LIBRE SENS


LIBRE SENS

Sombre couleur qui de son bruit de botte couvre l’orée de sa cinquième colonne

Parti de sa branche au devant de la vague franche de la marée, l’oiseau pris dans le filet cherche l’embrun pour laver la lande

et du pore remonté il serre l’anneau plus fort en voyant les mariés sortir de la chapelle

un enfant criant la vérité par sa bouche

coupe le barbelé…

Niala-Loisobleu – 11 Juin 2022

A PERTE DE VUE DANS LE SENS DE MON CORPS PAR PAUL ELUARD


Paul Eluard

A PERTE DE VUE DANS LE SENS DE MON CORPS PAR PAUL ELUARD

Sous les arbres toutes leurs branches toutes leurs

feuilles
L’herbe à la base les rochers et les maisons en masse
Au loin la mer que ton œil baigne

Ces images d’un jour après l’autre
Les vices les vertus tellement imparfaits

La transparence des passants dans les rues de

hasard
Et les passantes exhalées par tes recherches obstinées
Tes idées fixes au cœur de plomb aux lèvres vierges
Les vices les vertus tellement imparfaits
La ressemblance des regards de permission avec les

yeux que tu conquis
La confusion des corps des lassitudes des ardeurs
L’imitation des mots des attitudes des idées
Les vices les vertus tellement imparfaits

L’amour c’est l’homme inachevé.

PAUL ELUARD

L’OISEAU PLUME A PLUME


L’OISEAU PLUME A PLUME

Le prix loin d’excellence vient justifier l’indifférence humaine et sa vanité criminelle

Ô jardin en sa demeure il faut que tu serves à venger sans rien apaiser, juste ajouter aux peurs la douleur des réparations comme si on voulait se servir du mensonge biblique

Des fleurs devenues algues dans une mer coloniale de quel ponton va-t-il falloir s’équiper pour faire que la barque retrouve un autre voile que celui influenceur de la perte de conscience ?

Tes seins me tirent à la berge pour me donner leur bouche-à-bouche et tu me tiens en cale, fenêtre grande ouverte pour espoir, au contact de l’alliage du creuset

Il y a dans ce tonnerre un bruit de couleur primitive que l’espace garde en ligne

Les oiseaux s’essuient d’une caresse à l’image tirée pour récolte…

Niala-Loisobleu – 5 Juin 2022

CONTRE-MUR BLANCHE-TREILLE


CONTRE-MUR BLANCHE-TREILLE

Grimpée comme une vigne en treille aux pierres de l’abdomen du passage, la toison blanche marque l’âge du tant

En approchant de la porte du four on peut entendre le feu crépiter sans que rien des désordres climatiques n’ait éteint de ses crues

Le carré des troupes de végétation sauvage tenant bon, la dégénérescence n’a pu aborder

Vieillir c’est garder son enfance alerte

chaque pierre étant une page pleine, l’oeill s’y pose en oiseau de paradis

tes mots, mes couleurs

exposent en gravant leur vouloir-être sans se soucier du courant de la rue vide, cela n’est pas de notre fait…

Niala-Loisobleu – 4 Juin 2022

DU GOÛT DES LÈVRES


DU GOÛT DES LÈVRES

En touches comme en brassées, de mes doigts au sein de l’arc-en-ciel sentir venir la langue de la vie remuer mes jambes jusqu’à l’érection créative, toi tu en connais l’art

Sur le bout des lèvres

Me dit le regard que je laisse se balader sur toi…

Niala-Loisobleu – 27 Mai 2022

« L’ETAPE DANS LES MAINS » (Le Peintre 2) – NIALA 2022 – ACRYLYQUE ENCADRE S/VERRE 40X50


NIALA

« L’ETAPE DANS LES MAINS »

(Le Peintre 2)

NIALA 2022

ACRYLYQUE S/ CONTRECOLLE

ENCADRE S/VERRE 40X50

Sur le blanc qui coiffe tu as ramené la verdeur du sentiment au nom qu’en ce qui le concerne l’âge s’en moque et s’en remet à l’éternel pour seule conviction

Le rodage des véhicules effacé aujourd’hui, s’étant ici montré plus qu’utile à l’instruction de fond qui mène au-delà de la sortie de chez le concessionnaire, nous a sorti du paradoxe

Il apparaît qu’on ne va au corail en franchissant la coquille qu’en respectant les étapes dans les mains que jusqu’à faire sortir la poule pour qu’elle ponde

Alors Le Peintre en faisant tomber les bretelles peut trouver la peau et le pouls sous la robe des saisons, le vert maritime outre-mer sous la flottaison.

