La vérité du drame est dans ce pur espace qui règne entre la stance heureuse et l'abîme qu'elle côtoie : cet inapaisement total, ou cette ambiguïté suprême. Saint-john Perse
Déjà le vent se crispe sur la roche La colline assoiffée dénude ses cailloux Un vieil épouvantail qui parle encore S’acharne à mains nues Pour dresser un muret
Une tour sans orgueil Allonge sur le flanc Son rempart décharné
Un olivier pleure comme un saule Si seul À moitié déplumé Et songe à déserter
Et ce rêve qui poursuit les gens Un jour peut-être On pourra se laver.
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