Je

Après le brouillard
Par le nez le sang explorateur de clarté
est allé dans ce rouge au devant du tant des cerise se requinquer…
Niala-Loisobleu.
7 Avril 2023
Je

Après le brouillard
Par le nez le sang explorateur de clarté
est allé dans ce rouge au devant du tant des cerise se requinquer…
Niala-Loisobleu.
7 Avril 2023

OF COURSE
Les commissions s’alignent sur ma liste pour ne pas oublier de se nourrir bien ces prochains jours
de ce qui a le mérite de faire tenir en vie
Au bord du précaire le doute glisse d’un rien son emprise malsaine
J’aimerais bien qu’elle trouve l’air qui lui ôterai cette grosse pierre de sa poitrine
Pâques rendu aux œufs de la rieuse enfance en chocolat
Reste à franchir le pavé mosaïque des carreaux….
.
Niala-Loisobleu.
7 Avril 2023

FACE AU VERS SANS
Alignés comme pour une revue militaire je les vois et pense vers quoi bon aller
dans le brouillard tenant ma tête
Que faire du blanc et du rose qu’un vert printemps camisole pour immobiliser ?
L’envie qui ne voit plus devant elle
Peut en présence d’un temps ensoleillé perdre la notion créative
Engoncée dans le blocage d’un contraire assiégeant…
.
Niala-Loisobleu.
6 Avril 2023)

L’INQUIETUDE POSEE
Juste à la verticale de cette branche de printemps
un survol sournois
mine le fuit en gestation
Le soleil respire mal
poumon pris dans la montée de l’interrogation.
.
Niala-Loisobleu.
6 Avril 2023

DE LA JOIE DE MON CERISIER !
Du retour de gel
j’extrai
une chaleur personnelle
L’arbre à l’écorce où ton dos donne le la
exulte en plein soleil
Une bonne nouvelle
forme son fruit à la grande joie des merles !
.
Niala-Loisobleu.
5 Avril 2023

DESSOUS DESSUS
Du gel d’où le printemps fleurit
Le fruit devient le seul but à atteindre
C’est pourquoi repeindre le fond après avoir gratté les écailles, demeure à mon sens le bon chemin à prendre pour suivre le Cycle normal de la nature des choses
Tout est question d’amour dans chaque paragraphe de la vie
L’ignorer ne montrerait que désir à s’obstiner à refuser de reconnaître la loi du sang au profit de l’hérésie du quand-dira-t’on
Des larmes venant des profondeurs, le soleil signe sa présence.
´
Niala-Loisobleu.
5 Avril 2023
PAR
CONSTANTIN CAVAFY

A LA TAVERNE DE LA MER
PAR
CONSTANTIN CAVAFY
À la taverne de la mer est assis un vieil homme aux cheveux blanc,
la tête inclinée sur un journal étalé devant lui,
car personne ne lui tient compagnie.
Il sait tout le mépris que les regards ont pour son corps,
il sait que le temps a passé sans plaisir aucun,
et qu’il ne peut plus offrir l’antique fraîcheur de sa beauté passée.
Il est vieux, il ne le sait que trop, il est vieux,
il ne le voit que trop, il est vieux,
il ne le ressent que trop à chaque fois qu’il pleure,
il est vieux, et il a le temps, trop de temps pour le voir.
C’était, c’était quand, c’était hier, encore.
Et on se souvient du « bon sens », ce menteur !
et comment le fameux « bon sens » lui a préparé cet enfer
lorsqu’à chaque désir il répondait
« Demain, demain il sera temps encore ».
Et il se souvient du plaisir retenu,
de chaque aube de jouissance refusée, de chaque instant perdu
qui se rit maintenant de son corps labouré par les ans.
À la taverne de la mer
est assis un vieil homme
qui, à force de penser, à force de rêver,
s’est endormi sur la table…
Constantin Cavafy

DÉSÉQUILIBRE
Dans mon dos ce bouquet sans vase me semble avoir été renversé par un système qui génère la raréfaction de l’eau par le développement de feux destructeurs
Oh, Anémone si tu savais
Le point de non retour est atteint
Ô n’a pas d’autre choix que la drogue
Artificielle ou cultivée en pavot
C’est la petite entreprise qui maintient le monde en respiration
Et à l’abri de cette addiction on s’insurge à côté du problème pour rien
Marcher sur la tête
Se raconter du vent
C’est plus du soleil
Si tu croises sa fille bavardant au coin d’une rue à refaire le monde, dis-lui que sa mère est à l’hôpital en train de le quitter. Si elle a que cinq minutes
J’aurais le droit de croire qu’on doit toujours espérer…
.
Niala-Loisobleu.
4 Avril 2023

PARCOURS DES CERNES
Effacés de toute présence passent des êtres en fuite
Fantômes gravés dans les murs
suintements à faire peur
Quand l’homme s’affuble de blancheur
alors que le chien lui ne trompe pas
je rêve en plein cauchemar
que la vie est un leurre
Un de ces films d’horreur qui plaisent tant
un enfant qui meurt tué dans un trafic
un professeur sous la loi d’un ministère inculte
un convoi pour l’artificielle intelligence
Réveillez-moi !
.
Niala-Loisobleu.
4 Avril 2023

LA MEMOIRE ET L’AMER
Cette marée
ingrate
épave
mauvaise à laine
à ria…
.
Niala-Loisobleu.
3 Avril 2023
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