Jour : 10 septembre 2019
CHACUN POUR SOIE
CHACUN POUR SOIE
Sorti de la voie professorale d’une académie
me voici enroulant la vague autour de tes hanches, la montagne qui se trempe les pieds dans l’écume n’arrête rien de ma pensée en boucle, des gitans ont allumé un feu autour de la halte, les chiens se sentent comme des chaleurs animales attelées au traîneau d’une course transibérienne laissant libre-cours à l’imaginaire
quand au tamisé de la lampe je vois ta main écrire sur mes couleurs
le lin envahit ton chant de sons bleus
sans que les parents puissent ôter le droit de rester enfant pour voler une vie durant hors des cages en faux-bois des zones d’élevage.
Niala-Loisobleu – 10/09/19
MAUVAIS ALOI
MAUVAIS ALOI
Là maintenant, comme une chose normale, il fait chaud alors qu’il y a 1/4 d’heure j’avais froid. Je m’y reconnu, mais il me fallut soulever la branche morte dont on avait habillé le chemin de mon départ vers toi. Le dos peut faire mal d’yeux qui brûlent.
Les faussaires s’en prendraient-ils au tant ?
Niala-Loisobleu – 10/09/19
ENTRE MAIS

ENTRE MAIS
Le vieux livre d’un reportage est au bord du placard à valises, la boîte à chaussures de ses photos dedans
La fraîcheur du teint reçu ce matin au travers de la monture de tes lunettes j’en fais le guide de mon voyage
Pas de plage de sable blanc, les galets font mieux qu’émeri pour ébarber les bavures de fonderie laissées par le moule d’une vie où le calice porte un masque
Je te serre si fort que l’odeur veut sortir en soupir du klister de bas de gondole
Ces immeubles flottants qui entrent à Venise cachent la lagune, à filer le vertige au carnaval
Chante moi au sol et mis haut jusqu’aux prunelles le noir restera au chien
alors j’aboierai à te griffer au sein de l’avalé
Niala-Loisobleu – 10/09/19
MATIERE A

MATIERE A
Ne pas servir qu’à avoir traversé
être de plein passage ce qui reste
l’indélébile reflet de son vouloir
au miroir de son vécu
Niala-Loisobleu – 10/09/19


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