LE BON


LE BON

Il est pas sur les plaques routières ni sur les cartes des pinces-fesses étoilés, il semble aux yeux cernés par la méfiance ne pas exister du tout

.C’est vrai qu’il a un don pour exprimer peu ordinaire, pas loquace il détourne la dernière de contoir

Mais voilà ce qu’il dit incite à le prendre

Les yeux toujours dans le changement d’heure j’ai un certain décalage de sommeil, je me fie entièrement à sa direction

Niala-Loisobleu – 28 Mars 2022

MANUEL


MANUEL

Que la terre racle à enfouir la racine

en prenant soin de ne pas se tromper d’herbe

Et monte du bas de la plante tout le long de la jambe en s’arrêtant à l’arrière du genou

avant de choisir la face d’escalade

Mais en corps ce n’est pas renier de changer de côté, c’est inclus en traversée

J’avais une nette préférence pour la Rive Gauche qui ne m’a pas quitté dans mes fouilles à droite de l’emplacement des Halles

Si je constate qu’en politique la gauche et la droite c’est loin d’être le cas, je crois que là où je mets le bulletin l’urne n’a pas variée en anatomie

Cette main là c’est en quoi retourne le tri guttural…

Niala-Loisobleu – 27 Mars 2022

CE REGARD D’EAU


CE REGARD D’EAU

Après l’ombre du méandre, à l’appui des piles de transparence, le pont transborde la réponse dans le cercle du projecteur

Les ronds dans l’eau flèchent la déviation un colibri se tenant en tête

Dans l’ouvrage du castor reste l’alluvion qui manquait.

Niala-Loisobleu – 27 Mars 2022

L’Ivresse Légère – Galerie Calderone


L’Ivresse Légère – Galerie Calderone

Cet alcool à l’heure de choquer les coeurs sur le soleil qui brille en corps

reste à venir pour deux mains qui se tiennent au-delà de la fumée

L’orange attrape le fond du tant et le garde au vers

A la nôtre ….

Niala-Loisobleu – 26 Mars 2022

MATIERE SOLAIRE – NIALA 2022 – ACRYLIQUE S/TOILE 72X60


MATIERE SOLAIRE

NIALA 2022

ACRYLIQUE S/TOILE 73X60

Dans le temps passant des campagnes SDF et des hommes avec des femmes dans toutes sortes de naufrages, peu y comprenant quelque chose

La vie est la plus belle chose qui se fait écraser des fois sans même être sortie de chez elle

Evidemment dans ces cas là le temps se couvre de toutes les manières possibles, et pour ça il manque rien

Mais l’oiseau pugnace est pas de ceux qui fonde sans besoin de soleil, quand il sait qu’il ne se trompe pas plus qu’il est trompé, il s’accroche

Voici cette Epoque qui ramène avec des fleurs nouvelles, des piafs de l’année et plus de merde qu’on pouvait attendre l’envie de vivre sacrément regonflée

C’est ainsi que les yeux que je guettais au bout de la jetée me vinrent sur une vague resalée et de la chair de poule autour des paupières quand le peintre a rit comme un imbécile heureux

Le chien noir bien que s’étant blanchi du poil en a pris le courant, il s’est redressé à l’odeur bien connue qui manquait

Voici une matière totalement organique

le sang en carbure

les yeux en disent l’île était une foi

la toile maintient serré le lin d’un bleu à se demander s’il est vrai tant il retourne l’outremer et balafre Janus dans sa trajectoire

Un hé cris de peinture qu’aucun clou ne rouillera de son venin

Niala-Loisobleu – 25 Mars 2022

Peindre à tour de chant


Peindre à tour de chant

D’un premier réflexe, ouvrir la fenêtre, voici revenu le temps des oiseaux

les arbres en manèges en tournent les trilles

L’étendue est si vaste, qu’au moment où les arbres passent dans le ciel, le grand lac de vert courant à la mer remplit ses bateaux

Les boutiques fermées des rues de la ville m’incitent à aller voir dans la grange combien d’oeufs seront dans la paille

