BARBARA – CE MATIN LA


Barbara -Ce matin là

J’étais partie ce matin, au bois
Pour toi, mon amour, pour toi
Cueillir les premières fraises des bois
Pour toi, mon amour, pour toi

Je t’avais laissé encore endormi
Au creux du petit jour
Je t’avais laissé encore endormi
Au lit de notre amour

J’ai pris, tu sais, le petit sentier
Que nous prenions quelquefois
Afin de mieux pouvoir nous embrasser
En allant tous les deux au bois

Il y avait des larmes de rosée
Sur les fleurs des jardins
Oh, que j’aime l’odeur du foin coupé
Dans le petit matin

Seule, je me suis promenée au bois
Tant pis pour moi, le loup n’y était pas

Pour que tu puisses, en te réveillant
Me trouver contre toi
J’ai pris le raccourci à travers champs
Et bonjour, me voilà

J’étais partie, ce matin, au bois
Bonjour, mon amour, bonjour
Voici les premières fraises des bois
Pour toi, mon amour, pour toi…

AUTRE EPOQUE


AUTRE EPOQUE

Du roux d’automne le solaire est venu parler de changement d’heur

jaune la mésange bleue a cassé la coque pour naître que printemps

ça y est le cerisier a mis sa moitié au soleil, se coiffant de panama dans tout ce qui s’en suit

quel tant superbe

exceptionnellement à peindre

sur tout le russe recule comme la liberté pousse, rien que du bon comme disait du bonnet en s’éclairant le nom dans le tunnel métropolitain

comment peut-on penser mourir sans se battre comme l’oiseau fait face aux engrais flattant hypocritement la croissance

Le vent plus léger a porté ta robe jusqu’à l’absence de culotte, à tel point que j’m’ai dis et si on faisait des galipettes, le temps s’y prête ?

Alors le soleil à dit d’ac, j’enlève le reste

ce qui donne à voir le bouton se dresser…

Niala-Loisobleu – 24 Mars 2022

LES APPARITIONS DEDAIGNEES (REPRISE)


René Char

LES APPARITIONS DÉDAIGNÉES (REPRISE)

Les civilisations sont des graisses.
L’Histoire échoue,
Dieu faute de
Dieu n’enjambe plus nos murs soupçonneux, l’homme feule à l’oreille de l’homme, le
Temps se fourvoie, la fission est en cours.
Quoi encore ?

La science ne peut fournir à l’homme dévasté qu’un phare aveugle, une arme de détresse, des outils sans légende.
Au plus dément : le sifflet de manœuvres.

Ceux qui ont installé l’éternel compensateur, comme finalité triomphale du temporel, n’étaient que des geôliers de passage.
Ils n’avaient pas surpris la nature tragique, intervallaire, saccageuse, comme en suspens, des humains.

Lumière pourrissante, l’obscurité ne serait pas la pire condition.

Il n’y avait qu’une demi-liberté.
Tel était l’octroi extrême.
Demi-liberté pour l’homme en mouvement.
Demi-liberté pour l’insecte qui dort et attend dans la chrysalide.
Fantôme, tout juste souvenir, la liberté dans l’émeute.
La liberté était au sommet d’une masse d’obéissances dissimulées et de conventions acceptées sous les traits d’un leurre irréprochable.

La liberté se trouve dans le cœur de celui qui n’a cessé de la vouloir, de la rêver, l’a obtenue contre le crime.

René Char

SUR LES LEVRES DES JARRES


SUR LES LEVRES DES JARRES

Le verre brisé des carreaux du marais abandonne son sel à l’eau

passe en fantôme un bateau de guère au moment où par l’écluse d’un espoir sensé tu charges la fleur à se tirer ô vers le soleil en se sortant des lèvres des jarres

des femmes et des enfants rejoignent leur homme pair pour que vive la vie

J’aurai la honte de perdre espoir…

Niala-Loisobleu – 24 Mars 2022

ADABTABILITE


Le tant s’ajoute telle la fleur au cerisier fortifiant la branche

La bouffée de chaleur se prépare à mettre l’écart en mène aux poses d’équilibre circulatoire

Marche au vers, stop au rouge

Dans la cheminée le grillon rythme la cadence du pas

A la toile tes yeux lèvent avec empleur le sacre solaire de l’arc du centaure pour joindre la flèche en cathédrale.

Niala-Loisobleu – 24 Mars 2022

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