IL RESTE TOUJOURS PLUS DU TANT QUE DU RIEN QUI PASSE…


IL RESTE TOUJOURS PLUS DU TANT

QUE DU RIEN QUI PASSE…

De la main qui tient le fruit des vergers poussent

sans qu’aucune sorte de nitrate ne les émascule

au nu d’Elle

chante un humanisme en perte

à la saignée du burin que tient l’autre et qui frappe en dressant l’ineffaçable de l’obélisque

le soleil qui colle à son prénom tient au Nil qui la porte au large

j’en sais la profondeur

Il n’est d’aube que roue en cerceau guidé par l’enfant qui pousse ses ans hors du fossé

le doigt naif au bâton d’un refus de prostituer cette vérité qu’est le Beau

et là

à la renverse de son regard j’en pénètre les pigments pour prolonger la ligne de vie.

chante Barbara, chante !

Niala-Loisobleu – 13 Août 2021

ARRONDI DU POIDS TRANSPORTE


ARRONDI DU POIDS TRANSPORTE

S’éloigne le bruit du sèche-je-veux

L’extrême-fatigue qui suit après renaissance de l’Atelier bien que s’emparant de mon assise quitte l’angle à la pointe du levant

Ce bruit qui approche à tout du train sortant du tunnel

On voit qu’ill reste à franchir un relevé de montagne primaire

Mais c e n’est rien d’un Everest

Puisque l’Eve et ses mon arrive impressionniste, teintée de Claude Monet par la porte d’Etretat comme en Normandie le soleil claque la porte à la pluie en disant marre

L’encre me coule des yeux au fur et à mesure que ta main court au rythme du chien noir qu’un retour de lumière rougit d’espoir de tomates

Le haut ne retombe pas

Au sein de l’Esprit les bretelles sont plus solides que la déroute nationale

Question de pèse…

Grimpe, mon poids de senteur est au bord de mordre tes fraises.

Niala-Loisobleu – 12 Août 2021

TERRAIN DE BON GRAIN


TERRAIN DE BON GRAIN

Dans l’été présent l’orge dresse son ballet, l’oiseau vient deviner ce que pourrait devenir la suite

Comme au passage à niveau s’est soulevée la nuisette d’une chaleur qui s’est annoncée

La rivière s’apprête à dissiper les confusions

Et à la fourche où la petite culotte saute à l’élastique le pont de singe grise au-dessus du vide

Vous entendez claquer les portes des voyeuses sorties précipitamment cracher leur fiel

Ce n’est qu’après la 3eme vague que je plonge sans tuba…

Niala-Loisobleu – 12 Août 2021

COIN DE TABLE


COIN DE TABLE

Arrive le tournant, d’un côté le vide-grenier, de l’autre le jardin avec fourche, le cheval et son soc

L’arbre déploie ses branches avec des fruits secs dessus et sur celle où l’oiseau a son nid, l’œil des fleurs nouvelles

Un nuage peut toujours boucher la voie. Je sais qu’il y a des taupes qui croient voir haut

Du torrent qui charrie le bois mort, mon petit-moulin tourne en corps

Et ce bateau de papier file l’horizon pour tisser

Du sel dans le vers, je trinque en couleur à ta poésie sans la lire depuis qu’au garrot l’impression abandonnée de l’amble, suffocant

Le beau restant hors des mots flatteurs, l’accent circonflexe appuie sans lourdeur

La palette aime tartiner mes doigts pour te caresser à dessein

Quelques maisons dans cet ailleurs du jardin attaché au cœur abritent des vents contraires.

Niala-Loisobleu – 12 Août 2021

DU BEAU DE MA BELLE Ô JOUES


DU BEAU DE MA BELLE Ô JOUES

Du tant que j’allais seul au devant aucune peine ne vînt chasser un beau authentique de cette poésie que j’en fis trot

Cheval de bataille

les laides montrent leur perfidie en embuscade dans l’anonymat

« j’ai dit »

en initié qui se tait et ouvre l’union

Ô FEMME !

pris d’amour pour la seule qui réunit l’émotion sans omettre…

Niala-Loisobleu – 11 Août 2021

COULEURS AU BLANC PÂLE DU MUR


COULEURS

AU BLANC PÂLE DU MUR

Sentir la raideur quitter les bras pour le membre tirant la tête hors du seau

Cet instant du flot sans gain qui donne aux grelots ce glissement riche du jour

Le pouls cogne au fond de la caverne et grave la course fauve des animals sur la roche utérine

Quand les yeux remontent le cri du fond de l’univers

lâchant les toiles filantes

pour que les pointes de Tes seins lourds viennent boire

au Centre de l’Axe

Alors nous marcherons sur les bruyères du sel de ce chemin douanier de granit rose

de l’amour à la plante à ne rompre que l’airain d’étreintes…

Niala-Loisobleu – 11 Août 2021

DES DEUX BOUTS


DES DEUX BOUTS

La libellule bleue tourne dans la marge pour sortir d’une zone limitée en tirant des bords à rosir le noir

au pied des aiguilles d’un temps disparu le remontoir de mes reins remet l’heur en train

l’inerte s’en secoue

le chat peau tremble tant que mon pair sort d’exil et grimpe au belvédère

ah les mots bleus

ça nous plonge des lèvres au ventre en corps niche

Tu retiens la lumière dans l’arc-en-ciel comme le cheval promène l’oiseau dans les sillons de ta glèbe fraîchement retournée

C’est les Eaux-Neuves qui, tu t’en souviens ont reverdies l’asphalte des chemins de perdition

depuis les citernes de tes seins au bout des norias pour libérer l’âne au plaisir de boire la santé

le pouls battant entre les cuisses comme les cerises de l’arbre-fou qui n’en finit pas de chanter la soie

un absolu que les aubes propulsent à la fourche des meules en laissant la vérité aux menthes pour introduire la saillie du chien

Plongeoir

grand tremplin au lotus des nénuphars que le fond retient pour mémoire.

Niala-Loisobleu – 5 Août 2021

CES MATINS QUI DEFIENT LE GRIS


CES MATINS QUI DEFIENT LE GRIS

A cette nuit qui s’accroche aux volets

faux-désespoir commun à l’errance quelque part en porte-drapeau

je lave l’ombre du chemin

seul peut-être mais certain de ne pas grossir la dérive de brailleurs de maux

Abandonner le tant comme l’animal qu’on jette pour se libérer du temps libre

hérésie noire qui se secoue en rave par bravade

Faire blanchir le galet du levé des vagues sans se cacher de son devoir civique au sein d’un tintamarre sourd à la raison

je pars joyeux sur l’axe du rayon

le cortège suivra son corps billard à la queue leu-leu

Vaut mieux parler avec une seule paire d’yeux que voir glisser des aveugles sur le raille

Bonjour Ma, piquons une tête…

Niala-Loisobleu – 3 Août 2021

FLEURS DE NUIT


FLEURS DE NUIT

Le jardin exhale au matin de doux balancements en déposant sur la rive du jour, le souvenir lascif d’une nuit d’envie de vivre

Et l’oeil qui s’ouvre voit les contours courbes du montant de sel que la vague amène

Le cheval et le chien sont partis courir sur la plage pour libérer l’énergie en grandes gerbes d’eau

La pinède tire l’aiguille

Cousant les petits-pots de résine aux troncs gonflés de sève

L’estuaire baille avec un sourire prometteur.

Niala-Loisobleu 31 Juillet 2021