La vérité du drame est dans ce pur espace qui règne entre la stance heureuse et l'abîme qu'elle côtoie : cet inapaisement total, ou cette ambiguïté suprême. Saint-john Perse
« Je voudrais le mot blanc d’un ciel absent qui laissât trace de demeure. Un mot qui fût le lit du jour et parvînt à la fête unanime du vent. Croisement de chances et de campagne, bourdonnement des boucles de ta tête, rosaces, rosaces en partance et applaudissement sous le pic impavide du gris de l’horizon, des mains battraient dans l’herbe parmi les arbres et la faux des grands jours, et la vertu émancipée roulerait jusques aux franges du moment. Foules prolixes et ciselées, royaume retourné, jeunesse sous l’or gris et pivot d’une aisance somptueuse, — aucun diamant n’est autre que la possession nue de l’esprit sur le langage. »
En ton sein, Ô merveilleuse nuit passionnelle, Je fus de nouveau ce sublime papillon:
– Je déployai avec zèle mes fragiles ailes Afin d’envelopper l’intensité de tes émotions Pour y déposer mille et une paillettes d’or En frôlant avec grâce, Ô délicates plumes dorées, Les moindres recoins de ton sulfureux corps Sous l’emprise de cette séduction enflammée!!!!!-
Il te fut impossible de résister à ce désir De partir à la conquête de ce petit coeur: Il s’offre à toi dans l’espoir de se nourrir De quelque moment, « Ô Pur Bonheur »!!!!
Ainsi donc, tu découvris ce précieux trésor Cette tendre et majestueuse petite fleur; Aspire son nectar encore et encore, Elle s’érigera dans toute sa splendeur!!!!
Ô lors de nos puissants ébats endiablés L’un à l’autre inextricablement enchainés Résonnèrent l’écho de nos deux prénoms: Nous les criâmes dans la jouissance à l’unisson Complètement anéanti par Toi, Ô Ultime Plaisir, Ensemble, dans l’amour, nous venions de t’assouvir!!!!
Dorénavant, je serai toujours ta fée luciolée Qui éteindra sans relâche ta pénible nuit Car sans appréhension, tu t’es laissé emporter Dans l’espoir de chasser un instant tes ennuis Par les vagues de passion que tu voyais déferler Dans les abysses de l’océan tourmenté de mes yeux Au risque de t’y perdre et de t’y noyer à jamais!!!!
Après ce voyage à la fois magique et périlleux Ton regard s’anime de milliers d’étoiles mentholées Car maintenant, pour toi, je brille enfin de mille feux!!!!!
Ainsi, tu m’étreins de toutes tes forces sans fin: Moi, cette princesse dont tu es follement amoureux!!!! Main dans la main, nous poursuivrons ce chemin Et nous nous aimerons à n’en plus finir Sous ta protection, Ô très cher Saint Valentin, Tu as réuni nos deux âmes sur le point de mourir!!!!!
Au diable toutes frustrations ou désillusions Adieux Cruelle et amère Déception Aujourd’hui, je ne te crains plus- Ô Abandon-.. J’aime de toute façon à en perdre la raison!!!!!!
Joh Hope
« Une Fée Luciolée, des Etoiles Mentholées » Copyright Joh Hope, 2011Extrait de: « Ma Petite Plume d’Or, mon Trésor »
QUITTER LA NORME PAR JEAN CIPHAN (JEAN YVON CHAPIN)
Quitter la norme.
Quitter la norme énorme et sèche, Fouler le sentier vierge de la création, Vagabonder au gré de l’imagination, Respirer le bonheur !
Sublimer la peine en amour, Le désespoir en délivrance…
Briser le miroir du confort, Piétiner la quiétude du bien accompli, Rogner les certitudes des gens établis, Demeurer simple et fort !
Sublimer la peine en amour, La solitude en espérance…
Hélas, sont vains ces vœux de fou !
Le fou n’a plus sa place : La folie dérange, incommode, Bouleverse les codes, Les canons et les modes…
Ne serait-il fou que d’être autre, Apôtre saoul d’amour sur les sentiers perdus, Équilibriste seul, sur la corde tendue
Aux extrémités de laquelle Tenaillent et cisaillent Les tireurs de ficelle, Les faiseurs de misère, Les fomenteurs de guerre Et les spéculateurs de mort ?
Gardons-nous de briser le subtil équilibre…
Si le fil se rompait, Si s’effaçait le dernier port, Si s’éloignait le dernier corridor, Si s’effondrait le dernier pont jeté Entre ciel et enfer au–dessus des abîmes, Qui sait ce qu’il en adviendrait ?
Sans doute à tout jamais s’envolerait l’amour Et fureur et folie atteindraient à leur tour Les tireurs de ficelle !
Lors, Ceux-ci, Tombant de leur échelle, Mêlant lames et traits, Par malemort, Dans leur folie Produiraient l’ultime étincelle Qui tout à néant réduirait !
Août 1986
Jean Ciphan
« Chemins d’ailleurs »Extrait de: « Oser dire, poèmes et propos vagabonds » (Jean Ciphan)
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