TABLEAU DIRE


TABLEAU DIRE

En détail comme dans l’alinéa complet mes mots courent les toiles

Sans mouche sur l’ajout

Bruts de poésie au noeud du nombril

Entre tes épaules mon couteau fend jusqu’à l’entrejambe sans couper la rive

Ce matin où pour l’autan que je me souvienne, j’ai monté haut dessus l’ordinaire

Tu savais pas si tu écrivais comme une femme

J’ai senti ton écriture faite comme mon home

Les crues qui débordent les rivières salent les prés comme de loin le ras pour les hautes-herbes

Laisse les feuilles tournoyer jusqu’à la formation du noyau

La cerise qui s’accroche à mes parties tintinnabule l’écorce en corps au couteau

Vois l’oiseau dans sa couleur sans t’influencer par le temps qui médit.

Niala-Loisobleu

21 Novembre 2021

C’est peut-être – Richard Galliano & Allain Leprest


C’est peut-être

Richard Galliano & Allain Leprest

C’est peut-être Mozart
Le gosse qui tambourine
Des deux poings sur l’bazar
Des batteries de cuisine
Jamais on le saura
L’autocar du collège
Passe pas par Opéra
Râpé pour le solfègeC’est peut-être Colette
La gamine penchée
Qui recompte en cachette
Le fruit de ses péchés
Jamais on le saura
Elle aura avant l’heure
Un torchon dans les bras
Pour se torcher le coeurC’est peut-être Grand Jacques
Le petit au rire bête
Qui pousse dans la flaque
Sa boîte d’allumettes
Jamais on le saura
On le fera maçon
Râpé Bora Bora
Un mur sur l’horizonC’est peut-être Van Gogh
Le p’tit qui grave des ailes
Sur la porte des gogues
Avec son opinel
Jamais on le saura
Rapé les tubes de bleu
Il fera ses choux gras
Dans l’épicerie d’ses vieux

C’est peut-être Cerdan
Le môme devant l’école
Qui recolle ses dents
À coup de Limpidol
Jamais on le saura
KO pour ses vingt piges
Dans le ring de ses draps
En serrant son vertige

C’est peut-être Jésus
Le gosse de la tour 9
Qu’a volé au Prisu
Un gros oeuf et un boeuf
On le saura jamais
Pauvre flocon de neige
Pour un bon dieu qui naît
Cent millions font cortège

CONTE GOUTTES


CONTE GOUTTES

Elle approche doucement, les encombrants ont été renvoyés aux expéditeurs, les machinistes ont demandé aux maquilleuses de s’abstenir. Aucune ambulance ne traverse le plateau

On a laissé le ciel dans l’état où il se trouve, ça n’est pas un nuage qui pourrait refaire le script. L’histoire est d’ailleurs, elle vient de là. Les parasites ont tout tenté, les crécelles, les plaintes pour défaut de pudeur, la SPA, l’Armée du Salut, la Défense Passive, les Zoos et Faux Rais, tout ce qui monte en chaire sans nul érotisme, les écoles de conduite, enfin tout le Bien-Pensant du geste barrière dans ses vices

Elle approche de sa propre volonté

Pas soumise, encore moins native de l’Île Ypute

Plein les doigts d’outre-mer je nageais

J’ai vu l’aileron d’un sein crever la toile sans avoir peur

Les enfants et les nounous porteuses de ressources n’ont pas été évacués

J’ai rameuté les manèges avec les petits-cochons et les chevaux-de-bois

La pleine-lune a ouvert le livre à la première page. Celle qui a mis les lunettes à son chevet

Ah pour être claire cette nuit là n’a rien gardée caché

Le signe va comme un chien qui attendait derrière la porte qu’on l’ouvre en écartant l’idée qu’il avait la rage. Surtout pas vouloir refaire le monde. C’est le naufrage dans lequel les fumistes excellent. Il y a des vérités qui sont pas bonnes à dire. La vie c’est un gang qui sans omerta ne demande qu’ s’taire au sujet des mensonges de répression

Juste monter la garde pour sauver l’abeille

L’amour est une alchimie absolument métaphysique.

