
BATTEMENTS
Comme les portes
La pluie bat
De l’eau qui coule c’est là-mème arche qui porte
A St-Jacques
Chemin du roman de Cognac…
Niala-Loisobleu
18 Septembre 2021



BATTEMENTS
Comme les portes
La pluie bat
De l’eau qui coule c’est là-mème arche qui porte
A St-Jacques
Chemin du roman de Cognac…
Niala-Loisobleu
18 Septembre 2021



EMPLOI DU TANT
La fin de l’été se glisse, je me pose au prochain printemps
comme l’a voulu mon dernier rêve
Ce sera la prochaine qui mettra à jour avant
du 1er au 14 Février 2022 à Chateaubernard
l’expo très particulière à l’endroit qui me fit hommage
Anémone tu m’appelles
je ne te ferais pas faux bond
tu peux me croire…
Niala- Loisobleu – 17 Septembre 2021

DISTINCTION
La nuit est locataire du moment
je ne vois rien en-dehors de cette forme qui me danse dans la vue
l’esprit torride d’où elle émane n’a rien à voir avec l’au-delà
rieuse luciole
Tu deviens nette
je te reconnais
là sur la toile laissée hier au chevalet
je sais comme j’irai te rejoindre à peindre cet autre versant de la montagne.
Niala-Loisobleu – 17 Septembre 2021

DES DOIGTS RESTES DANS L’ANEMONE
T’écrire de ceux-là puisque qu’ils sont de la main qui t’a peint
tirée du trottoir au soleil
laissant cette ruée qui, dans son ombre, se place en devanture
D’un bleu prêt à violacer et d’un rouge carminé l’humble fleur trône
remplissant de sa musique-de-chambre l’espace tamisé du tête-à-tête qui crépite entre les jambes
Vider le dos de son mal en le baignant jusqu’à ce que l’eau l’avale
alors la salive se met au végétal
C’est preignant
L’asparagus vient chatouiller la souplesse des branches d’un persillé qui éteint le vacarme de la moto frimeuse du sale môme que ses parents élèvent dans la violence des consoles
visions afghanes, mission impossible d’une église de scientologie, ce monde sectaire se pisse-dessus en étoilant de jaune ses manifestations antitout
Ô oui Badinter fait abolir mondialement la peine de mort
L’atelier derrière le rempart de tes poings garde la fraîcheur innocente de l’enfant qui fait durer ce qu’il a reçu
J’aime ce que cette fleur porte d’espoir en elle
dans la permanence actuelle d’un danger potentiel c’est mon canon à grêle
Niala-Loisobleu – 16 Septembre 2021

APPRENTISSAGE DU REGARD
L’araignée tisse
le bruyant du verbiage
en silence
fil à fil est franchi
dans l’absolu de l’oreille-interne
au bon sens du déménageur la pièce s’est meublée d’habitable
Niala-Loisobleu – 16 Septembre 2021

LE JOUR MONTRE LES CHATS FAUX
Noir de suie le coq bute au réveil
le matin est raccourci de lumière
Mal de do qui sort du lit un réveil fatigué
on dit c’est la faute à l’automne qui dépouille et fait les arbres chauves
Insoumis j’ai toujours refusé l’on dit
et fais de l’automne l’embryon du printemps grâce au pourrissement naturel de l’idée reçue
C’est beau et pas sans vrai ce que tu chantes Jean-Max
aussi par le tri de ce qui en mourant ne laisse place qu’à la vie
je donne à ma douleur dorsale en corps assez de moelle pour faire de l’airain le statuaire de mon envie
rester raide pour éjaculer la lumière du confluent dans l’estuaire
ouvert sur le large
garder le coeur en tête.
Niala-Loisobleu – 16 Septembre 2021

