INAUGURATION PORTE SAINT-JACQUES 18 SEPTEMBRE à 11 h 30


INAUGURATION

PORTE SAINT-JACQUES

18 SEPTEMBRE à 11 h 30

L’exposition des quais

PORTE OUVERTE

REGARDS

SUR

LA PORTE SAINT-JACQUES

En présence de

Morgan Berger, Maire de Cognac

Brigitte ESTEVE-BELLEBEAU Adjointe en charge de la Culture

Les oeuvres (dont celle qui illustre cet article)

seront exposées sur les quais, dans une présentation numérisée jusqu’au 31 Octobre 2021

NIALA

10 Septembre 20218

CEZANNE,OUVRE-NOUS…


CEZANNE,OUVRE-NOUS…

Trop lourd ce temps

le sein pend j’avale son arôme

du fardeau orageux le cheval avance vers la vague

un bleu tunisien cherche de quoi répondre au bleu

Le peintre déboutonne le lin qui tend à prendre le large

en goûtant à l’idée matinale qui l’a conduit à prendre contact pour une exposition terminale en 2022

Fête en sorte…

Niala-Loisobleu – 9 Septembre 2021

A LA NAGE


A LA NAGE

Tirant la lune en son bain l’abri côtier s’est choisi les fruits juteux de l’amour à demeure

L’oiseau trempe à la verticale du soleil pour enrayer l’ombre

A La Chapelle des Seins, Alain, retenu met la couleur de ses mains

Bonjour Ma…

Niala-Loisobleu – 9 Septembre 2021

JEU DE MIROIR


JEU DE MIROIR (Reprise)

Cette nouvelle lune-là pour moi n’est pas Vierge

elle porte mon ventre où qu’elle aille

docile ou sauvage

paisible ou prompte à sauter les rivières

Avant que les chaleurs du désordre climatique ne s’emparent de la prairie qui surplombe la côte

allons boire les vagues du désir de vivre

L’itinéraire ne sera pas gâté par l’alouette

quelque soit le côté abordé

l’herbe est rosée du champignon chantant la vie

Niala-Loisobleu – 7 Septembre 2021

SUITE MATINALE DU TANGO NOCTURNE DE L’ENCRE A DESSEIN


SUITE MATINALE DU TANGO NOCTURNE DE L’ENCRE A DESSEIN

Brouillard au réveil qu’un manque de retour place à la vigie pompant le lointain

Croire ce qui n’existe pas suborne l’attrait à en venir au tatouage

pourtant fausse-vérité qui abuse du corps comme une vitrine de bétail

bleu du cru mis à l’étal du boucher

Non il faut du silence pour le cri

l’orgie solitaire sacre ce que le bavardage profane

Jetant l’encre du poignet incisé en tradition gitane le mariage écarte l’amour fait que dans le noir

il fait sortir les cordes de sous la peau l

le spasme est preignant

l’agnostique extase n’est pas

Vois ces yeux-là

ils appuient la réalité dans sa complétude

plus besoin de maîtres chanteurs pour dire la messe le jouir de l’harmonium certifie mieux que les grandes-orgues

Niala-Loisobleu – 4 Septembre 2021

BARBARA, TA POESIE (Reprise)


P1050873

BARBARA, TA POESIE (Reprise)

J’ai dit tes pores en mes escales rapprochées

tendant la toile de tous mes ressentis

à leurs pigments rares

j’ai tu mon admiration pour que tu l’entendes au-delà des mots vides

est-il plus d’intelligence où tu les tiens

dans l’image que tes yeux choisissent pour les écrire

pourtant il s’avère que je ne sais pas bien les monter à leur degré indiscutable

quand viendra le jour

demande un dernier clou pour accrocher mon silence sans le sortir de sa chair-de-poule.

Niala-Loisobleu – 28 Juin 2019

« LA CHAMBRE CLAIRE »- NIALA 2021 – ACRYLIQUE S/CARTON – ENCADRE S/VERRE 40X50


« LA CHAMBRE CLAIRE »

NIALA

2021

ACRYLIQUE S/CARTON

ENCADRE S/VERRE 40X50

LETTRE DU VINGT-SIX JUIN

Que les oiseaux vous parlent désormais de notre vie.

Un homme en ferait trop d’histoires

et vous ne verriez plus à travers ses paroles

qu’une chambre de voyageur, une fenêtre

où la buée des larmes voile un bois brisé de pluie…

La nuit se fait.
Vous entendez les voix sous les tilleuls : la voix humaine brille comme au-dessus de la terre
Antarès qui est tantôt rouge et tantôt vert.