Niala-Loisobleu – 20 Novembre 2021

L’INDELEBILE DE L’ECRIT 1


L’INDELEBILE DE L’ECRIT 1

 REPRISE « ENTRE TIEN EMOI 1 »

Ce ne fut pas un montage à vendre, juste ce léger mouvement qui ne se voit que parce qu’il reste sous l’écorce. Qu’il grince rien ne presse dit le tapis s’adressant au volet bleu. Les matins nous n’avons pas envie de les mettre à la boîte, le jour trouvé à ton oreille ne lobe rien en touche, il tâte comme on veut se sentir pénétré. Il n’y a plus dans les tubes la pureté du pigment, ce qui reste du végétal recule sous l’écrasement minéral porté par la chimie des temps modernes. On pourchasse l’odeur naturelle en lui faisant honte. Les bras montent les tatouages au cou comme il y a des années on a voulu briser le secret de la beauté des murs. En les faisant parler comme des provocateurs on montre que salir et casser préoccupe davantage que construire. Le monde des hommes a toujours été horrible. A chaque époque on a toujours privilégié le mal, cette nouvelle génération extrémiste s’inscrit comme une secte nuisible. La laideur est la cinquième colonne de tous les pouvoirs, son action fourbe et hypocrite entretient l’instruction du non-savoir. Une maison animée que du regroupement des étages, amène les messes dans la rue à réclamer des églises. Dogme, tu voiles à toutes vapeurs. Le fleuve affluente comme une bonne mer. Si on lui ligature les trompes c’est pour le bluff, on dirait les paroles de haine de la chanson d’amour au top du hit-parade des tireurs de ficelles. Je reste collé à tes aisselles, les chiens qui y sont suspendus n’ont pas de laisse. Même en noir quand tu les soulages ils rient aux éclats. Puis tu sais les expositions c’est une putain d’épreuve, je me rappelle il y a de ça très longtemps quand aux Voûtes du Port j’exposais à Royan, le nombre de têtes de crevettes qui jonchaient le sol, permettait de connaître le nombre de visiteurs. Ce que je resang de Toi ne regarde qu’émoi.

Niala-Loisobleu – 20 Juillet 2018

Et ma foi tout contribue à garder l’écrit plutôt que les paroles. N-L 2/11/21

N-L

PAR LA CLOSE


Photo Niala « TOURS DE BREIZH »

PAR LA CLOSE

Du matin sans autre parti pris que celui de la route ouverte, va défiler le paysage dans tous les sens de la pensée

Belle métaphore, ou le chien assis sur la plage-arrière de custode, n’opinera pas bêtement de la tête

il faut laisser le chauffeur regarder à l’avant sans détourner la tête

Apparaît alors la muraille du ventre humain qui a gardé au moins l’esprit de contenant , celui de contenu relevant d’une autre paire de Manche

Pont-levis baissé l’air herse la Motte-Picquet, Grenelle y con pris

Je respire

La muraille montre cuisses ouvertes, un aspect métaphysique pas du tout hors-sujet

C’est autre chose de pénétrer au coeur des pensées, de les suivre dans leurs périples, allant du jovial au pessimisme, de l’amoureux aux frigide, chaud-froid de poulet mis en vitrine d’Amsterdam, puis l’exorcisme de la pensée novatrice, genre histoire de femme qui au départ est née homme, ah la galère. Il y a la parole de celui qui ne profane pas. Plus rare. Debout sur la béquille robotique de l’être femme qui ne se ménage pas. Ah le saint qu’on dévoile chez le fleuriste, si on le cachait, mais le petit-gommerce alors que deviendrait-t-il ?

