ESPERER


ESPERER

Dans l’élan, sauter l’amer comme on dément ce qui est imposé pour choisir sa plage

c’est lucide

de petites-maisons-blanches en rues noires tu passes à l’air-libre sans t’arrêter aux vitrines de la mode exécrable

Sans cravate une chemise à fleurs se marie bien avec un papillon uni

Mon chevalet galope à les toiles sans impossible

Bien sûr ça refait pas le monde, mais ça modifie la couleur triste que la vie met pour s’habiller.

Niala-Loisobleu – 14 Septembre 2022

PUGNACE VISION


NIALA – COLLECTION PRIVEE

PUGNACE VISION

Yeux allant vers

Blanc du bouleau en tierce à l’arche du pont

Traîne dans mon né cette odeur de tarte aux prunes à quatre-heures

A quand l’écluse dans l’aube d’une nouvelle voix ?

Le regard plongé du sein provoque chez moi plus de hauteur qu’un nichon synthétique

La mer garde tout à découvrir en profondeur

Des roses jaunes surnagent aux Minquiers

Je peins de ma plume en signe de refus des maux sans zèle

Niala-Loiseaubleu.

14 Septembre 2022

Ma nature morte vue de l’intérieur


« Méridienne » – Niala 2021 – Acrylique s: toile 116×89

Ma nature morte vue de l’intérieur

Les fleurs sont entrées à l’intérieur par la fenêtre qui garde l’oeil sur le bruissement des feuilles

Du drap de la pelouse, Narcisse a plongé dans ses zoos sans plus revenir

Femme en sommeil peuplé de naïades

un martin-pêcheur plonge les rejoindre

Sur la claie de sa poitrine les pommes sentent la femme ouverte à donner la vie

En passant Quai aux Fleurs, j’ai cueilli de l’anémone encore vivante qui sortait de l’estuaire ruisselante de son sel sans plonger dans l’escorte qui colportait la baleine morte.

Niala-Loisobleu – 13 Septembre 2022

ENTRE NOUS ET LE RESTE


ENTRE NOUS ET LE RESTE

Les vendanges autour, des tracteurs passent, j’entends seulement des chevaux et voient des rondeurs joyeuses fouler le raisin du pied

Bien sûr c’est une métaphore, car les machines aujourd’hui ont pris monstrueusement la place des mains enjouées

En cherchant sous les roues les traces de pied sont d’une certaine façon toujours visibles. C’est du travail, certes on est pas très aidés. Parler de pénurie comme une malchance venant des autres, prend toute la place en ce moment . On a peur. Mais de qui et de quoi ?

Putain, ça me pompe l’air de n’entendre dire que ça

Tu as toujours de l’herbe où se coucher entre les cuisses et surplombant la rivière, deux promontoires d’où on peut voir encore plus loin que son né

puis surtout dans la pensée se promènent des chevaux, que des gosses conduisent au pré pour que pendant qu’ils broutent, le mouflet entre dans le bois jouer avec cette fée qu’il a su gardé

Quand il revient le cheval le monte pour aller se baigner en suivant la première vague de la plage

Je te parle pas des mouettes qui les suivent de haut comme si c’était un bateau qui rentre au port chargé des sa pêche, ou encore un laboureur ouvrant le ventre de la terre pour faire se répandre l’odeur de vie. Laisse tomber la rengaine, c’est une valse de lupanar, la chambre de la nature a des draps à fleurs qui tatouent pas la peau, c’est recommandé d’y entrer nu.

Niala-Loisobleu – 13 Septembre 2022

« ECHAPPEE » – NIALA 2022 – ACRYLIQUE S/TOILE 60X60


NIALA

« ECHAPPEE »

NIALA 2022

ACRYLIQUE S/TOILE 60X60

Au dos du rempart qui se glisse entre toit émoi

pareil ment sur le ventre

une seule fenêtre pour voir la fleur sortir des vases du marécage

serait à elle seule tous les chants où viendrait paître l’Esprit du début sans fin des Choses

Corps de femme fendu aux seins pleurants jusqu’au nombril à l’écoute du poème, le paragraphe peint sur le lin, l’envol musical forant les fleuves

Modèle en pose mouvante des collines de thé dans la paralysie d’un col éboulé que l’arabica rougit du pied de sa volute au faîte de son cas fait

La pâte lourde, chair à fruits, tenant à la toile tissée par l’araignée gardienne

de l’angle vif au point de fuite d’une perspective élaborée à mains nues

Senteurs venues des tiges de cadrans solaires, branches de l’arbre de Chronos attachées aux saisons

Et puis au moment de traverser pour l’autre rive laisser l’Enfant apprendre à nager sans aller aux aquariums…

Niala-Loisobleu.

