MERCREDI CEINT
Cette peur feinte des hautes herbes quand du taillis les pigeons de ta poitrine ont éclaté les boutons de ton corsage à fleurs
je m’en souviens
D’un autre âge, nous n’étions qu’enfants jouant au père à la mère, les billes riant à pleines dents sur le lit du ciel de la marelle
Les repasseuses avaient déjà la chaleur aux reins en se racontant la dernière nuit avec le rémouleur
Et tranquille au bord du trottoir le cheval du bougnat attendait pour aller livrer quelques bûchettes et un sac de boulets chez la mère Angèle
En passant par la Butte je te montrerai l’abri douillet de la vigne, à cette heure-ci les pampres sont gorgés, prêts à être vendangés
Au soufflet de l’accordéon matinal, j’aspire les mouvements de ton ventre quand tu pousses à denser un Mercredi buissonnier
Niala-Loisobleu – 11 Septembre 2019






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