La vérité du drame est dans ce pur espace qui règne entre la stance heureuse et l'abîme qu'elle côtoie : cet inapaisement total, ou cette ambiguïté suprême. Saint-john Perse
A PERTE DE VUE DANS LE SENS DE MON CORPS PAR PAUL ELUARD
Sous les arbres toutes leurs branches toutes leurs
feuilles L’herbe à la base les rochers et les maisons en masse Au loin la mer que ton œil baigne
Ces images d’un jour après l’autre Les vices les vertus tellement imparfaits
La transparence des passants dans les rues de
hasard Et les passantes exhalées par tes recherches obstinées Tes idées fixes au cœur de plomb aux lèvres vierges Les vices les vertus tellement imparfaits La ressemblance des regards de permission avec les
yeux que tu conquis La confusion des corps des lassitudes des ardeurs L’imitation des mots des attitudes des idées Les vices les vertus tellement imparfaits
Le prix loin d’excellence vient justifier l’indifférence humaine et sa vanité criminelle
Ô jardin en sa demeure il faut que tu serves à venger sans rien apaiser, juste ajouter aux peurs la douleur des réparations comme si on voulait se servir du mensonge biblique
Des fleurs devenues algues dans une mer coloniale de quel ponton va-t-il falloir s’équiper pour faire que la barque retrouve un autre voile que celui influenceur de la perte de conscience ?
Tes seins me tirent à la berge pour me donner leur bouche-à-bouche et tu me tiens en cale, fenêtre grande ouverte pour espoir, au contact de l’alliage du creuset
Il y a dans ce tonnerre un bruit de couleur primitive que l’espace garde en ligne
Les oiseaux s’essuient d’une caresse à l’image tirée pour récolte…
En touches comme en brassées, de mes doigts au sein de l’arc-en-ciel sentir venir la langue de la vie remuer mes jambes jusqu’à l’érection créative, toi tu en connais l’art
Sur le bout des lèvres
Me dit le regard que je laisse se balader sur toi…
Sur le blanc qui coiffe tu as ramené la verdeur du sentiment au nom qu’en ce qui le concerne l’âge s’en moque et s’en remet à l’éternel pour seule conviction
Le rodage des véhicules effacé aujourd’hui, s’étant ici montré plus qu’utile à l’instruction de fond qui mène au-delà de la sortie de chez le concessionnaire, nous a sorti du paradoxe
Il apparaît qu’on ne va au corail en franchissant la coquille qu’en respectant les étapes dans les mains que jusqu’à faire sortir la poule pour qu’elle ponde
Alors Le Peintre en faisant tomber les bretelles peut trouver la peau et le pouls sous la robe des saisons, le vert maritime outre-mer sous la flottaison.
Je t’ai rencontrée par hasard Ici, ailleurs ou autre part Il se peut que tu t’en souviennes. Sans se connaître on s’est aimés Et même si ce n’est pas vrai Il faut croire à l’histoire ancienne.
Je t’ai donné ce que j’avais De quoi chanter, de quoi rêver. Et tu croyais en ma bohème Mais si tu pensais à vingt ans Qu’on peut vivre de l’air du temps Ton point de vue n’est plus le même. Cette fameuse fin du mois Qui depuis qu’on est toi et moi Nous revient sept fois par semaine Et nos soirées sans cinéma Et mon succès qui ne vient pas Et notre pitance incertaine. Tu vois je n’ai rien oublié Dans ce bilan triste à pleurer Qui constate notre faillite. » Il te reste encore de beaux jours Profites-en mon pauvre amour Les belles années passent vite. » Et maintenant tu vas partir Tous les deux nous allons vieillir Chacun pour soi, comme c’est triste. Tu peux remporter le phono Moi je conserve le piano Je continue ma vie d’artiste. Plus tard sans trop savoir pourquoi Un étranger, un maladroit Lisant mon nom sur une affiche Te parlera de mes succès Mais un peu triste toi qui sais » Tu lui diras que je m’en fiche… que je m’en fiche… »
Tout ce que j’ai fait en m’ayant mené là où se tient ce soleil qui a réuni toute la recherche de la traversée, regarde l’autre rive du serein de l’abouti d’un absolu réalisé dans la seule forme possible
Mon concept d’amour en refusant la manière de faire le monde sans humanisme, refuse l’irrespect de la connaissance, croissance de toute forme destructive, matérialisme, extrémisme, abandon du sacré laïque, intolérance, bafouement de la beauté
Pérennisant le temporel ainsi voulu au-delà des nuits , comme un humble rêve..
Les chercheurs d’hors ayant colonisé, l’art se trouva en quête du Mont dit Parnasse dans sa baie débarrassée des anges
S’étendit alors ce tapis-volant doux elle s’allongea dans l’anémone correspondante à ces deux-là, légende de beauté gâchée par l’absurde évolution de société
Prenant la manivelle du chevalet elle fit du peintre l’encrier par où sortir de l’impasse
Olympe d’un sport de combat qui rougit de bleu tendu de l’éperon vers l’obstacle
Surréalisme émancipé qui franchit l’inaudible, l’absence d’une sensualité forte d’érotisme atteint, le sourd de l’oeil vers franchissant, le doigt atteignant la cuisse au plus profond, l’herbe sauvage qui dévore les tontes polluantes et gagne au rêve des jours poursuivant les nuits sans interruption
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