OF COURSE


PIERRE BONNARD

OF COURSE

Les commissions s’alignent sur ma liste pour ne pas oublier de se nourrir bien ces prochains jours

de ce qui a le mérite de faire tenir en vie

Au bord du précaire le doute glisse d’un rien son emprise malsaine

J’aimerais bien qu’elle trouve l’air qui lui ôterai cette grosse pierre de sa poitrine

Pâques rendu aux œufs de la rieuse enfance en chocolat

Reste à franchir le pavé mosaïque des carreaux….

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Niala-Loisobleu.

7 Avril 2023

FACE AU VERS SANS


FACE AU VERS SANS

Alignés comme pour une revue militaire je les vois et pense vers quoi bon aller

dans le brouillard tenant ma tête

Que faire du blanc et du rose qu’un vert printemps camisole pour immobiliser ?

L’envie qui ne voit plus devant elle

Peut en présence d’un temps ensoleillé perdre la notion créative

Engoncée dans le blocage d’un contraire assiégeant…

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Niala-Loisobleu.

6 Avril 2023)

L’INQUIETUDE POSEE


L’INQUIETUDE POSEE

Juste à la verticale de cette branche de printemps

un survol sournois

mine le fuit en gestation

Le soleil respire mal

poumon pris dans la montée de l’interrogation.

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Niala-Loisobleu.

6 Avril 2023

dE LA JOIE DE MON CERISIER !


DE LA JOIE DE MON CERISIER !

Du retour de gel

j’extrai

une chaleur personnelle

L’arbre à l’écorce où ton dos donne le la

exulte en plein soleil

Une bonne nouvelle

forme son fruit à la grande joie des merles !

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Niala-Loisobleu.

5 Avril 2023

DESSOUS DESSUS


DESSOUS DESSUS

Du gel d’où le printemps fleurit

Le fruit devient le seul but à atteindre

C’est pourquoi repeindre le fond après avoir gratté les écailles, demeure à mon sens le bon chemin à prendre pour suivre le Cycle normal de la nature des choses

Tout est question d’amour dans chaque paragraphe de la vie

L’ignorer ne montrerait que désir à s’obstiner à refuser de reconnaître la loi du sang au profit de l’hérésie du quand-dira-t’on

Des larmes venant des profondeurs, le soleil signe sa présence.

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Niala-Loisobleu.

5 Avril 2023

A LA TAVERNE DE LA MER


PAR

CONSTANTIN CAVAFY

A LA TAVERNE DE LA MER

PAR

CONSTANTIN CAVAFY

À la taverne de la mer est assis un vieil homme aux cheveux blanc,

la tête inclinée sur un journal étalé devant lui,

car personne ne lui tient compagnie.

Il sait tout le mépris que les regards ont pour son corps,

il sait que le temps a passé sans plaisir aucun,

et qu’il ne peut plus offrir l’antique fraîcheur de sa beauté passée.

Il est vieux, il ne le sait que trop, il est vieux,

il ne le voit que trop, il est vieux,

il ne le ressent que trop à chaque fois qu’il pleure,

il est vieux, et il a le temps, trop de temps pour le voir.

C’était, c’était quand, c’était hier, encore.

Et on se souvient du « bon sens », ce menteur !

et comment le fameux « bon sens » lui a préparé cet enfer

lorsqu’à chaque désir il répondait

« Demain, demain il sera temps encore ».

Et il se souvient du plaisir retenu,

de chaque aube de jouissance refusée, de chaque instant perdu

qui se rit maintenant de son corps labouré par les ans.

À la taverne de la mer

est assis un vieil homme

qui, à force de penser, à force de rêver,

s’est endormi sur la table…

Constantin Cavafy

DÉSÉQUILIBRE


DÉSÉQUILIBRE

Dans mon dos ce bouquet sans vase me semble avoir été renversé par un système qui génère la raréfaction de l’eau par le développement de feux destructeurs

Oh, Anémone si tu savais

Le point de non retour est atteint

Ô n’a pas d’autre choix que la drogue

Artificielle ou cultivée en pavot

C’est la petite entreprise qui maintient le monde en respiration

Et à l’abri de cette addiction on s’insurge à côté du problème pour rien

Marcher sur la tête

Se raconter du vent

C’est plus du soleil

Si tu croises sa fille bavardant au coin d’une rue à refaire le monde, dis-lui que sa mère est à l’hôpital en train de le quitter. Si elle a que cinq minutes

J’aurais le droit de croire qu’on doit toujours espérer…

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Niala-Loisobleu.

4 Avril 2023

PARCOURS DES CERNES


PARCOURS DES CERNES

Effacés de toute présence passent des êtres en fuite

Fantômes gravés dans les murs

suintements à faire peur

Quand l’homme s’affuble de blancheur

alors que le chien lui ne trompe pas

je rêve en plein cauchemar

que la vie est un leurre

Un de ces films d’horreur qui plaisent tant

un enfant qui meurt tué dans un trafic

un professeur sous la loi d’un ministère inculte

un convoi pour l’artificielle intelligence

Réveillez-moi !

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Niala-Loisobleu.

4 Avril 2023