« IMMATÉRIALITÉ BLEUE 2 »- NIALA 15/07/24 – ACRYLIQUE S/TOILE 195X130


« IMMATÉRIALITÉ BLEUE 2 »

NIALA 15/07/24

ACRYLIQUE S/TOILE 195X130

Qu’est-ce que le temps ?

A part la tournée du plus grand chapiteau s’installant au gré du paysage parfois changeant, avecses personnages de clowns blancs et Augustes,

Ernesto jamais en reste dans la ménagerie humaine

Au bout du conte passe les trains de nuit qui s’arrêtent sans hasard dans certaines gares où un bagage est sur un banc de la salle d’attente

Il est étonnant de sentir cette parenté de résidence avec la Seine et ce Quai aux Fleurs comme un havre qui protège. Les oiseaux, Prévert a pris garde d’en ouvrir toutes leurs cages et les Beaux-Arts en bons voisins ont redessiné leurs perchoirs à travers le monde

Au départ, dès l’adolescence, la Muse a établi ses quartiers au centre de ma philosophie

dans la Rive Gauche en compagnie de libres-penseurs, autoroute vers l’humanisme qui n’a que l’amour pour concept.

Absolu qui s’est corrigé depuis que Jacqueline est allée jouer avec les anges en se concentrant sur le fond des choses

Le bout se montre 30 ans après la première Immatérialité Bleue

Et mon avenir se détache sans regrets de cette société qui ne se cherche plus, perdue qu’elle est dans sa propre érision

l’idéal étant chose morte

je place le mien à l’abri dans mes villages aux petites maisons blanches, rasséréné par le chemin suivi

Une Muse postée au coeur du bois m’attend

ma Gardienne

source de la fontaine au centre de la grande clairière.

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Niala-Loisobleu.

17 Juillet 2024

AU LONG DES RUES, LES ARBRES RACINERONT MON ETAT D’ESPRIT SANS L’OMBRE D’UN DOUTE


AU LONG DES RUES, LES ARBRES RACINERONT MON ETAT D’ESPRIT SANS L’OMBRE D’UN DOUTE

S’il était une foi qui fit beaucoup d’enfants et s’en trouva très heureuse

ce fut bien la mienne, dit le Peintre

en tenant son cheval par la bride cet après-midi du 21 Novembre 2023

La photo qu’avait prise son ami Alberto Muro dans l’Atelier du Duodénaire venait de rejoindre les services municipaux de communication, pour la confection de l’affiche destinée aux sucettes et abri-bus de la double exposition Niala en 2024 à Cognac et Châteaubernard

Le temps tenu à pleines-mains vibre éternellement

les feuilles mortes ça n’existe pas sur le persistant

la forêt humaine s’est étendue sans ravages

elle vient là passer le relais

une idée de poursuite, un besoin d’assurer, le développement du tronc

le train têtant aux traverses du rail, mis en gare avec ses voyageurs de plaisir

d’une longue traversée

Le long fleuve qui boit la mer la bouche ouverte prépare à l’étiage régulé, la boîte de peinture et le chevalet sur le pont de la prochaine aube …

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Niala-Loisobleu.

21 Novembre 2023

COMME A LA PIERRE QUI BUTTE


COMME A LA PIERRE QUI BUTTE

A l’eau des trottoirs

qui rigole ?

Sur le Nil

le cadran solaire tend son cou comme cette girafe du zoo de Vincennes qui cherche à voir au-dessus du mur

St-Louis en l’Île l’injustice t’a scié le chêne là où tu voulais asseoir Lutèce sur tes genoux

Et comme l’âne qui recule quand on lui dit de remplir le saut

le barbelé a divisé la steppe en morceaux

C’est la vie

sauf qu’à part une formule

ça ressemble plus au p’tit-corbillard qu’à un char-à-bancs

Pourtant j’ai du soleil dans mes averses

au poing que j’uppercut la sonnerie de la rentrée

pour rester nu dans les luzernes du Pila

surtout que j’ai laissé ma pelle dans le sable du château.

Niala-Loisobleu.

