L’oliveraie


L’Oliveraie

Par la coulée des cigales

et sous la conduite des dalles

le pied chante « fleurs bleues » aux abeilles

L’air des troncs tordus comme une douleur

prend le coeur

où la vie se multiplie

colombes lâchées pour le choix du fruit

Le noyau tourné sur la langue

j’écoute le bief chanter

La roue tourne

comme l’âne raconte à la veillée

l’émoi à deux mains

Niala-Loisobleu – 25 Octobre 2022

La part des choses


« EVEIL DES FORMES ENCLOSES » – NIALA 1982 – HUILE S/TOILE 100X81

La part des choses

C’est il y a

pas un conte à dormir que ce tableau garde comme auto-portrait des choses

cette époque des années 80 tient une richesse d’expression qui se montre aujourd’hui comme la gardienne la plus sûre des vertus

La poésie sud-américaine en fond de page, le partage espagnol dans sa proximité intégrale ont guidés mes intuitions de décadence certaine à prendre assez de convictions pour franchir la barre

Merveilles accrochées à la charpente des arènes et passes heureuses en dehors des coups de cornes, la trompette me garde la queue et les oreilles pour parer au vide actuel

On ne tue que l’homme pas la vie

Le dieu qu’il s’est voulu ne vaut que dalle à côté du plus simple brin d’herbe

L’amour garde à l’oiseau le contre-poison à la morsure de l’indifférence et du mépris de la nature

La mer ne se retient pas d’avancer.

Niala-Loisobleu – 25 Octobre 2022

Coeur dans la cour


Coeur dans la cour

Par la force cosmique le jardin s’ouvre aux battements de son cœur. Face à cette intégrité courtoise qui l’a porté en croisade s’asseoir à la rondeur de cette seule table qui étonnement demeure dans la forêt primitive d’un univers enchanteur. Toujours coiffé de pure intention. Les deux pôles branchés à la lumière aurorale.

La beauté à cheval tirant le voile à l’amble parallèle d’un environnement fidèle.

Au roulis équin l’aqueux en panache tire les hirondelles sur le fil d’un échange téléphonique les yeux dans l’oreille.

Niala-Loisobleu – 25 0ctobre 2022