Elle m’a montré a comprendre
De celles qui en corps moins que ceux. Passent entre les paragraphes d’une histoire sans titre de gloire, elle était née dans une région qui n’avait rien connue d’autre que les guerres les unes à la suite des autres.
Son amour en fut victime. Celui qu’elle aimait autrement que les autres pris par la première mondiale n’en revenait pas. Sauf une fois, en perm. Où il se creusèrent tellement l’un dans l’autre, qu’à cette époque ils enfreignirent l’honneur d’une morale à la vue basse.
Elle travaillait dans une usine qui fabriquait des obus.
Enfin sonna l’armistice. Son amoureux revint non sans y avoir laissé des morceaux. Découvrant la présence d’une petite-fille à ses côtés, il regretta de n’avoir pas été tué. Elle dut lui redonner confiance en lui rappelant la perm. Ce qu’elle lui avait offert et ce qu’il lui avait laissé.
Les années passèrent, trop courtes. A nouveau leurs Ardennes furent victimes d’un lieu d’invasion ancestral qu’un fumiste Macintosh avait juré inviolable.
Elle m’élevait. Je lui dois l’essentiel et un bonheur d’enfance sans failles.
Elle a résisté à l’oppression, son amour uni a elle. Frôlé la mort, perdu des frères et sœurs fusillés ou déportés.
Je l’ai vu finir dans la pire condition. Attachée décharnée hurlante à un lit, son amour sur la couche voisine prenant le même chemin jusqu’à ce qu’il se débranche.
Elle s’appelait Marthe et lui René. C’étaient mes grands-parents. La petite fille Suzanne, fut ma mère Elle les avait mis au mouroir
Ce jour j’ai la ferme conviction qu’aimer ne porte pas chance dans l’esprit que ce monde a de l’amour.
Aimer ne peut être que don de soi
N-L 05/04/18
Touchant au possible, Niala, autrement dit ma larme a coulé. Sur le chemin de sa propre reconnaissance, l’Ardenne a encore un bout de chemin à faire. Certains et certaines y œuvrent … avec amour. Merci, Niala, et un doux après-midi à vous.
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En ce temps de larmes liées au seul profit d’intérêts en tous genres, pleurer affronte le quotidien pour arriver à en surpasser ce qu’il oblige à endurer tout ce qui a l’image d’un contraire au bonheur. Pour ma part, je n’avais pas pleurer depuis un bon moment, les circonstances ayant tout tari. Mais je considère depuis qu’elles ont varié, que c’est un acte de courage à remettre en circulation, surtout pour un homme.
Merci Gilles, je suis infiniment touché par ce témoignage.
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Sais-tu que je voudrai avoir ton art d’écrire. Alors je pourrai rédiger ici ce que je ressens et qu’une peinture rendrait sinon plus pauvre, n’arriverait point à traduire.
Merci Barbara.
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Merci Alain
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Inconsolable le coeur de mon pinceau
se brise par son abstraction
et ne peindra plus
Poussés par des larmes
La côte recueillera les doux bris de lune
concrets
comme on se laisse à croire
entendre
l’enfant-mutilé marcher…
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Il faut peindre.
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Pour dépeindre ?
Comme une histoire triste qui ne serait que la photo du réel. Non impossible je ne peux mentir…
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Tant pis.
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Merci
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Merci Jo-Ailes.
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Merci Christophe Guitton.
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Merci Audrey.
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