête…
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?
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C’est ça le miracle de l’interprétation personnelle d’un tableau : on franchit le cadre (ici le verre qui n’est pas un miroir), on s’y fond, on s’y confond, Barbara offre ses mots à Loisobleu, qui les reconnait immédiatement (avec émotion et gratitude… et c’est ça le miracle des affinités électives… Duo remarquable !
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Je dirai faute de savoir ton prénom, merci poisson et caramiel, tellement ton commentaire dit la complémentarité qui règne d’un bout à l’autre du poil de la plume, faisant osmose poético-picturale et + parce qu’il y a affinités. Les mots de Barbara à peine écrits, sautent sur ma palette, pourvus de leur dire spontané sans usage de message téléphoné…
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et c’est bonheur pour tout le monde, tant les noces de la poésie et de l’art pictural font plaisir à voir 🙂 Amitiés à tous les deux. eva.
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Merci à toi Eva. Tu nous as touché.
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Je pense que tu le savais, nez en moins, je signe…Alain.
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