Je pense t’emmener sur mon porte-bagage pour que les heures te plaisent au travail que t’aime. Qui plus est, ces heures-là ramènent aux liens qui aiment le partage des envies et la confection émotive

La roche la plus dure peut ainsi être creusée pour la caverne où peindre le durable

Du feu offert par le soleil s’allume le chemin, des fleurs amortissent le bruit des pas et quelque chose de l’odeur de femme égalise les traces de l’ours

Dans le coin d’une nacelle des enfants ont laissé leur ballon

On peut leur dire de nous emporter au-dessus, le vent est de taille à passer les marécages. Laisse-ta porte ouverte le chien est de garde près des abeilles, ça tiendra les heures en dehors du temps cherché par les autres.

Niala-Loisobleu — 25 Mars 2022

LES APPARITIONS DEDAIGNEES (REPRISE)


René Char

LES APPARITIONS DÉDAIGNÉES (REPRISE)

Les civilisations sont des graisses.
L’Histoire échoue,
Dieu faute de
Dieu n’enjambe plus nos murs soupçonneux, l’homme feule à l’oreille de l’homme, le
Temps se fourvoie, la fission est en cours.
Quoi encore ?

La science ne peut fournir à l’homme dévasté qu’un phare aveugle, une arme de détresse, des outils sans légende.
Au plus dément : le sifflet de manœuvres.

Ceux qui ont installé l’éternel compensateur, comme finalité triomphale du temporel, n’étaient que des geôliers de passage.
Ils n’avaient pas surpris la nature tragique, intervallaire, saccageuse, comme en suspens, des humains.

Lumière pourrissante, l’obscurité ne serait pas la pire condition.

Il n’y avait qu’une demi-liberté.
Tel était l’octroi extrême.
Demi-liberté pour l’homme en mouvement.
Demi-liberté pour l’insecte qui dort et attend dans la chrysalide.
Fantôme, tout juste souvenir, la liberté dans l’émeute.
La liberté était au sommet d’une masse d’obéissances dissimulées et de conventions acceptées sous les traits d’un leurre irréprochable.

La liberté se trouve dans le cœur de celui qui n’a cessé de la vouloir, de la rêver, l’a obtenue contre le crime.

René Char

SUR LES LEVRES DES JARRES


SUR LES LEVRES DES JARRES

Le verre brisé des carreaux du marais abandonne son sel à l’eau

passe en fantôme un bateau de guère au moment où par l’écluse d’un espoir sensé tu charges la fleur à se tirer ô vers le soleil en se sortant des lèvres des jarres

des femmes et des enfants rejoignent leur homme pair pour que vive la vie

J’aurai la honte de perdre espoir…

Niala-Loisobleu – 24 Mars 2022

AMUSE-GUEULE PAR PAUL NEUHYS


AMUSE-GUEULE PAR PAUL NEUHYS

L’amour, oui, ça s’en va mais aussi ça revient.
Qu’un jour ça ne boume pi ça biche le lendemain.

Tu sais que t’es la seule à rassasier ma faim, d’être un amuse-gueule pour la bête à chagrin.

Et puisqu’il faut trinquer, ouzo grec, raki turc, viens sous les aréquiers trinquer avec ces trucs.

Paul Neuhys

LES RICOCHETS


LES RICOCHETS

Gardés chauds les plis du drap ont passés la fenêtre pour s’adouber au mouvement vertical des vagues, à la broderie de l’écume où plonge le cormoran

Perspective en premier point sur la toile nue qui attend au chevalet l’attouchement de sa main gauche

Ce silence qui libère le son retenu craque le bois-mort en passant. Ce qui éclot les petites pointes vertes où les feuilles vont dire tout ce que l’automne leur a redonné à croire et appliquer afin de se sentir en accord avec soi-même. Fut un temps où l’on croyait aux maléfices de sorcières éleveuses de reptiles. En fait l’homme c’est l’homme qui aime accuser un autre pour se faire passer pour bon

La tige est droite, si l’anémone penche c’est un effet d’optique pour imiter le sein féminin dans sa grâce.

Niala-Loisobleu – 22 Mars 2022