26 Décembre 2022

A MES MOTS-PEINTS L’ATTACHE QUI DEMEURE


Borne des Récollets, Niala et son fils Patrice, rescapé des 3+2, en ce tant là de 2016

A MES MOTS-PEINTS

L’ATTACHE QUI DEMEURE

Du monde que j’ai parcouru

mon coeur a toujours tenu un maillon de sa chaîne en valise

où que je sois

car le symbole développe le visage des pierres que l’on monte

sans que les vents destructeurs n’aient pu en ébouler la chambre d’amour

L’humain s’y concentre

Alors que le rivage actuel tire à sa fin pour une nouvelle côte et que l’érosion en développant ses méfaits laisse l’architecture raisonnée au musée, comme si la vie ne pouvait qu’habiter un cimetière

j’ai dans le pouls un éternel voeu qui bat

Les illusionnistes tiennent les vitrines allumées pour que le produit marchand tienne malgré les guerres, les égocentrismes et la cessation des liens de sang comme moyen de transport

N’empêche que devant mon chevalet je ne saurai dire au lin exposant par tout

un arbre, un oiseau, une maison, toi la Femme, deux seins, un bas de dos et un haut d’aisselles

ce nombril intact avec l’amour

sans aller à l’embarcadère souhaiter un bon voyage à la nature de l’acte sacré.

Niala-Loisobleu.

26 Décembre 2022

DU BOUT DE CE JOUR


NIALA

DU BOUT DE CE JOUR

Flore s’assied

Hume

Quelle journée

l’oiso lui a fait voir l’Île sans secret

longue traversée convoyée par les dauphins, beaucoup de vagues entre les balises jusqu’au parvis du phare

Deux chutes, on approche du bout du dernier jour

L’Amiral apparaît entre deux colonnes

il attrape l’amarre, appelle son équipage et dit:

Relevez-le…

Niala-Loisobleu – 16 Septembre 2022

FIDÉLITÉ PAR JACQUES DUPIN


FIDÉLITÉ PAR JACQUES DUPIN

Nos armes et nos liens ont jailli de la môme souche, à présent calcinée, éparpillée dans le ciel froid.

D’autres (leurs ont failli me perdre, d’autres talons d’argent me piétiner. J’ai repoussé cette aube anticipée du jour qui ne doit qu’à la nuit son accompagnement de
flûtes et de nuées, son trouble, sa félicité…

Tellement j’ai tremblé que tu ne trembles plus, ma flamme à la proue, très bas, éclairant les filets.

Les astres sont anciens mais la nuit est nouvelle. 0 sa tyrannie d’enfant d’autrefois, son joug de rosée.

Jacques Dupin

L’ECHARPE – CORA VAUCAIRE/MAURICE FANON


L’ECHARPE – CORA VAUCAIRE/MAURICE FANON

Si je porte à mon cou
En souvenir de toi
Ce souvenir de soie
Qui se souvient de nous
Ce n’est pas qu’il fasse froid
Le fond de l’air est doux

C’est qu’encore une fois
J’ai voulu comme un fou
Me souvenir de toi
De tes doigts sur mon cou
Me souvenir de nous
Quand on se disait « vous »

Si je porte à mon cou
En souvenir de toi
Ce sourire de soie
Qui sourit comme nous
Souriions autrefois
Quand on se disait « vous »

En regardant l’soir
Tomber sur nos genoux
C’est qu’encore une fois
J’ai voulu revoir
Comment tombe le soir
Quand on s’aime à genoux

Si je porte à mon cou
En souvenir de toi
Ce soupir de soie
Qui soupire après nous
Ce n’est pas pour que tu voies
Comme je m’ennuie sans toi

C’est qu’il y a toujours
L’empreinte, sur mon cou
L’empreinte de tes doigts
De tes doigts qui se nouent
L’empreinte de ce jour
Où les doigts se dénouent

Si je porte à mon cou
En souvenir de toi
Cette écharpe de soie
Que tu portais chez nous
Ce n’est pas pour que tu voies
Comme je m’ennuie sans toi
Ce n’est pas qu’il fasse froid
Le fond de l’air est doux

DE NULLE PART ET PAR TOUT


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REFLETS D’ESTRANS 4

(Remis à marée le 27 Janvier 2022)


J’aurai du mettre l’air en flacon
peut-être que le sel aurait gardé la chanson de marin
sur l’A de l’embarcadère

A l’encre se tend l’orin
les haubans cliquètent
en suivant des yeux
le tourbillon des mouettes
.
Sur les pavés que la pluie fait briller
des sépias sont restés sous les casiers
qu’en sortira-t-il
un corps mort où le n°5 ?

