La vérité du drame est dans ce pur espace qui règne entre la stance heureuse et l'abîme qu'elle côtoie : cet inapaisement total, ou cette ambiguïté suprême. Saint-john Perse
Être vieux ? Oh, je me voyais… rassasié comme un paysage peuplé de noces de campagne festoyant en rires et chants mais non, je me suis senti comme un camion lassé du voyage bourré de mobilier sans âge et aucune chanson d’enfant ou ce vieux meuble dans l’entrée très fier, avec son pied cassé et sa conception compliquée qui interdit de le bouger je me suis senti comme un peuple dont il ne faudrait plus parler sur de longs chemins, égaré sans savoir aller où – un peuple… soudain je me suis senti vieux amours éteints par des vents sales aventures à fond de cale réussites à un cheveu ou un chapitre dans un livre pas marrant (rien que des longueurs…) lui, assiégé par des vainqueurs le héros cherchait juste à vivre ainsi je suis dans mon retrait et je vous invite à ma table et à y trinquer, innombrables plus léger je me sentirai les vieux, ça fait ça, ça mitonne eh oui ! Au lieu de s’adapter les vieux, ça fait ça, ça pardonne même au vent qui fait que tourner malheureux, non ; mais transitoire navigant parmi l’illusoire c’est un p’tit peu lourd à gérer un p’tit peu lourd à digérer soudain je fus vieux pour de bon ah, vous ne pouvez pas comprendre ! on risque pas de m’y reprendre j’ai dit vieux, eh ! j’ai pas dit…
s’annonce comme ce qu’il faut savoir et surtout distinguer entre le fond et l’apparence
Me voici visible à l’Ecluse
mis à niveau pour le passage
Ce monde à plusieurs faces est un épouvantail redoutant l’oiseau par-dessus tout
aussi il affute son hypocrisie pour le tromper
Par la voie du silence les jours sont baladés en émettant leurs fumées
ruses d’indiens égarant de la seule destination
La poussée du volet libérant la lumière individuelle
Celle d’un Grindel, m’est parvenue au début de l’adolescence
Le matin en quittant la ruche Verneuil, mes pas allaient à sa poésie sans retenue
Visionnaire il m’initia au Surréalisme
Seule ouverture sans limite sur la Muse
Découverte de l’Absolu
De quoi ôter au voeu son machiavélique usage
Et ouvrir sans rien vouloir dénaturer, au mystique dans toute la force de la vérité
L’amour intègre passe par l’inévitable corruption du quotidien
Je peins pour dire autrement
Elle m’entend
Barbara a toujours su la racine
le dernier tableau lui est entièrement dédié
Je lui donne en bonne année comme pour lui dire, je suis là, je tiens sans me retenir autrement qu’au chevalet, La Chaume fertile, la couleur poétique, cet enfant silencieux là, ce sein de sel, plus loin que l’infinité du chien noir, l’Autre-Monde bien réel à la plume de ses vers.
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