Niala-Loisobleu – 11 Mai 2022

La Vie d’Artiste – Léo Ferré


Léo Ferré

La vie d’artiste – Léo Ferré

É

Je t’ai rencontrée par hasard
Ici, ailleurs ou autre part
Il se peut que tu t’en souviennes.
Sans se connaître on s’est aimés
Et même si ce n’est pas vrai
Il faut croire à l’histoire ancienne.

Je t’ai donné ce que j’avais
De quoi chanter, de quoi rêver.
Et tu croyais en ma bohème
Mais si tu pensais à vingt ans
Qu’on peut vivre de l’air du temps
Ton point de vue n’est plus le même.
Cette fameuse fin du mois
Qui depuis qu’on est toi et moi
Nous revient sept fois par semaine
Et nos soirées sans cinéma
Et mon succès qui ne vient pas
Et notre pitance incertaine.
Tu vois je n’ai rien oublié
Dans ce bilan triste à pleurer
Qui constate notre faillite.
 » Il te reste encore de beaux jours
Profites-en mon pauvre amour
Les belles années passent vite. »
Et maintenant tu vas partir
Tous les deux nous allons vieillir
Chacun pour soi, comme c’est triste.
Tu peux remporter le phono
Moi je conserve le piano
Je continue ma vie d’artiste.
Plus tard sans trop savoir pourquoi
Un étranger, un maladroit
Lisant mon nom sur une affiche
Te parlera de mes succès
Mais un peu triste toi qui sais
 » Tu lui diras que je m’en fiche…
que je m’en fiche… »

« L’ART DE FAIRE » (Nouvelle Série: LE PEINTRE 1) – NIALA 2022 – ACRYLIQUE S/ CONTRECOLLE 40X50


NIALA 2022

« L’ART DE FAIRE »

(Nouvelle Série: LE PEINTRE 1)

NIALA 2022

ACRYLIQUE S/CONTRECOLLE 40X50

Tout ce que j’ai fait en m’ayant mené là où se tient ce soleil qui a réuni toute la recherche de la traversée, regarde l’autre rive du serein de l’abouti d’un absolu réalisé dans la seule forme possible

Mon concept d’amour en refusant la manière de faire le monde sans humanisme, refuse l’irrespect de la connaissance, croissance de toute forme destructive, matérialisme, extrémisme, abandon du sacré laïque, intolérance, bafouement de la beauté

Pérennisant le temporel ainsi voulu au-delà des nuits , comme un humble rêve..

Aujourd’hui montre que j’ai raison de croire.

Niala-Loisobleu

9 Mai 2022

« LA FEMME TAPIE DANS L’ATELIER » – NIALA 2022 – ACRYLIQUE S/TOILE 61X50


« LA FEMME TAPIE DANS L’ATELIER »

NIALA 2022

ACRYLIQUE S/TOILE 61X50

Les chercheurs d’hors ayant colonisé, l’art se trouva en quête du Mont dit Parnasse dans sa baie débarrassée des anges

S’étendit alors ce tapis-volant doux elle s’allongea dans l’anémone correspondante à ces deux-là, légende de beauté gâchée par l’absurde évolution de société

Prenant la manivelle du chevalet elle fit du peintre l’encrier par où sortir de l’impasse

Olympe d’un sport de combat qui rougit de bleu tendu de l’éperon vers l’obstacle

Surréalisme émancipé qui franchit l’inaudible, l’absence d’une sensualité forte d’érotisme atteint, le sourd de l’oeil vers franchissant, le doigt atteignant la cuisse au plus profond, l’herbe sauvage qui dévore les tontes polluantes et gagne au rêve des jours poursuivant les nuits sans interruption

L’amour cause tout seul leur poésie

elle est là

son lin cotre l’autre.

Niiala-Loisobleu – 28 Avril 2022