La vérité du drame est dans ce pur espace qui règne entre la stance heureuse et l'abîme qu'elle côtoie : cet inapaisement total, ou cette ambiguïté suprême. Saint-john Perse
Dans l’attrait activé par cette nouvelle médiocrité que sont les influenceurs, l’étouffoir des compétences augmente son poids
Extrémisme d’une bêtise savamment cultivée qui peut conduire de l’anodin stupide et inculte au fascisme brûleur de livres et puis d’hommes
Je vomis pour me laver les tripes afin de garder ce que j’ai appris de la non-influence du savoir
Seul le laid fait étalage
La prétention ayant juste l’ignorance pour diplôme
Flore
beauté sauvage
humilité de la rosée que la pâquerette pointe au matin
les serres industrielles de Hollande et d’ailleurs atterrissent chaque jour sur ton ventre pour livrer leur absence de senteur
Perdre le discernement au profit de l’applaudissement systématique est la pire injure qu’un artiste rencontre, c’est faire affront à l’ART qui dénonce l’obscurantisme..
J’ai vu ses yeux Un bel étang de femme-saule perdue dans un espace étrange Le songe lointain des contrées et ses lèvres d’oiseau mouillées Si bien que du bout de mes doigts j’aurais voulu les essuyer
Comme au matin, une fontaine, son sourire d’enfant comblé Plus clair que l’infante Isabelle et plus vif qu’un jet d’hirondelles Que l’oriflamme du matin et le miroir d’une sirène Le page blond du printemps et l’alauda des mutinés
Est-il permis d’être aussi blonde à en rendre jaloux les blés De Beauce et de Brie rassemblés au bord du chemin de sa course ? Et je les entends murmurer que Dieu les a abandonnés Et moi, Dieu je lui en sais gré pour la beauté qu’il m’a donnée
Vivace comme un fil de anche si le vent lui a ordonné Ou si le vent l’a ordonné à la tendresse abandonnée Comme un bouquet d’herbes de rives, humide et tiède sans parler Humide qui me rend humide, les yeux entre rire et pleurer
Et sa joie à pleines dents blanches c’est Chartres au matin ressuscitée Naïve et farouche Gavroche, ma farouche avec le menton Ma naïve avec ses fredaines, ma fleur de neige et d’eau Mon clown-enfant, ma barbouillée, ma korrigane libérée Ma blonde enfant, ma tant aimée
Je vais apprendre à me taire, je vais apprendre à écouter Passer le vent entre ses lèvres et je vais devenir léger Je vais devenir léger Et puis de laiteuses tendresses, je vais apprendre à calmer ces craintes d’enfant effrayé Qui a peur du noir et appelle. Et je vais devenir berger
Alors que les restes de ce jour agité, petit à petit sombraient, ta voix sortant des limbes lâcha les tisseuses à l’ouvrage. Le froid dépliant ses jambes ébroua cette absence due à des circonstances étrangères. La douceur de gorge tenue au lit, dans le palais des seins, belle au bois dormant, en levant l’oeil reconnut l’existence irrépressible de l’âtre non-éteint. Couverte de nappes laiteuses, la Chaume dévoile alors le symbole des mots nocturnes au nu de leur signification. Ce masque ne couvre pas que la bouche et le nez depuis qu’il a mis en place sa retraite imposée
Effondrée comme un vieil immeuble bordelais abandonné, la vie s’est bouchée de la rue et du pouls de son passage continu.
Sans raison profonde autre qu’une blessure fémorale. Le cheval, survivant parmi les débris, allant entre tous les cadavres d’un tant stoppé net.
D’un hennissement extrait à la force d’un restant rénal
l’appel résonna
aux pas étouffés des seins sortis des décombres
Remontant au dernier étage de l’arbre, l’oiseau ouvrit les lucarnes du Toi
Le soir Quand vous basculez dans le ciel Vers votre aventure nocturne Je voudrais retenir qui j’aime Il est trop tard Les biefs sont fermés Serai-je aussi seul avec le chant des peupliers Quand il n’y aura plus personne sur la terre ?
Le soir Quand vous basculez dans le ciel – Espoir ourlé de ses chagrins – Je vous dessine de la main Les biefs du cœur Ne sont qu’assoupis Le chant des arbres, c’est la vie qui nous tient réunis Je suis partout, veillant sur vous, sur cette terre
Le soir Quand vous basculez dans le ciel Le front brûlé au lendemain Je suis l’air et le vent dormant Les biefs du cœur Tremblent jusqu’au matin Il me suffit que vous me sachiez attentif dans l’ombre Je ne suis jamais seul. Vous ne m’oubliez pas
LA CROIX DE LA ROSE ROUGE PAR LOYS MASSON (Extraits)
Poitrine de l’olivier où l’arbre de patience est en son plus doux caressé par le temps d’aventure. Je m’y suis taillé un pan d’écorce
À votre semblance autrefois quand dans votre front l’été se cherchait encore —je l’ai enflammé ;
Un brasier très pur comme d’un holocauste plein de signes et de chants morts, j’y ai promené l’ombre de mes mains
Longtemps pour qu’elles soient sauves de toute tache et puis j’ai écrit à destination des sereins épan-deurs de joie votre nom tel qu’il était avant le lever du vent d’angoisse:
Avant moi.
