INSPIRATION


INSPIRATION

La noria des narines puise dans l’âne le chemin circulaire en son Centre autour de sa figue

Allo est-ce ?

Par le portail de l’hacienda la planche courbe balance plus de fruits que de saisons emportent

Le chien voit des tomates dans son sommeil de bas de portes

Moi je trempe ma main gauche dans le bac du jardin posé en marmite sur l’herbe folle

-Hallucinai-je ?

-Non

L’âne a bien vu la carotte parmi le céleri et les poireaux

il renifle deux fois plus vite, je déborde, inondant le taire d’un coup de bleu au couteau…

Niala-Loisobleu – 23 Mars 2022

À propos du peint ressenti


L’inspiration suit l’écho qui cogne aux parois internes de l’artiste. Son miroir se tain de l’extérieur dont il est récepteur avant de s’en faire l’émetteur. La durée d’exécution de l’œuvre en cours va forcément créer des échanges d’itinéraires en fonction des pannes du fameux écho original

La spontanéité trace le dessin du dessein en premier auquel les couleurs s’adaptent

La reprise part alors à l’usage du blanc en pâte dans une sorte de pétrissage visant à suivre mais à partir du jour présent

De cette jonction je ressens la fusion spirituelle se joindre à la charnelle dans les stimuli aboutis.

Niala-Loisobleu – 23 Mars 2022

Grès rouges


Grès rouges

Sur la ligne en corps frissonnante, chaudes apparences verticales, l’amour incise son pétroglyphe

conclusion érotique d’un voyage dans l’ocre rouge transversale

Le burin a des cris de femme qui s’offre à la fente de la main d’homme

Sur le sec de roche la rivière installe la blancheur d’ibis de garde

Puis au coude de la veine bleue passe l’anneau brun au doigt de l’hymen

au bout de la pirogue creusée dans l’arbre, l’arc-en-ciel se couche sur la palette en pressions régulières

On n’éteint pas le trottoir tenu à l’ombre dans sa guerre

on le tourne plein soleil pour qu’il garde dans ses ongles l’image éternelle de l’arme nue clef-aire à sortir des ruines.

Niala-Loisobleu – 23 Mars 2022