La vérité du drame est dans ce pur espace qui règne entre la stance heureuse et l'abîme qu'elle côtoie : cet inapaisement total, ou cette ambiguïté suprême. Saint-john Perse
Sous le chapiteau où l’enfant poursuit sa résidence les formes prendront des couleurs dans ce jour absent de lumière
Il se peut bien que les heures qui se cherchent trouvent
Ce que nous passons sans voir surgit sans prévenir sans s’inquiéter de l’endroit et du rapport qu’il pourrait y avoir avec
la mode
L’oiseau-pêcheur plonge avant que le poisson sorte prendre l’air comme poussé par un chatoiement bizarre serrant le ventre
les trapèzes déplacent la lune d’un quartier à l’autre dans les roulottes qui se dirigent aux constellations partagées
Il y a toujours une femme accrochée au non sens pour que l’émoi soit vierge et entier
ses seins et un chien de n’importe quelle hauteur du moment qu’il lève la patte pour soulager la continence
Je crois que j’aime davantage promener tous les écarts dans mon tableau en court que signer une fin qui peut vagabonder d’un sujet à un autre sans jamais s’écarter du thème de la vie qui s’exprime
Dès que le ciel s’éclairera je retournerai à l’atelier pour changer le nombre de rayons aux roues de mon sens de la fortune.
Assis contre le rebord de la piste, l’enfant est sorti de toutes les écoles pour apprendre de l’oiseau sa leçon de vivre
Il le tient contre sa poitrine
La chaleur du crin donne au galop des chevaux une buée fauve que rien ne peut réduire. C’est transpirant de sabots et les crinières tirent à elles des harnais riches de clous aux cuirs de couleur
On ne les voit pas les roulottes, on les sent tout autour de la grande toile qui va d’étape en étape sur sa carte
Les cuivres sonnent la marche des éclats de rire sans qu’aucun regret ne mette ses cors aux pieds du voyage
Fantastique
Surréaliste
Extraterrestre
Disent les yeux tournés vers le haut des trapèzes quand le vide est vaincu par les sauts des corps libres
C’est le moment ou M. Loyal sort l’arbre de son chapeau que les oies sauvages choisissent pour s’envoler à côté du tapis où l’éléphant-rose fait le poirier et que le Peintre ouvre sa boîte de couleur pour qu’elle se vide en arc
Oui ça semble surnaturel
mais qu’aux sceptiques au fond de leur fosse
Ceux qui ne comptent plus sur les années insensibles à leur présence, ne s’étonnent pas du pouvoir extravagant de tous les possibles dès lors qu’on a la folie nécessaire au mode d’emploi de l’Art de se dépasser. Niala-Loisobleu.
Face à ce que tu tais se décache ce que j’en pense en cessant de compter jusqu’à sans puisque c’est ta manière de répondre que tu es là, me dis-je en me promenant dans les heures passées comme avenir
Les distances n’existent qu’en matière de brouillard au départ
Il paraît l’enfant dans le bac à sable du ventre
C’est un si que les marionnettes attachent à leurs ficelle
et que jamais
quoi qu’on en pense je n’ai tranché du pont quelque soit la situation de l’étiage
Comment encore reconnaître ce que fut la douce vie ? En contemplant peut-être dans ma paume l’imagerie de ces lignes et de ces rides que l’on entretient en fermant sur le vide cette main de rien.
Vous devez être connecté pour poster un commentaire.