Voilà le coefficient qui monte
jours de grandes marées annoncés
les estrans remonteront la jupe des vagues
jusqu’au haut des cuisses du rivage

A découvert l’enfoui en faisant surface
dira la vraie couleur du fond
sans l’habillage des mots qui dissimulent la vérité
le silence jauge l’exacte profondeur de l’expression orale

La plage étend tout son corps à la rencontre de l’horizon en question…

Niala-Loisobleu
19 Janvier 2015

On est d’ici et nulle part. Tu te souviens Mon Capitaine ? Petit-Frère est-ce pour ça que tu es parti devant avec tes dix-ans de moins ? Un rivage que t’as gardé de côté à l’anneau a du finir par te retenir au mauvais moment que l’amour t’avait fait. L’Homme peut pas vivre sans et il arrive pratiquement jamais à le garder à partir du premier. Faut repartir. Voilà comme quoi je pense que pour assurer faut amarrer sans descendre à quai. La poésie n’en pâtira pas. Comme je disais à Ana, la Philosophe ce matin ce qu’elle dit elle, est la vérité, mais la vérité à dire est pas toujours bonne. Alors on fait appel au poète pour soigner avec des mots menteurs le côté cruel de la vie. Faut qu’on sache prendre soin de nous comme des autres.

Du coup j’ai eu besoin d’une promenade avec toi Mon Capitaine

Dis-moi dans les abysses ça va comment , ça change aussi ?

Si tu remontes faire un tour viens aux Récollets…

Niala-Loisobleu – 27 Janvier 2022

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« NIALA RECOLLETS 2022 » – NIALA 2022 – ACRYLIQUE S/TOILE 65X54


Tableau qui servira pour l’affiche de l’exposition

« NIALA RECOLLETS 2022 »

NIALA 2022

ACRYLIQUE S/TOILE 65X54

Oyez, oyez, il est né mon dernier enfant

tout est dedans !

Tel mon jardin, où pousse la Femme Anémone, où laboure le cheval, où l’oiseau grimpe, où l’abeille garde, où le Bleu c’est le chien qui surveille le maussade pour le mordre, où la mer ne veut que l’enfant en bateau de papier, où les mots-peints s’allient à la poésie, où les petites-maisons blanches abritent l’humanisme

Récollets la pierre levée…

Niala-Loisobleu – 20 Janvier 2022

LES BAVARDAGES D’UN PEU CAUSEUX 26


LES BAVARDAGES D’UN PEU CAUSEUX 26

J’ai une chaise qui m’assoie en Elle. Comme ça mais pas n’importe où. Drainant avec elle des fenêtres sur l’infini. Pas n’importe lesquelles. Celles que le Grand Fauve a si largement ouvertes qu’elles déglinguent le sombre du présent des années après

Matisse, cette force de la nature à lui tout seul

Ils sont là tous les deux avec un commun en parabole qui pulvérise d’A à Z la prétention actuelle

Plus que presque 1 mois et les Récollets lèveront leur drapeau, pour moi sans doute la 38ème fois dernière

Sacré bout de chemin, mon Cousin

Dire ce que ça m’habite le ventre, dans le coin où l’émotion loge c’est pas possible. Mais le taire c’est pareillement impossible. C’est tellement physique d’accrocher à ce stade…

Je peins celui-là qui sera l’affiche de cette Expo 2022. Depuis plusieurs jours et pas fini

Je ne traîne pas mais à voir comme ça macère, je dois reconnaître que c’est nouveau en bavardage interne

Les tripes dans la main gauche, les tripes dans le regard en arrière, les tripes dans le transport sensuel, parce que l’érection part de la palette jusqu’à gicler sur la toile, les tripes qui regardent le bout du couloir où planent des corbeaux qui prendraient bien leur part. MAIS seulement arrêter les Récollets par conformité d’âge ça n’a rien d’un adieu pour l’atelier. Le Capitaine peut pas partir sans le bateau

Alors avec l’anémone et tout son bleu symbole ô hisse et ô

L’émotion finit par prendre le dessus avec bonheur sur les plus grands malheurs que la vie largue sans se priver.

Niala-Loisobleu – 19 Janvier 2022