Je n’ai jamais connu dans sa vérité ce qui m’était cher;
je brûlais d’absolu je m’inventais nécessaire
à son devenir. C’était hier.
Je passais près de la source sans voir le rouge-gorge y boire
en silence, économe de sa chanson pour ses amours du soir ;
je n’écoutais que la rumeur là-bas de l’embouchure mariage en moi de l’onde et du divin de la mer. Maintenant à ces jours morts qui tombent de mes épaules sans même rider l’eau je possède le dur savoir ;
Le pain des joies ne se fait que du levain de l’aléatoire : pour l’avoir ignoré je meurs de faim. Temps enfui.
Chacun à l’heure d’aimer regarde le soleil en face tel l’aigle en sa légende
et puis ferme les yeux sur une étoile du tard, l’humble et l’habile
la tamisante qui fait durer l’espoir en son leurre, le tranquille.
J’ai regardé jusqu’au vertige.
Temps enfui, cristal rebondissant en son écho de cristal en cristal, aveugle désormais de ne mirer que le convexe et l’oblique.
De lourds loriots anciens, cendres de leur chant encore convoient le matin vers son nom d’été.
Le révolu vit de proies humbles endormies sous le sommeil des haies ; il n’est là que pour témoigner
d’un homme parti de lui-même depuis plusieurs années.
La cécité des larmes est la plus profonde ces yeux dans les yeux qui en calme tumulte ne fixent que l’amour et la mort.
Christ, nuit d’Orphée, syllabe arrêtée du chant d’adieu, hier y ressuscitait dans le remords Eurydice ;
où maintenant est-il? Je tourne et tourne en vain dans de rondes ténèbres. Où sont sa croix, ailes clouées du Verbe, et mon reniement
qui l’avait plantée ? Je ne sais.
Déferlement d’eau longue : la mémoire ne s’oriente plus et s’aveugle.
Qu’ai-je été, qu’ai-je désiré, quelle est cette ombre
un matin venue avec l’aube m’aborder pour me rendre si seul ?
Déferlement, déferlement d’eau longue ; j’y ai perdu jusqu’au toucher, je ne peux même plus en suivre le contour.
Ni ombre peut-être ni personne : seulement un dessin de mon souffle
sur une vitre tachée, ma jeunesse.
Chacun du sel de ses larmes sécrète peu à peu lucidement sa tombe.
Où se dresse la mienne et quelle est-elle
au bout de quel sentier du vent?
Je me souviens à peine, comme au fond d’une autre vie, d’effluves tendres
qui me guidaient vers ma fin, me bâtissaient ma prison à la fois d’immobilité et d’audace
et de lendemain.
Comme au fond des sargasses d’une autre vie. Comme aux marches d’une éternité que je ne gravirai qu’à reculons
condamné à ne jamais montrer mon visage aux étoiles de rémission.
La ronce dans midi se déchire à son ombre saigne petit christ d’interdit
Avec mes états d’âme qui sont multiples et, changent l’humeur continuellement.
Pour ce que tu sais déjà ,
Le temps.
La vie.
La mort.
Je t’aime, avec le monde qui ne comprends pas.
Avec des gens qui ne comprennent pas.
Avec l’ambivalence de mon âme
Avec l’incohérence de mes actions,
Avec la fatalité du destin.
Avec la conspiration du désir.
Avec l’ambiguïté des faits.
Même quand je dis que je ne t’aime pas je t’aime.
Alors quand je te trompe, je ne te trompe pas.
Au fond de moi même je fais un plan, de t’aimer … mieux.
Eh bien, même si tu ne le crois pas, ma peau extrêmement étrange l’absence de votre peau.
Je t’aime.
Sans penser, inconsciemment, irresponsablement, spontanément involontairement instinctivement par impulsion , irrationnellement.
En fait je n’ai pas d’arguments logiques, ni même improvisés pour le soutien de cet amour que je ressens pour toi,qui a émergé mystérieusement,de nulle part , que , par magie, rien n’a guéri
et que miraculeusement, lentement, peu a peu avec peu et rien a amélioré le pire de moi.
Je t’aime.
Je t’aime avec un corps que ne pense pas ,avec un coeur qui ne raisonne pas,
avec une tête qui ne coordonne pas.
Je t’aime incompréhensiblement.
Sans me demander pourquoi je t’aime.Indépendamment des raisons je t’aime.
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