Allez, trève d’insolence, par la porte ouverte la mer est là qui s’étale et remonte

J’utopise

Putain c’est bon parce qu’en m’affûtant le cortex ça me fait voir sans aigreur inutile, le côté réellement déplorable des traditions civiles d’une société armée pour tuer

Je dirai tout en pensant qu’instruire est le pire ennemi que craignent les exploiteurs

Il reste de tous les monuments construits par l’homme une défense immortelle de sa présence

Niala-Loisobleu – 2 Novembre 2021

Photo Niala « TOURS DE BREIZH »

The Longing – Patty Gurdy


The Longing – Patty Gurdy

J’ai vu beaucoup d’hommes errer
I’ve seen many men wandering

Tous forts et courageux et vifs
All strong and brave and keen

Je les ai vus devenir des dirigeants
Seen them growing into rulers

Mais j’ai envie de la mer
But I long for the sea

J’ai entendu qu’un navire venait du Nord
Heard a ship came from North

Dans notre port pour une journée
To our harbour for a day

Et avant que le malheur ne le sache
And before misfortune knows

Je serai en route
I’ll be on my wayJe suis prêt à m’éloigner
I’m all set to veer away

Et je suis prêt à m’égarer
And I’m all set to go astray

Tous les fardeaux que je laisserai à terre
All burdens I will leave ashore

Pour trouver ce que j’ai rêvé
To find what I’ve been longing forNe le dis à personne
Don’t tell anyone

Que cette nuit je serai parti
That this night I’ll be gone

Salut le bleu éternel
Greeting the eternal blue

Juste à l’aube
Right at the break of dawn

Naviguer vers l’inconnu
Sailing t’wards the unknown

Avec mon équipage sur la mer
With my crew on the sea

Et le jour où je reviens
And the day that I return

Un héros je serai
A hero I shall beJe suis prêt à m’éloigner
I’m all set to veer away

Et je suis prêt à m’égarer
And I’m all set to go astray

Tous les fardeaux que je laisserai à terre
All burdens I will leave ashore

Pour trouver ce que j’ai rêvé
To find what I’ve been longing for

Le N°10 de la Revue RESSACS, vient de Paraître


Le N°10 de la Revue RESSACS, vient de Paraître

Belle surprise de la part de LaÏty Ndiaye qui dirige cette jeune et vivante revue

Pour la Fête des Morts c’est un cadeau sacrément vivant de trouver 2 de mes Mots-Peints à à l’intérieur…

Merci de tout coeur !

Pour feuilleter la revue : https://fr.calameo.com/read/006624939152defec18b9

Pour télécharger la revue : http://ekladata.com/POsL5Y1XYFLz15amfn225_2xcAc/RESSACS-n-10-octobre-2021.pdf

Niala-Loisobleu – 1er Novembre 2021

LA VOIX MYSTIQUE


LA VOIX MYSTIQUE

Moucharabieh sur son image, les vibrations de cordes vocales de cette lyre ont tiré une magie d’échos

L’ombre en mettant les graves dans la lumiere, l’échelle chromatique a déroulée le tant par étapes

Le souffle en délivrant la chronologie en pré-programmation vague après vague comme dans toute histoire de mère

Le désir d’en faire la peinture m’a sauté aux doigts de ma main gauche (parabole du comprendre)

Ce sera fluide

Un corps bien assis

Souple, liane d’une enfance qui se double pour assurer en balançoire un manque d’affect

Aux tons amples d’un ensemble clair

le chaud du sang qui bat au sol enfin clément

L’oiseau derrière, sans cage

Une nidification.

Niala-Loisobleu – 1er Novembre 2021

OUI C’EST BIEN MOI DE NOVEMBRE


OUI

C’EST BIEN MOI DE NOVEMBRE

Des feuilles qui volent je me remonte dans l’arbre

en ce jardin qui est la chambre d’où la voie vient

bien accrochée

Résolution

faite d’une seule couleur vocale au transport d’oiseau

Il se passe plus qu’une naissance

une suite comprise et entendue

Lévé

sans cri de victoire

juste

celui de l’anémone plus ouverte de vérité

Comme raide est la vie

la pulpe automnale l’adoucit au rythme de son envie

Rien n’oblige le choix d’aimer, l’anse l’abrite par naturel partage.

Niala-Loisobleu – 1er Novembre 2021