
LA FENÊTRE DE L’ATELIER
Ouverte sur l’émoi
regard en colombage
ce soleil dans les nuages noirs
perplexe
marche en embrassant l’embellie
de son côté du pont.
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Niala-Loisobleu.
9 Avril 2024

LA FENÊTRE DE L’ATELIER
Ouverte sur l’émoi
regard en colombage
ce soleil dans les nuages noirs
perplexe
marche en embrassant l’embellie
de son côté du pont.
.
Niala-Loisobleu.
9 Avril 2024

GRANDE MARRÉE
Un rictus grignote le rivage comme on détatoue ses fenêtres du dessein appeau qu’on y avait tendu.
Niala-Loisobleu.
9 Avril 2024

LA CRUCHE A CHAGALL
L’ô cette fois remonte porter au bon étiage
le courrier recollé
Galbe issu des mains du potier
le creux des hanches suit la houle du ventre
du volume agrandi des seins à la quille des fesses
Ce qu’El Niño fait fondre reprend corps dans l’ô tari
Il n’y a qu’une seule forme pour le vrai galbe.
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Niala-Loisobleu.
9 Avril 2024

HORS LA LOI DU PLUS FORT
Bruissant
ce temps passe et reste
rouge-queue en appui de fenêtre
pendant que les fleuves dans leurs débords
entraînent la chute des acrobates de cirque de passage
Au fond mon innocence m’a tenu comme la mauvaise herbe
assis entre les fesses que la culotte de lin laisse hâler aux vents
de calomnies à la détresse
au coeur de l’âtre où brûle l’utopie sans bûche
chaude comme un été normal sur les cuisses de tes chenets
belle mangue agrippée aux secousses de ton silence plus bavard qu’une tâche d’encre au buvard
De la caravane qui arrive je vois déjà monter des coussins, les aiguières prêtes à faire le plein aux jarres et des palmes à la crête des dunes
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Niala-Loisobleu.
8 Avril 2024

« LA BONNE CLEF »
NIALA 7 AVRIL 2024
ACRYLIQUE S/TOILE 100X100
Comme la clef qui revient s’accrocher au tableau, un autre jour rompt le silence
Des méandres ont retardé à faire le tour
Puis comme le retournement que les seins laissent voir, un grain de beauté sème son chant hors de la cage
Je suis comme je pense cet amoureux fou de la femme que j’attends sans que mon âge n’ai plus cette attirance charnelle qui lui octroie le seul privilège naturel
En Giverny, Claude fit en sorte de franchir le silence sans tabou
Comment satisfaire autrement qu’en bottant le qu’en dira-t-on en touche ?
J’ai toujours élevé l’égalité des droits entre l’Homme et la Femme depuis que je suis au monde et ça n’est pas le décrépis de la façade humaine qui me conduira à m’engager dans toute forme de guerre
Il faut sauver l’Enfant-Soldat en lui redonnant sa boîte de couleur et son sac de billes.
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Niala-Loisobleu.
8 Avril 2024

REGARD DE VENT LE RETROVISEUR
Souviens-toi du jardin de cette époque où la main cueillait l’herbe en touffe
pour la mettre sur la toile ouverte à tous les espoirs
Cette baie est là, toujours ouverte, perçant le mur du lointain proche
L’arbre à gémir se gorge de fruits rouges
pour avancer le tableau en cours
en renversant toute cage qui voudrait s’abstenir
Que ce matin touffu sorte à la plage déserte, plonger.
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Niala-Loisobleu.
7 Avril 2024

SUR LES PAS D’UN MATIN
Chant chardonneret tiré de sa cage
l’eau retourne au lit
par le pont-neuf
sans priver l’île du sauvage
Le plafond de sable a couvert l’après-midi de désert
en me remplissant le coeur de l’idée que je me fais de ma prochaine résidence
Savoir si on aura changé quelque chose devient sans importance au moment donné
il importe avant-tout de ne pas oublier cette lagune où elle promène le seoir comme son chien
avec le reflet des réverbères
cette esquisse de tableau remplit ma pensée autrement plus que la pluralité de l’Arlésienne qui se fait attendre
De penser que je suis une fenêtre aère les brûlures d’estomac sans ôter l’herpès de l’oeil droit.
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Niala-Loisobleu.
6 Avril 2024

LE JARDIN DE MES NUITS
Voila que glisse cette pierre qui empêchait de voir
les pousses d’un avenir autre surgir
je transpire
de sentir ton corps comme la vague qui déplace
le galet sans écrire sur le sable
inscrire un nouveau recul de la falaise
Dans l’étale de la marée
regarde
comme se dresse l’éruption
aux portes de cet estuaire dont tu gères les horaires
J’ai rêvé de Carthage où nous venions reconstruire la paix
nus à copier-coller
en croyant que la folie ne déplace pas la norme des saisons
mais bien la Voie Romaine.
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Niala-Loisobleu.
6 Avril 2024

DEPLACEMENT DE CHALEUR
Mexicaine manifestation végétale
l’arbuste reblanchit sa verdeur d’une multitude de fleurs blanches
l’herbe râle de plaisir au pied du cerisier
en tirs croisés les moinillons du printemps
s’entrecroisent d’une branche à l’autre
c’est mouvant
quelque chose part à l’abordage
Jamais vu pareil soleil en Avril
alors que l’eau n’arrive plus à se tenir entre les berges
ça déborde tout autour
Enfin m’arrive l’annonce d’un prochain lavement d’oeil
dehors l’acide sensation
la fenêtre s’est placée dans l’axe du mouvement des seins
pour allaiter mes doigts du bleu mis au pas
la couleur qui manque
Merci, Carole
tu es vivante comme ce qui est simplement naturel !
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Niala-Loisobleu.
5 Avril 2024

Le temps, assis sur un banc, caresse ses yeux :
sa jeunesse, frivole, inonde son coeur :
sous la pluie d’or de tous ses songes silencieux
se réveillent ses jeunes années de bonheur
elles dansent, si insouciantes,
et le parfum de leur rire embaume ses heures
désormais dénudées de toutes les splendeurs
de la beauté incandescente
son oeil, laiteux et hagard, s’est déjà voilé
sur tous ces instants qu’il aurait tant voulu
éternels ; dans un dernier regard pétrifié,
il a enterré ses souvenirs perdus.
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