12 Septembre 2022

OUVRAGE


NIALA VA POURSUIVRE

OUVRAGE

Pas arrivé à l’atelier, quelle heure pouvait-il être que je peignais ?

En fait quand je peins pas dedans ça ne veut jamais dire que je suis sorti. Comme le concierge c’est que je suis quelque part dans l’escalier

Je tiens ça de Marthe, qui était concierge au 51 de la rue de Verneuil, Paris 7ème

Sur les marches qui ne sont pas de marbre la paille de faire est toujours sensible

La preuve je suis en chemin d’y être pour donner à ce tableau une réponse à ce qu’il me demandait.

Niala-Loisobleu – 11 Septembre 2022

AU TOURNANT DE LA GORGE


NIALA

AU TOURNANT DE LA GORGE

Bretelle à mi-bras, plus près du coeur

l’oiseau traverse ce qui demeure

une barque suit ses rames au devant du poisson qui sortira prendre l’air

Sur la corniche des nuages et du soleil sous les pieds , l’arbre s’accroche dans le vide à la paroi

et au faîte le jardin est en promontoire, bruyères devant les conifères

la palette au milieu des tubes et des pinceaux qui couvent le fond et la forme du voyage.

Niala-Loisobleu – 10 Septembre 2022

EN VERS


NIALA –  » EN VERS – OEUVRE EN COURS…

EN VERS

Matin où mon jardin boutonne, des idées de naissance plein la tête

Deux oliviers grillés font une peine qu’il faudra guérir dans l’absence d’herbe

La clématite a décroché, restent quelques artichauds dans des jarres pour nier l’abandon qui s’étale et là-bas au pays des roses la reine a quitté la ruche, je nage, une côte de Pi dans l’odyssée du tigre en escale

La tête d’une fleur tourne dans mon coeur parmi les feuilles, des maisons qui se cachent vont pas tarder à sortir

Retour de chaleur ?

Ce que je vois n’est caché aux autres que dans leur mauvaise foi. Tout est propice à s’inquiéter, mais autrement qu’en rabouchounant les problèmes sans les traiter

comme dans du Molière, Malade Imaginaire

J’avance comme qui recule refuse, sale bête

J’ai de l’âne dans le genre.

Niala-Loisobleu – 10 Septembre 2022

VESTIAIRE


VESTIAIRE

Aujourd’hui sur un pantalon à carreaux, une chemise à col Ma Ô ferait une grande fenêtre donnant sur le jardin que tu mettras nue devant

Les lauriers ont tellement de rejets que les tailler augmenterait encore la vanité endémique

Là où l’iris reste en fleur toute l’année c’est là où l’herbe est la plus fournie, la fraîcheur de l’étendoir de ton petit-linge tient tête aux grandes chaleurs. Comme quoi on peut sans aller chatouiller la lune, trouver son bonheur en demeurant sur terre

L’oiseau qui habite au bord de La Chaume se promène en marchant de couleurs. Térébenthine et huile de lin sont essence ciel. Du caillou minéral ou de la plante végétale si tu sais, tu sors de quoi déternir le ciel

Je n’arrive pas à me mettre à l’heure du noir. Le matin je me lève il fait nuit et le soir je me couche dans les réverbère qui durent plus que la nuit. On arrête pas que de parler de pénurie.

Qu’est-ce qu’on se goinfre de mots inutiles. Je me tais dans tes tétines et c’est curieux de voir qu’à mon âge je profite encore de pouvoir rêver.

Niala-Loisobleu – 10 Septembre 2022

« SOLARIUM »- NIALA 2022 – ACRYLIQUE S/TOILE 92X73


NIALA

« SOLARIUM »

NIALA 2022

ACRYLIQUE S/TOILE 92×73

La barque a gagné le contour de l’île

offrant ses abordages intimes où nul petit-baigneur peut étaler sa serviette

Les horloges maudites aux aiguilles de plomb qui ne passent rien des lourdeurs sont mises au pointage, le son de ta voix me glisse dans l’oeil en m’humectant de ta langue.

Quels seins fêteraient-on ce jour à part le Nichon pour la célébration des fleurs ?

Puis aux étals les fruits qui tiennent à tes branches mordent tellement à l’Adam que le serpent s’est suicidé en se défenestrant du paumier

Cette chambre solaire tient des rêves en réserve dans ses placards sans laisser de passage aux personnages qui finalement n’ont jamais eu de lien avec l’histoire

Vivre peut être plus réel à pleines mains taiseuses qu’avec des mots superlatifs qui étouffent le sensible.

Niala-Loisobleu.

8 Septembre 2022