L’ETHER A LABOURER


L’ETHER A LABOURER

Des crêtes de l’herbe d’où l’escabeau s’étire

la pensée des claies se range à la sortie des paniers

Le cheval tire l’araire

à la pelle du bac à sable

Les petites mers en se joignant aux étangs maritimes salent cet humus bleu

pour que les chiens tiennent la garde autour des roulottes

Lorca pince sa guitare

ta hanche s’écume nue jusqu’à la cuisse

tout au long des Saintes…

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Niala-Loisobleu.

10 Mars 2023

l’escabeau


L’ESCABEAU

Enchevêtrement verdoyant

où dans le bout du pré

remuent des formes gravitationnelles d’Elle

Un seul chant mésange

le puits se fore aux soubresauts de la baguette

Ton gilet pictural fleurit dans le trapèze des épaules

d’une nature acrobate de naissance

Voici que se ramène d’un printemps immémorial cette transhumance incroyable

d’un alpage sis

au sein de ta poitrine disertement poétique…

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Niala-Loisobleu.

10 Mars 2023

RESURGENCES


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L’EPOQUE 2020/13 – EX-VOTO: JE T’AIME,TAIS-TOI – NIALA – ACRYLIQUE S/TOILE 81X65

L’EPOQUE 2020/13
EX-VOTO:
JE T’AIME, TAIS-TOI

Le soleil joue à cache-cache et s’y compte jusqu’à sans

tout ce que vous voudrez à la seule exception de la poétesse

L’enfant rit

-Faut-être idiot pour croire qu’un arbre ça ne pousse que dans l’encombrement

Puis il rit

Ernesto l’a rejoint avec ses dominos à lui, son roulement à billes, son cheval à bascule et son tricycle, la table des 9 en tremble – elle a pas tort – l’oiseau s’est glissé pour testamenter

Présente dans le suiveur du soleil, elle est là à sa pêche tout en ô

fébrile, lascive, tendre, maternelle, amante, et pouls et pouls et pouls

racontent les seins en courant d’un bout à l’autre d’une maison, de ses arbres à fruits et surtout à soie

La mer dans son étendue fait drap

à proue

en sel

dunes dehors

sans palisses pour culotte

si nue que le panicaut est au ventre à chanter son chardon violet, un autre jour il sera giroflée avant d’une envie de lis de mer, l’endroit est d’une salinité élevée faut en appeler à la claire de l’ostréiculteur

Et l’euphorbe lui va s’emparer de l’intérieur des cuisses, son rival le liseron des dunes viendra compléter la Belle-Jardinière

le bouquet fera merveille en photosynthèse

Voilà les yeux grand écran

mon scoop, ma veillée bavarde pour un taiseux, le bois craque dans la cheminée ou guitare sur la plage, les cordes rauquent, les mains claquent, les talons frappent, le bougainvillier la gagne, la fontaine l’élève, les tapas périmètrent la place des vagues, c’est chaud

le bateau papier-musique orgue de Barbara attrape le vent pour s’exprimer

Chaud comme on reste

la mort peut venir elle ne pourra s’offrir cette vie

raison pour laquelle il me fallait dire seul le N°13, ma chance, puisqu’il couche le cheval contre ta peau, Ma

Que cette Lune nouvelle et pleine en Taureau accouche…

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Niala-Loisobleu – 23 Avril 2020

A LA PLUIE REMISE…

Le taureau minotaure

la pluie s’efforce

des culs de jatte cherchent le pied

Emoi des années après

d’un nouveau printemps

j’y crois au même exceptionnel vert…

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Niala-Loisobleu.

10 Mars 2023

VIOLACEES DU SILENCE


VIOLACEES DU SILENCE

Une seule clef au coeur des chardons

ouvre la poitrine de l’oiseau sur le printemps

qui bat l’horizon de son tempo

Dans sa coque

l’oeuf porte le renouveau au vent des océanes traversées

Il entend le murmure qui suit l’amoureuse

d’un percement des feuilles mortes couvrant le sol

Cet aveu

se dénude en silence

dans la couleur que les gitans abrite des gens d’armes dans une occitane providence…

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Niala-Loisobleu.

9 Mars 2023

RETOUR A LA BUTEE


NIALA

RETOUR A LA BUTEE

Se profilent les maisons dans le sillage des êtres humains

les étoiles c’est toit

On ne refait pas le cosmos, il a son origine arboricole bien plantée

si des doutes étaient brandis par de vieilles malfaisances

il faut rendre l’évidence au neuf de chaque printemps

Depuis leurs Epoques mes grimoires ont seulement voulu que leurs mots-peints définissent l’enchantement

Je suppure les jours macabres

d’un sein vif qui veut revenir au point de départ de sa poitrine…

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Niala-Loisobleu.

9 Mars 2023

l’agapanthe du coin de ma porte


L’AGAPANTHE DU COIN DE MA PORTE

Devant ce qui est là

aux pieds des marches

ce bleu revenu

hochant de la tête comme le doigt sorti du plumier

oiseau es-tu là ?

Le vélux dégouline comme la pluie chante des tuiles

je sais que là au fond de moi

le toit tient le bouquet du nouveau printemps !

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Niala-Loisobleu.

8 Mars 2023

DES FOUILLES


NIALA – ETUDE

DES FOUILLES

L’atelier est là au bout de l’oeil

à se balancer sur le sein christophe de ma main ouverte

Impatience, la palette avance

Je veux guérir ce qui freine

ne pas laisser cette Epoque sans que tu y sois émoi !

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Niala-Loisobleu.

8 Mars 2023

la poussee de la clematite


LA POUSSEE DE LA CLEMATITE

Entends les tambours de la pluie

ils sont partis à la pêche de la corde à noeuds

La terre à soif d’amour

nous aussi

De chaque côté de ses ardoises ma Barbara pointe

Comme je rapproche la côte

ton rivage avance

hors du naufrage

la forme de peinture qui m’arrive est humaine !

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Niala-Loisobleu.

8 Mars 2023

DANS LA SALLE DE BAINS


PIERRE BONNARD

DANS LA SALLE DE BAINS

Bonnard se saisit de la lumière pour se glisser dans la sphère spirituelle

le corps exulte de l’esprit qui lave

Au coeur du jardin fruitier je me trace le seul chemin qui m’attache

La mer est joyeuse comme un poisson qui vole

et de ce qui coule de ma poitrine il me provient un chant d’oiseau bleu…

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Niala-Loisobleu.

7 Mars 2023