CARREFOUR


CARREFOUR

A part le rétroviseur qui bascule du contenu au choix de ses tiroirs, le carrefour arrive droit devant par le pare-brise

Il faut choisir la route qui tient vive le demain consécutif à l’hier

Bien sûr des tronçons en travaux surgiront

C’est comme le tant, il peut pleuvoir, tempêter, ou neiger, ça n’empêche que mettre l’aiguille sur SOLEIL, dépend du choix personnel

On a le flair de son courant au relevé des indices mis sur la route

Le sens du langage du vent, la façon d’où le creux résonne, la diagonale de l’escalier, la couleur de la 25° heure, l’herbe grasse ou le rêche du silex. l’écho des voûtes de la nef, tout ce qui provient de l’apprentissage initiatique. est à tirer de sur la carte.

Niala-Loisobleu – 17 Février 2022

Jean Ferrat – Mon pays était beau


Jean Ferrat – Mon pays était beau

Mon pays était beau, d’une beauté sauvage
Et l’homme le cheval et le bois et l’outil
Vivaient en harmonie jusqu’à ce grand saccage
Personne ne peut plus simplement vivre ici

Il pleut sur ce village aux ruelles obscures
Et rien d’autre ne bouge, le silence s’installe au pied de notre lit
Ô silence, rendre et déchirant violon, gaie fanfare
Recouvre-nous du grand manteau de nuit, de tes ailes géantes

Mon pays était beau, d’une beauté sauvage
Et l’homme le cheval et le bois et l’outil
Vivaient en harmonie jusqu’à ce grand saccage
Personne ne peut plus simplement vivre ici.

Source : LyricFind

SÛR REALISONS LE RÊVE PENDANT QU’IL EST ENCORE TANT…


Daria Petrilli http://www.tuttartpitturasculturapoesiamusica.com

SÛR REALISONS LE RÊVE PENDANT QU’IL EST ENCORE TANT…

Comme un geai qui est bleu et non noir comme le jet pandémique

en dépit du temps

Daria Petrilli

nous traverse sur sa voix romaine

tenant en mains cette part céleste qui contre « Les désastres de la guerre » mène combat pour tenir la vie en vie

Ô Goya toi qui vint finir près de chez moi avec ta laitière, aujourd’hui je fais appel à Daria Petrilli, latine après toi

Il faut trouver la force de la foi avant de s’endormir

La belle romaine me convient mieux qu’un pape pour ce faire tant ça tremble à la frontière de l’Est…

Tu sais, je pense aussi à toi Pablo, en moi ça « Guernica »

Niala-Loisobleu – 16 Février 2022

Daria Petrilli Artiste-Peintre italienne -Surréalisme – Habite à Rome

NOURRI AU SEIN


NOURRI AU SEIN

Suspendu, élastique, le moinillon une goutte encore au bec, se lance

au milieu des champs de mines sous-marin hâlé en surface terrestre

Je garde aux lèvres le mouvement souple de ton lâché de bretelles

comme un gage de protection illimitée qui me reste insufflé.

Niala-Loisobleu – 16 Février 2022

PLAINE LUNE


PLAINE LUNE

Ventre plus rond tu meurs, la voici venue les deux seins en avant sur le cas peau d’un jour du semeur

Le cheval à l’araire d’une marseillaise aux beaux sillons

Si l’on plantait, dit la Père à son Fils, y resterait un tant des cerises avant le grand hiver…

Niala-Loisobleu – 16 Février 2022

J’Arrive où je suis Etranger – Jean Ferrat/Louis Aragon


J’Arrive où je suis Etranger

Jean Ferrat/Louis Aragon

Rien n’est précaire comme vivre

Rien comme être n’est passager

C’est un peu fondre comme le givre

Et pour le vent être léger

J’arrive où je suis étranger

Un jour tu passes la frontière

D’où viens-tu mais où vas-tu donc?

