La vérité du drame est dans ce pur espace qui règne entre la stance heureuse et l'abîme qu'elle côtoie : cet inapaisement total, ou cette ambiguïté suprême. Saint-john Perse
Les fleurs sont entrées à l’intérieur par la fenêtre qui garde l’oeil sur le bruissement des feuilles
Du drap de la pelouse, Narcisse a plongé dans ses zoos sans plus revenir
Femme en sommeil peuplé de naïades
un martin-pêcheur plonge les rejoindre
Sur la claie de sa poitrine les pommes sentent la femme ouverte à donner la vie
En passant Quai aux Fleurs, j’ai cueilli de l’anémone encore vivante qui sortait de l’estuaire ruisselante de son sel sans plonger dans l’escorte qui colportait la baleine morte.
Les vendanges autour, des tracteurs passent, j’entends seulement des chevaux et voient des rondeurs joyeuses fouler le raisin du pied
Bien sûr c’est une métaphore, car les machines aujourd’hui ont pris monstrueusement la place des mains enjouées
En cherchant sous les roues les traces de pied sont d’une certaine façon toujours visibles. C’est du travail, certes on est pas très aidés. Parler de pénurie comme une malchance venant des autres, prend toute la place en ce moment . On a peur. Mais de qui et de quoi ?
Putain, ça me pompe l’air de n’entendre dire que ça
Tu as toujours de l’herbe où se coucher entre les cuisses et surplombant la rivière, deux promontoires d’où on peut voir encore plus loin que son né
puis surtout dans la pensée se promènent des chevaux, que des gosses conduisent au pré pour que pendant qu’ils broutent, le mouflet entre dans le bois jouer avec cette fée qu’il a su gardé
Quand il revient le cheval le monte pour aller se baigner en suivant la première vague de la plage
Je te parle pas des mouettes qui les suivent de haut comme si c’était un bateau qui rentre au port chargé des sa pêche, ou encore un laboureur ouvrant le ventre de la terre pour faire se répandre l’odeur de vie. Laisse tomber la rengaine, c’est une valse de lupanar, la chambre de la nature a des draps à fleurs qui tatouent pas la peau, c’est recommandé d’y entrer nu.
Matin où mon jardin boutonne, des idées de naissance plein la tête
Deux oliviers grillés font une peine qu’il faudra guérir dans l’absence d’herbe
La clématite a décroché, restent quelques artichauds dans des jarres pour nier l’abandon qui s’étale et là-bas au pays des roses la reine a quitté la ruche, je nage, une côte de Pi dans l’odyssée du tigre en escale
La tête d’une fleur tourne dans mon coeur parmi les feuilles, des maisons qui se cachent vont pas tarder à sortir
Retour de chaleur ?
Ce que je vois n’est caché aux autres que dans leur mauvaise foi. Tout est propice à s’inquiéter, mais autrement qu’en rabouchounant les problèmes sans les traiter
Aujourd’hui sur un pantalon à carreaux, une chemise à col Ma Ô ferait une grande fenêtre donnant sur le jardin que tu mettras nue devant
Les lauriers ont tellement de rejets que les tailler augmenterait encore la vanité endémique
Là où l’iris reste en fleur toute l’année c’est là où l’herbe est la plus fournie, la fraîcheur de l’étendoir de ton petit-linge tient tête aux grandes chaleurs. Comme quoi on peut sans aller chatouiller la lune, trouver son bonheur en demeurant sur terre
L’oiseau qui habite au bord de La Chaume se promène en marchant de couleurs. Térébenthine et huile de lin sont essence ciel. Du caillou minéral ou de la plante végétale si tu sais, tu sors de quoi déternir le ciel
Je n’arrive pas à me mettre à l’heure du noir. Le matin je me lève il fait nuit et le soir je me couche dans les réverbère qui durent plus que la nuit. On arrête pas que de parler de pénurie.
Qu’est-ce qu’on se goinfre de mots inutiles. Je me tais dans tes tétines et c’est curieux de voir qu’à mon âge je profite encore de pouvoir rêver.
offrant ses abordages intimes où nul petit-baigneur peut étaler sa serviette
Les horloges maudites aux aiguilles de plomb qui ne passent rien des lourdeurs sont mises au pointage, le son de ta voix me glisse dans l’oeil en m’humectant de ta langue.
Quels seins fêteraient-on ce jour à part le Nichon pour la célébration des fleurs ?
Puis aux étals les fruits qui tiennent à tes branches mordent tellement à l’Adam que le serpent s’est suicidé en se défenestrant du paumier
Cette chambre solaire tient des rêves en réserve dans ses placards sans laisser de passage aux personnages qui finalement n’ont jamais eu de lien avec l’histoire
Vivre peut être plus réel à pleines mains taiseuses qu’avec des mots superlatifs qui étouffent le sensible.
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