N’écoutez plus le bruit de nos soucis,

ne pensez plus à ce qui nous arrive,

oubliez même notre nom. Écoutez-nous parler

avec la voix du jour, et laissez seulement

briller le jour.
Quand nous serons défaits de toute

crainte, quand la mort ne sera pour nous que transparence, quand elle sera claire comme l’air des nuits d’été

et quand nous volerons portés par la légèreté à travers tous ces illusoires murs que le vent pousse, vous n’entendrez plus que le bruit de la rivière qui coule
derrière la forêt; et vous ne verrez plus qu’étinceler des yeux de nuit…

Lorsque nous parlerons avec la voix du rossignol…

Philippe Jaccottet

Mouillés de ces alluvions animales

nous voici à fendre la mer morte

la remettant à flot à la verticale des tiges

zénith en proue

Niala-Loisobleu

2 Septembre 2021

ENTRE TIEN EMOI 125 (REPRISE)


cropped-a5ac5ac76d480f42d4dd0e744a5bf8c81

ENTRE TIEN EMOI 125 (REPRISE)

Les tissus d’herbes tressent les fils de résonances végétales sans fils d’or. Pressé ce qui s’en extrait s’accorde la souplesse du roseau qu’il noue à la fable en accord avec le vent embusqué. Quelques orties pour les croupes valent ce que les éperons donnent aux galops. Ces petits animaux qui font semblant de ne rien voir en fait protègent l’endroit discrètement. Certains comme les abeilles vont jusqu’à en tirer parti. Au bonheur des fleurs loin des serres, Jeannot-Lapin éhonté est sorti pour étaler avec sa houppette le musc de 19 heures si particulier. La rivière sifflote, des canards du jour suivent leurs parents, en se glissant dans l’abri des iris

Au moment où le vent avait les yeux tournés j’ai vu s’ovaliser ton regard

Plus près m’approchant, je ne pouvais me tromper

Ton visage a grandi

Je m’en suis trouvé remué comme chaque fois que pris par l’intime de la beauté je découvre plus loin encore dans ce qu’il faut savoir sans demander que le moment vienne. L’amour porte un trouble qui grandit…

Niala-Loisobleu – 11 Mai 2020

DU SOLEIL DU SILENCE AU GALOP DES MOTS PAR MINOD ALAIN


DU SOLEIL DU SILENCE AU GALOP DES MOTS PAR MINOD ALAIN

Apprendre à fouetter les mots
Avec le soleil du silence
Pour leur lâcher la bride
Jusqu’à l’ombre
Du soi

Et…Dans la lumière de leurs galops
Tutoyer leurs éclats d’écume
Sans marchander l’amour
Qu’ils appellent
Du fond
D’un lointain habillé
Par nos songes

Au moindre tremblement des sens
A leur moindre dérive
Lancer la relève
Pour les abriter
Du battement
De l’oubli…

Là déroulés sur
Le tapis de l’accueil
Aucune trêve
Ne les abandonnera
Au chaos

Et pour les choses plaquées
Qui bruissent en notre
Cœur
Briquer notre langue
Avec la tendresse
En laissant
Soupirer
Nos pauvres nerfs

On les retrouve sans-cesse
Ces imbrications
Du sens
Avec
La trame
A chaque fois imprévue
Où se déploie
La chevauchée
Des mots

Ici : C’est à la fois
L’œil de l’astre royal
Appuyé sur le poids
De nos vies
A la fois l’écueil où se heurte
L’inconnue de nos résistances :
Le tumulte du travail :
Juste là dans
Les bris des plis
Doucement hésitants
Où s’aventure
L’avancée
Comme soufflée
Sur un chemin …

L’écueil ! Ne pas casser ses traces
Et enlacer en même temps
La plus vive des
Circulations…
Non pas celles qui courent
Dans la ville
Mais la plus fervente
Qui témoigne
A l’instant
Pour un futur
Sans-cesse inachevé…

Comme un soulèvement
Dans la marche zébrée
D’ombres pour
Des mots
Clairs
:
Celle où nous n’attendons
Que la voile quand elle
Se dresse sous
Le vent
:
La fin d’une époque transitoire
Où rugissait le futur
Sans autre brillant
Que la fuite
Du temps

Écueil ! Écueil ! C’est le temps
Qui passe dans la résistance
De l’instant
Pour
Une langue sans autre promesse
Que celle allant
Dans la grande allure
Des mots sortis de la gangue
De tout corps fixé
A des rapports
De forces
Pour
Entrer dans le jeu vif
Des chairs où vibre
La caresse du sens
Sur l’instant

Aucun galop des mots
Ne saurait usurper
La belle présence
Du silence
Rentré
Dans les veines
Et les artères
De l’humain :
Ce silence : témoin
De toutes les rumeurs
De l’amour

Alain Minod

« ATELIER BLEU »- NIALA 2021 – ACRYLIQUE S/CARTON – ENCADRE S/VERRE 40X50


« ATELIER BLEU »

NIALA 2021

ACRYLIQUE S/CARTON

ENCADRE S/VERRE 40X50

Dans l’été qui se débine on entend déjà la cloche dans l’escalier

adieu galoches des sables chauds

bonjour cavalcades de l’informe présent

Pour le moral

te laisse

du coin de pinède et de son sel

la seule fenêtre

qui soit sans masque et sans passe

Du sucre d’iode

coquille ouverte

oiseau bleu

sur pont de bateau de papier

pour traverser à deux en solitaire

Bonne rentrée Ma !

Niala-Loisobleu

30 Août 2021