Demain qu’importe et qu’importe hier

Le cœur change avec le chardon

Tout est sans rime ni pardon

Passe ton doigt là sur ta tempe

Touche l’enfance de tes yeux

Mieux vaut laisser basses les lampes

La nuit plus longtemps nous va mieux

C’est le grand jour qui se fait vieux

Les arbres sont beaux en automne

Mais l’enfant qu’est-il devenu?

Je me regarde et je m’étonne

De ce voyageur inconnu

De son visage et ses pieds nus

Peu à peu tu te fais silence

Mais pas assez vite pourtant

Pour ne sentir ta dissemblance

Et sur le toi-même d’antan

Tomber la poussière du temps

C’est long vieillir au bout du compte

Le sable en fuit entre nos doigts

C’est comme une eau froide qui monte

C’est comme une honte qui croît

Un cuir à crier qu’on corroie

C’est long d’être un homme une chose

C’est long de renoncer à tout

Et sens-tu les métamorphoses?

Qui se font au-dedans de nous

Lentement plier nos genoux

Ô mer amère, ô mer profonde

Quelle est l’heure de tes marées?

Combien faut-il d’années-secondes?

A l’homme pour l’homme abjurer

Pourquoi pourquoi ces simagrées?

Rien n’est précaire comme vivre

Rien comme être n’est passager

C’est un peu fondre comme le givre

Et pour le vent être léger

J’arrive où je suis étranger.

AU DIRE DES GRENOUILLES


AU DIRE DES GRENOUILLES

Le né nu phare disparaîtrait sous le gommage de l’indifférence venu tout droit de la disparition des allumeurs de réverbères

Lourdes peine aux abords de la pleine lune de Février

face à la mer, derrière l’étendoir, tu es montée pêcher l’espoir sur la pointe des pieds à faim de l’étendre au saloir

C’est alors que de la baleine à bosse en manoeuvre on a pu voir l’Atlandide sauter le pas du mirage.

Niala-Loisobleu 15 Février 2022

RECOUDRE LE VELO AU CHEMIN


RECOUDRE LE VELO AU CHEMIN

Et laisser la mer sucer la côte, alerte

en séparant la tête du malheur de son hybride addiction

pour que sous le manteau la main se glisse honnêtement au coeur du noyau

Le cheval alors ira à la bataille charger les moulins de continuer le tant du Don de soi et Quichotte

J’ai vu sortir la naissance d’entre les jambes de la vie comme le cri du rémouleur en dehors des ghettos.

Niala-Loisobleu – 15 Février 2022

MA FLEUR DU BIEN


MA FLEUR DU BIEN

Rien ne marque un rang d’orchestre

mais la place reste la plus chère autrement qu’en argent

Que le rideau fasse aux trois coups du gendarme

rentrer le soleil pour seul phare au devant du rire de la joie

pour que le flot te porte la tête hors de l’eau

« Tiens-bon mon FIls. »

Niala-Loisobleu – 15 Février 2022

JEAN FERRAT – L’EMBELLIE


JEAN FERRAT – L’EMBELLIE

Ecris quelque chose de joli
Des vers peut-être ou de la prose
Un instant de rêve et de pause
Dans le tumulte de la vie
Ecris quelque chose de joli
Quelques mots de bleu et de rose
Un moment de métamorphose
Que tu nommerais l’embellie

L’embellie l’embellie
L’embellie l’embellie

Verse un peu de joie dans nos cœurs
Avec des riens qui vous délivrent
Un peu d’espoir et de douceur
On en a tant besoin pour vivre

Ecris quelque chose de joli
L’odeur des lilas et des roses
Chante-nous la beauté des choses
Dans les yeux de l’homme ébloui
Ecris quelque chose de joli
L’aube entre nos bras qui repose
La seconde où lèvres mi-closes
Le plaisir vient comme la pluie

L’embellie l’embellie
L’embellie l’embellie

Ces mots à peine murmurés
Dans la tendresse qu’on devine
Baigné de musique angevine
Le temps sur nous s’est refermé

Je l’aurais voulu si joli
Ce poème en bleu et en rose
Cet instant de rêve et de pause
Dans le tumulte de la vie
Je l’aurais voulu si joli
Mon amour en qui tout repose