
DERRIERE UN TRAIN
La partie qui s’enfuie laisse de la place ouverte pour imaginer
et le bruit des boogies éclaire à peine la destination
Entre ce qui est et ce qu’on voudrait c’est totalement clos.
Niala-Loisobleu – 20 Août 2022

DERRIERE UN TRAIN
La partie qui s’enfuie laisse de la place ouverte pour imaginer
et le bruit des boogies éclaire à peine la destination
Entre ce qui est et ce qu’on voudrait c’est totalement clos.
Niala-Loisobleu – 20 Août 2022

MONA LISA – NAT KING COLE
Mona Lisa, Mona Lisa
Mona Lisa, Mona Lisa
Les hommes t’ont nommé
Men have named you
Tu ressembles tellement à la dame au sourire mystique
You are so like the lady with the mystic smile
Est-ce seulement parce que tu es seul
Is it only cause you’re lonely
Ils t’ont blâmé
They have blamed you
Pour cette étrangeté de Mona Lisa dans ton sourire
For that Mona Lisa strangeness in your smile
Souriez-vous pour tenter un amant, Mona Lisa
Do you smile to tempt a lover, Mona Lisa
Ou est-ce ta façon de cacher un cœur brisé
Or is this your way to hide a broken heart
De nombreux rêves ont été amenés à votre porte
Many dreams have been brought to your doorstep
Ils sont juste couchés là, et ils meurent là
They just lie there, and they die there
As-tu chaud, es-tu la vraie Mona Lisa
Are you warm, are you real Mona Lisa
Ou juste une belle œuvre d’art froide et solitaire
Or just a cold and lonely, lovely work of art
Souriez-vous pour tenter un amant, Mona Lisa
Do you smile to tempt a lover, Mona Lisa
Ou est-ce ta façon de cacher un cœur brisé
Or is this your way to hide a broken heart
De nombreux rêves ont été amenés à votre porte
Many dreams have been brought to your doorstep
Ils sont juste couchés là, et ils meurent là
They just lie there, and they die there
As-tu chaud, es-tu la vraie Mona Lisa
Are you warm, are you real Mona Lisa
Ou juste une belle œuvre d’art froide et solitaire
Or just a cold and lonely, lovely work of art
Mona Lisa, Mona Lisa
Mona Lisa, Mona Lisa

FESTOIEMENT (Reprise)

AIGUILLAGE
Le fil en tournant la tête de côté découvre où coudre le bouton d’ouverture
Quel étouffant été on vient de connaître sans pas toujours pouvoir y comprendre quelque chose. A part l’abus de confiance manifeste
Une bobine de bleu pour joindre les bretelles des jarretelles et accéder au golfe des bains de minuit en tenue ad hoc révèle un heureux présage
La diversité des coloquintes place un assemblage harmonieux dans la coupe sur la table de la salle-à-manger où la rondeur trouve de quoi restaurer
Le melon charentais est charnu et le raisin gros de grappe
Le tableau que tu souhaites cherche à croiser ton regard dans l’équilibre de sa construction.
Niala-Loisobleu – 19 Août 2022

AU SEIN DU SALON
Sur le tapis pris en Turquie et autour des pas de la muraille de Chine, des livres d’art racontent au tatou du Mexique comment aller dans la plaine des Jarres remplir son rêve de souvenirs inaltérables
Des bateaux qui vont et qui viennent une valse te fait tourner la tête vers le Cap de toutes les espérances
Quand ton sein plus lourd qu’un mauvais tour sort, dans mon ventre se passe cette sensation incontrôlable du décollage. Des chevaux sauvages se rassemblent alors autour des lacs de Dalécarlie et je monte à cru la tente jusqu’en Mongolie
Entre tant un marchand d’andouilles a gagné le pore pour briser le réveil
L’heure aphone allongée sur un des canapés bleus demande un mojito à la serveuse de rumbas en pressant le citron vers la réouverture de la voie
J’ai vu le train venir à quai au moment où tu as décroisé tes jambes pour faire fuir les corbeaux noirs
-Dieu mais c’est St-Lazare qui sort de la fumée , s’écrie Claude Monet…
Niala-Loisobleu.
18 Août 2022

SENSATION
Un peu d’air par la fenêtre
j’écarte les deux pans de ta robe ouverte
tu surgis de la terre entre mes mains ouvertes
Tout n’est pas devenu irrémédiablement sec au bout du couloir.
Niala-Loisobleu – 18 Août 2022

Porte ouverte sur l’interrogation climatique on sait pas quoi répondre
Chaud-froid grêle et pluie se déversent à contre -courant de l’attente
Niala-Loisobleu – 18 -Août 2022

Tu avais beau faire et beau dire
Marc Ogeret/Louis Aragon
Tu avais beau faire et beau dire
Tu avais beau faire et beau dire
Je fus cette ombre qui te suit
Le temps par tes doigts qui s’enfuit
Comme le sable noir des nuits
Le soleil brisé dans la pluie
Tu avais beau faire et beau dire
Je fus là l’hiver et l’été
Un air dans la tête resté
D’avoir été sans fin chanté
Ou simplement d’avoir été
Tu avais beau faire et beau dire
Sur tes pas où tu vas je veux
Être ce bruit que fait le feu
Cet écho qui semble un aveu
L’Ave du vent dans tes cheveux
Tu avais beau faire et beau dire
Tu ne te parvins démêler
De ce qui fut ou m’a semblé
De ce amour dont j’ai tremblé
De ce bonheur que j’ai volé
Tu avais beau faire et beau dire
Te fermer à ce que je dis
Jurer Dieu que j’en ai menti
Détourner tes yeux vers l’oubli
Nier mon cœur et ma folie
Tu avais beau faire et beau dire
Voici venu les jours sans nous
Et pour les gens de n’importe où
Je demeure sur tes genoux
Comme un bouquet qui se dénoue
Tu avais beau faire et beau dire
Louis Aragon

Z’AILES DEPLOYEES
Les yeux se coupent quelques fleurs dans ce coin épargné par les brûlures
un rêve comme une voix sortant d’une laryngite du chant clos
Aux nuages porteurs d’eau que le vent transporte les collines bondissent du décolleté
ne parlons pas de l’herbe rasée par la canicule qui se déculotte pour avaler sans interdiction
Des cantonniers avisés nettoient sous peine de réaction d’insoumis, les avaloirs stratégiques d’égouts, obstrués de saloperies
Dans le gâchis à venir la crue prendrait la place du feu, histoire d’éteindre ce qu’on a pas besoin, que ça n’étonnerait qu’un porte-paroles de la vision actuelle.
Niala-Loisobleu – 17 Août 2022
D
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