L’ÉTERNITE EST DANS LA COUR
L’homme a agrippé la femme
Et la femme murmure
«Ne t’écarte pas, nous tombons
Tu vois, c’est un voyage dans le vent de la chute
Et c’est si beau
Le vent s’enchante
Dans la maison trop claire qui tient sa paume ouverte
Comme une plaine
Sans turbulence malgré le vent »
Tous deux s’épousent et le moment ne tombe pas
La femme ne sait pas où ils vont
L’homme croit peut-être le savoir
Elle ferme simplement les yeux
Pour mieux sentir son cœur qui navigue vers lui
Et les vergers font des étoiles
On voit le vent qui s’énamoure
Et qui secoue les arbres fous
L’homme et la femme emportent pour repères
La satiété d’anciens châteaux du paysage
Qu’ils ont toujours connus arrimés dans le temps
«Ne t’écarte pas, nous tombons»
Nœud partageable fol appui
Le voyage et son point fixe
Et le moment ne tombe pas
Et c’est sans eux que le temps se décline
Toujours est incrédule la même plaie
La plaie de blé mêlé d’ivraie
Mode à l’impersonnel
Ocre terrible sur la rose du monde
La beauté se soutient et ne nous parle pas
Le temps mordille la peur et j’habite un devoir
Surgissement qui m’étreint et me chasse de moi
Tu ne voyais donc pas qu’aucun rempart ne divise le temps !
Tout se tient
Une guirlande bruisse
Le blé flambe à petits bruits d’insectes
Le blé flambe
Et ne me brûle pas
Qui ne suis plus en moi
Je ne sais pas qui je suis
Et j’habite un devoir
En attendant que la pure plaie de l’étendue
Sous sa broderie de feuilles et de temps libre
Tienne à l’étendue d’une parole
Où nous sachions entendre
Que nous tenons ensemble
Où tout se tient
–
Dépêchons-nous déjà une guêpe vient
Sucer la cigale malade tombée vive sur le balcon.
Gabrielle Althen

MYSTERE DE L’INSTANT
Au carré de soie sauvage s’épaulent d’extra-terrestres visions dans lesquelles je reconnais clairement la rondeur de tes seins
Jeu plaisant de juxtaposition où rien ne s’évertue à rompre le mystère des cambrures
La musique y est à l’aise
rien ne l’étonne elle est une forme de diapason abstrait et concret qui prend chaque forme comme si ça y était
ainsi quand la trompette a ouvert le toril, l’aqueux en se rendant animal a fouetté l’air en raclant de ses sabots une réflexion mal à propos
L’âne a toujours dans son rôle une place systématique, l’homme en le jugeant sot l’a attelé aux norias. Comme si le choix n’était permis qu’avec des diplômes. Moi, j’en connais qui en en étant bardés sont d’un consternant…
A l’instant présent où les menthes vont rentrer, j’abuse du tant qui reste
Quitter la digue sur le bateau de papier ou monter dans le cerf-volant que l’enfant sort de sa trousse pour écrire
laisser le cheval à la bascule
puis enfourcher mon vélo le temps que l’équin se retrouve sauvage en horde de bataille
puisque quoi qu’il se passe
il faut se battre
je te déshabille à la courte-paille des idées reçues
ça met du soleil à l’endroit voulu
Niala-Loisobleu – 15 Septembre 2021

TA PLACE ASSISE
Foin des herbes, les insectes travaillent en trois-huit, pointu le système tousse, un gang graine du bordel
Et puis l’automne arrive
je mets la pensée d’un printemps mis à part dans la place vacante laissé par les feuilles mortes
le merle siffle le raisin à la bouteille
serait-il visionnaire ?
Voilà bien un genre caduque
l’homme vit (et encore…) au jour le jour avec de plus en plus de mal à arriver au seoir
La Nymphe, chatte à poils longs passe entre les fleurs du tissu
féline
l’oeil branché en direct panneau solaire
En voulant passer par les tours, j’ai du rebrousser chemin, route barrée, on prépare samedi
alors me suis garé le plus loin possible d’un parcmètre, dans l’idée le désir de trouver du crottin et des bouses en place de bitume
le pouvoir de mon imaginaire à mis une vache au bon endroit, il y avait plein d’entrain attelé à un cheval
il jouait du piano pendant qu’elle chantait
comme ce n’était qu’une clairière, il n’y avait pas de place gardée au non de quelqu’un
ta chaise en revanche, le chien émoi on la reconnu aux fleurs de ta peau
églantier d’automne fait avec les pommes briller les cuivres du feuilleté de la patte
Niala-Loisobleu – 15 Septembre 2021

CELLE D’ESTRAN (Reprise)
Voici la vie ajout contre joue qui gazouille d’un chant de rivière dans le jardin comme arrose l’être à ce lavoir qui n’a jamais tu le battoir de la lavandière
et je suis là dans les plis de sa brouette, dans la rigole de sa poitrine ouverte, essoré des draps tristes de nuits grabataires, étendu à la fourche de l’herbe odorante de l’home des cavernes
dense pensée primitive
sur la corde du sourire sorti des pas perdus de l’attente de la paroi rupestre
Le couvercle de mes crayons
envolé en couleurs
les maisons se sont embrassées bouche à bouche
entre les dents des horizons suspendus
des figues pleins les doigts
Un aloès en bât d’âne
montait fort le violet des chardons
La musique s’est libérée des cordes
au frappé des mains de tous les coups de reins
la terre restituait les morts volés à la vie…
Niala-Loisobleu
30 Janvier 2018
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