TRANSFERT


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TRANSFERT

 

Je défie la côte qui monte devant mes fenêtre, j’ai l’esprit assez dispos pour ne ne pas arrêter la présence de la mer.

Soit, j’ai les moyens du quotidien pour joindre, mais à compter d’une certaine personne, la poste est trop pleine de traquenards

nous voici dans le contre moyen-âge qui fut haut en couleurs et que des incultes ont baptisé à tort d’un nom qui va comme comme un gant au présent

certains départements de mon enfance furent inférieurs, pourquoi n’a-t-on pas revu le nom de cette haute époque courtoise quand jamais il n’en revint

Je te joins en marchant dans la mer, Ma, poussé par le cri matinal des Gibbons, plus encore que par ton recul à faire certaine route, il en est qui sont mortelles en dehors d’une question de vitesse. Top d’éléments pompent, les heures buvards sont lourdes à digérer.

Et puis marcher dans l’eau salée ce fut un de nos premiers désirs, alors je serais là plus vite en passant d’Atlantique en Iroise, pas besoin du truc à voler sur la Manche, j’aime la vieille méthode qui fait qu’on ne peut mieux joindre qu’en se collant peau à peau.

 

Niala-Loisobleu – 03/09/19

CHENAL


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CHENAL

 

Le piano éteint pousse des heures d’attente  en ignorant la demande du métronome qui se sent en voix

qui se demande si les plages ont une saison pour choisir leur rivage

avant que la lune éteigne son réverbère

Ce bois où l’amour trousse-chemise chante-t-il encore à présent qu’on relie les îles au continent ?

J’ai un pont dans le coeur sur l’arche campée de tes jambes, le pied du sol est tout en bas, loin des endroits mal fréquentés des quartiers de haute-surveillance, le nuage tout frisé qui lui sert de tablier isole en toute sécurité

Quelque besoin d’oublier les nuits froides me pousse à me coller à toi dans le désordre d’une constellation d’ouvrières butinant les Ourses.

Niala-Loisobleu – 03/09/19

50 DE FIEVRE


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50 DE FIEVRE

 

Carré

comme je suis

il était milieu d’un faune

en plein après-midi

Les cuivres sans embouchure volée à l’estuaire grimpaient

pour voir le fleuve d’en haut du mont

Au point d’orgue quand les anges sont censés choisir un genre j’ai vu plus d’un soupir prendre le pont, les pigeons debout restaient pétrifiés, St-Marc coupait ses spots publicitaires tout était propre. Le vaporetto hâletant poussait de la gaffe sans prendre les voiles

Le Cinquante en route

comme pas une ombre au soleil rayonne de jouissance

Encouragé par le chien sur la palette un billet pour une personne retenait sa place

Le terrier dresse ses maisons sur un monticule printanier posé dans l’ocre rouge d’une terre ouverte. Sur le banc l’innocence introduit son regard loin des cordes de pendus, un rire à sauter mis aux ailes du premier vol.

 

 

Niala-Loisobleu – 02/09/19

ENTRE VRAI ET FAUX


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ENTRE VRAI ET FAUX

 

Courant l’escalier aux rampes des chemins de nulle part et la plume en épi, on passe par des tunnels au moment où la voie longeait la plage. Je descends au marche-pied calé dans ton entrejambes à la racine pileuse pour ne plus déraper du lit quand il faut rejoindre la norme habitable

le feu qui traverse nos forêts est isocèle

le fil de ta langue en brode des tapisseries

épopée frénétique d’une colchique de pré

tes monts où mes mers veillent s’écument d’eux-mêmes du poireau

Alors arrive le gué qui traverse à coups de ricochets

branchés sur l’écho d’un seul cri

je rêve de chairs joufflues à l’odeur particulière de bébé qui salive en faisant tourner la toupie de ses yeux

Areu areu sur le nombril de l’intemporel qu’on noue pour la mémoire

Ce train à la voie de ténor n’a pas le sexe plus démesuré qu’un autre, écoutons-le comme il est et non comme une légende fabriquée de toute pièce par des marchands de plaisir, je garde notre petite voix pour le râle en commun à l’abri des chapiteaux ambulants.

