La vérité du drame est dans ce pur espace qui règne entre la stance heureuse et l'abîme qu'elle côtoie : cet inapaisement total, ou cette ambiguïté suprême. Saint-john Perse
Redressant le bas du dos le peintre se met d’équerre avec le soleil et pousse le chariot en direction de la rue d’Angoulême la main ferme sur le fil à plomb
L’époque change si vite d’humeur qu’l faut pas tarder à répondre quand l’estuaire ouvre l’écluse
Et puis mis en humeur joyeuse par une pensée bleue par une maison de Mexico qui ne triche pas avec la lutte pour l’espoir, j’ai peint l’envie de faire l’amour qui en navette funicule mon sacré coeur
Le petit oiseau sur ma main chante à vague montante
Faute de faire ne m’est pas coutume, mes matins ont toujours eus pour règle sitôt le café bu d’ouvrir la boîte à outils
Ces derniers jours de crise bien que m’ayant monté le sucre m’ont semblé un tantinet amers, au point que ce matin en ouvrant la boîte de couleurs me suis dit qu’au train dans lequel on nous a fait monter ce pourrait bien être celui de la gare où on descend sans choisir
J’aime pas les bouteilles à moitié-vides comme les seins plats, ça m’outre-noir au point qu’il faut que je m’en soulage sans traîner
Quand la demande d’entrer au Couvent m’est parvenue, foi de Bébert, j’ai pas vu un mécréant comme moi dire bingo aussi rapidement
Et si fallait quitter le navire parce que ce serait l’heure, j’aurai resté poli en disant « Salut les Copains » sans perdre l’odeur du coin d’herbe qui m’a toujours été le plus vers.
Sortis de la ménagerie d’un ambulant volatile, les chevaux viennent flairer la piste, l’appétit de parade réouvert par un M. Loyal connu de longue date
La rue cogne à la porte du Couvent de son tambour de ville pour un retour au Prieuré
Reste à revenir sur l’état actuel qui fixe des conditions en vertu de la crise sanitaire afin d’accepter les contraintes en vertu du vif argent créatif voulant vivre sa reconnaissance
Grande nécessité oblige
Voir le flot sortir de l’amer aux pieds du ber, ébranle l’énergie à lui faire dire oui
On ne peut quitter la scène sans dire « Au revoir »…
Entraînée par mon cœur
Dans une mélodie
De signes
J’ai vu le ciel
Avant le ciel
Sur la plus haute
Branche d’un arbre
Digne
Sortant de ma réserve
J’ai consacré mes yeux
À sa beauté
Suffisamment attestée
Et accroché mon rêve
Aux nuages
Ensemble
Avec la plus grande
Intensité
Nous avons ri
Nous avons pleuré
Pour attiser le feu
De nos priorités !
Combien de matins se sont levés pour partir accrocher en peu de paroles d’innombrables pensées bien arrêtées sur le quotidien. Oh, plus qu’il n’en faut pour illustrer une vie. Ce qui n’a jamais changé c’est l’envie de faire comme la première fois ce qui attrape au ventre par l’inconnu de la rencontre. Sur ce dernier point il n’y a pas de différence entre le moment où l’endroit, c’est partout dans le monde la même angoisse. Les langues ont beau différer, face à un espagnol, un anglais, un allemand, un russe, un japonais, un ivoirien, un américain où un balte, la peinture à la langue universelle. On peut dire que ça entre par les tripes ou pas. Surtout quand on ne peint pas des biches au bord de la rivière, des petits-bateaux, des piétas, ou des pauvres fleurs coupées. La poésie quelque soit son moyen d’expression ne prend pas par les yeux, elle n’entre que par son intime attente. On se reconnaît en elle ou pas. Le temps est frais c’est vif, j’aime. La nuit couvre encore la couleur, je ne pense qu’à l’amour que ça signifie. C’est BONJOUR LA VIE
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