La vérité du drame est dans ce pur espace qui règne entre la stance heureuse et l'abîme qu'elle côtoie : cet inapaisement total, ou cette ambiguïté suprême. Saint-john Perse
Prenant mon portail à deux mains je tire ce qui reste
à l’intérieur
pour nourrir mon jardin
car en allant de droite à gauche
il se trouve que je me demande ce que l’on cherche réellement à construire en cassant
Les rues de marelles et les cours de savoir-vivre des fenêtres qui dialoguent, je veux dire les populaires d’une soupe plein l’assiette, pas les racolages internet pour lever des casseurs comme on place des putes pour parler de l’avenir de la femme
un trottoir ourlant
un quai bordant
une gare pour les départs et les arrivées
ces bateaux transe atlantique qui en épousant la vague ne font pas vomir
point barre
.
Le jardin d’herbe, d’iris, et les anémones de mes cheminées réunies, je déculotte le chien
d’aboiements de vie
bande l’arc
coupe le sot à l’élastique
pour laisser balloter les seins à leur guise dans le bons sens du déménageur
tel ce printemps
qui en poétisant mène sa révolte
sans se jouer de la nature avec une politique de combines mensongères
Vessie pleine le chien n’en pouvant plus a mangé la chatière pour arriver à sortir. Ses maîtres pris du sommeil général profitant du jour de grève, dormaient à poings fermés. Il est revenu après avoir retourné quelques poubelles en s’imaginant pouvoir trouver un bout d’os égaré. Ne me parlez pas de la lune nouvelle comme de l’aubaine qui va dégraisser la vaisselle d’un évier plein à ras bord. Hier j’avais changé les serviettes, ça valait vraiment pas le cou. Mes attentes sont toujours bloquées dans le tunnel de l’oreille abordée. N’en déplaise à l’inertie à part monter le coup de la vie, rendre heureux est hors de prix. Des mots de réforme passent en sentinelles, c’est une ronde dans laquelle les enfants ont les mains sur la tête comme dans la mise au coin. Heureusement que l’usage de la drogue gagne la campagne, je me demandais qui pourrait bien être élu dans ce système d’expédients. Je ne rentre pas le chien des fois qu’il reniflerait une chaleur passant par là.
s’annonce comme ce qu’il faut savoir et surtout distinguer entre le fond et l’apparence
Me voici visible à l’Ecluse
mis à niveau pour le passage
Ce monde à plusieurs faces est un épouvantail redoutant l’oiseau par-dessus tout
aussi il affute son hypocrisie pour le tromper
Par la voie du silence les jours sont baladés en émettant leurs fumées
ruses d’indiens égarant de la seule destination
La poussée du volet libérant la lumière individuelle
Celle d’un Grindel, m’est parvenue au début de l’adolescence
Le matin en quittant la ruche Verneuil, mes pas allaient à sa poésie sans retenue
Visionnaire il m’initia au Surréalisme
Seule ouverture sans limite sur la Muse
Découverte de l’Absolu
De quoi ôter au voeu son machiavélique usage
Et ouvrir sans rien vouloir dénaturer, au mystique dans toute la force de la vérité
L’amour intègre passe par l’inévitable corruption du quotidien
Je peins pour dire autrement
Elle m’entend
Barbara a toujours su la racine
le dernier tableau lui est entièrement dédié
Je lui donne en bonne année comme pour lui dire, je suis là, je tiens sans me retenir autrement qu’au chevalet, La Chaume fertile, la couleur poétique, cet enfant silencieux là, ce sein de sel, plus loin que l’infinité du chien noir, l’Autre-Monde bien réel à la plume de ses vers.
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