Niala-Loisobleu – 02/09/19

7H41


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7H41

 

Sur le sol contre le mur les toiles s’appuient en attendant que celle qui sera choisie aille s’asseoir sur le chevalet, quand aux pinceaux ils poussent un peu plus loin le repos, ne me demandez pas quel est le tube du jour, ici pas de hit. L’Atelier, péniche, trois-mâts ou annexe est un simple bateau à quai qui m’a souri lorsque j’ai traversé le pont pour ouvrir les volets. La fraîcheur après ces jours d’étuve m’a saisi. Une histoire a déjà le doigt dans l’encrier pour prendre le vent. Surtout ne bouge pas, Ma, elles te regardent toutes depuis leur clou dans les murs. Sois sûre que c’est la ballade dépendue.

Niala-Loisobleu – 02/09/19

L’EPOQUE 2019/44 – « LES TERRIERS I »


Voici « LES TERRIERS I » le quarante-quatrième de cette nouvelle Epoque 2019 avec BARBARA AUZOU.

C’est un travail à quatre mains , merci d’en tenir compte dans vos commentaires et vos like. 

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L’EPOQUE 2019/44

« Les Terriers 1 »

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Acrylique s/toile 61×46

 

 

C’est

Contre la violence native

Et avec un peu de vent favorable

Que nous bâtissons sur la réplique douce du frisson

La maison définitive la tendre trêve

Et c’est notre territoire ton ardeur

Ce silence qui creuse des lits jusqu’au cœur

La lumière pour le soir la fraîcheur pour l’été

Franches comme une trouée au gîte animal du rêve.

Sur le sang des choses veille l’ombre stable

Et tutélaire des peupliers. L’amour clair comme l’étoile du matin

À dos de lièvre bat la vallée. Blancs les cailloux du jardin

Se sont ouverts pour devenir pierres et puis hiboux

Et les fruits osent pousser la porte ; vois comme ils se balancent

Au verre de l’intégrité première. Nous leur laisserons

L’insaisissable et leur part de secret tout enveloppés

Que nous serons par la chaude émotion de la terre

Où fume notre présence debout.

 

Barbara Auzou.

REALITE DOMINICALE


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REALITE DOMINICALE

 

De l’autre côté la mer garde dos tourné. Les mouches sont rentrées jusqu’à l’année prochaine. Un vieux couple se promène au bord les yeux dans le reste d’empreintes de quelque amour d’été. Ils relèvent la tête, se sourient, de sa main qui serre un peu plus fort la sienne, il lui dit:

-Mettons-nous nus, s’ils restent des enfants au moins on leur montrera que tout ne fout pas le camp et que l’esprit premier d’un château c’est une construction de rêve que la mer avale pour pas qu’il soit volé…

Niala-Loisobleu – 01/09/19

PREMIERES GOUTTES


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PREMIERES GOUTTES

 

En renversant ses seins dans la cuvette, le jour fit toilette de fraîcheur

M’osant plus avant par nature

j’ouvris la pelouse

ah le foin remué par l’averse se lâchait comme un jeune chien qu’on désenferme

Trempant le doigt dans cette manne noyée dans sa lumière tamisée

je signais le tableau de mon présent désir agréé.

 

Niala-Loisobleu – 01/09/19

DIMANCHE AVANT QUE


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DIMANCHE AVANT QUE

 

Tu as donné vie à mon oeil, un réveil voyageur qui dans une fraîcheur hospitalière m’a fait savourer  l’atmosphère. C’est encore l’heure où l’on peut sortir dans la rue pour regarder et entendre les vers d’un poète persécuté par un régime politique. L’entendre  dire l’amour avec la force d’un lance-pierre à feu pour la cigarette du condamné. La douleur silencieuse peut-être comme deux lèvres que le chirurgien n’arrive pas à suturer, elles coulent à sang sur un ciel et une mer dramatiquement bleus pour la blancheur des maisons perchées. La liberté de pouvoir aimer, tu sais de quoi je parle alors que les chemins s’encombrent. La table à repasser les tenues d’école prend bien de la place dans ce dernier jour avant la rentrée. Je fais les yeux fermés, ainsi je suis seul à pouvoir choisir ce qu’il me manque de voir. L’odeur arrive tout de suite après. l’ai le nez dans la cage d’escalier.

Niala-Loisobleu – 1er Septembre 2019