La vérité du drame est dans ce pur espace qui règne entre la stance heureuse et l'abîme qu'elle côtoie : cet inapaisement total, ou cette ambiguïté suprême. Saint-john Perse
Dans les palmes d’une chasse au peu plié le battement chronique du coup de pied de l’âne fait sortir la balle du terrain de jeu
Sous la jovialité de la promenade qui se douterait qu’au bout de la ligne droite, la chaussée sous un revêtement de tour operator cache la fosse qui sera fatale au grand fauve
Sous les rangs donnés se cachent des vérités qu’un bal perdu se garde bien de comprendre comme il laisse entendre avoir changer de méthode
La pulsion griffe alors d’un coup d’ongle la caresse du sourire mis sur le visage de ses déclarations dans la constante de sa vraie nature possessive.
Je me souviens d’un air qu’on ne pouvait entendre Sans que le coeur battît et le sang fût en feu Sans que le feu reprît comme un coeur sous la cendre Et l’on savait enfin pourquoi le ciel est bleu
Je me souviens d’un air pareil à l’air du large D’un air pareil au cri des oiseaux migrateurs Un air dont le sanglot semble porter en marge La revanche de sel des mers sur leurs dompteurs
Je me souviens d’un air que l’on sifflait dans l’ombre Dans les temps sans soleils ni chevaliers errants Quand l’enfance pleurait et dans les catacombes Rêvait un peuple pur à la mort des tyrans
Il portait dans son nom les épines sacrées Qui font au front d’un dieu ses larmes de couleur Et le chant dans la chair comme une barque ancrée Ravivait sa blessure et rouvrait sa douleur
Personne n’eût osé lui donner des paroles A cet air fredonnant tous les mots interdits Univers ravagé d’anciennes véroles Il était ton espoir et tes quatre jeudis
Je cherche vainement ses phrases déchirantes Mais la terre n’a plus que des pleurs d’opéra Il manque au souvenir de ses eaux murmurantes L’appel de source en source au soir des ténoras
O Sainte Epine ô Sainte Epine recommence On t’écoutait debout jadis t’en souviens-tu Qui saurait aujourd’hui rénover ta romance Rendre la voix aux bois chanteurs qui se sont tus
Je veux croire qu’il est encore des musiques Au coeur mystérieux du pays que voilà Les muets parleront et les paralytiques
Marcheront un beau jour au son de la cobla
Et l’on verra tomber du front du Fils de l’Homme La couronne de sang symbole du malheur Et l’Homme chantera tout haut cette fois comme Si la vie était belle et l’aubépine en fleurs
La grande vertèbre échouée sur le muret de la cécité ne parle plus qu’en image en dehors des mots
Comme je peins j’écris sans son ni Dali là
mais la belle image s’esclaffe seule
Un morceau d’épave passe sans que l’Inscription-Maritime s’inquiète d’où vient ce bout de naufrage, à part de temps à autre un lambda du haut du énieme pont d’une croisière de passage qui photographie l’image sans un regard sur les mots
Difficile de cacher le pincement du côté gauche que ça laisse.
Je me dis que c’est ce que les bisons ont du sentir quand le promeneur qui passait par hasard à découvert Lascaux
Ô je tremble de la main gauche comme un chemin qui soudain s’arrête sur le néant.
Maria avait deux enfants, deux garçons dont elle était fière Et c’était bien la même chair, et c’était bien le même sang
Ils grandirent sur cette terre, près de la Méditerrannée Ils grandirent dans la lumière, entre l’olive et l’oranger C’est presque au jour de leurs vingt ans qu’éclata la guerre civile On vit l’Espagne rouge de sang crier dans un monde immobile
Les deux garçons de Maria n’étaient pas dans le même camp N’étaient pas du même combat, l’un était rouge, et l’autre blanc Qui des deux tira le premier, le jour où les fusils parlèrent Et lequel des deux s’est tué sur le corps tout chaud de son frère ?
On ne sait pas. Tout ce qu’on sait, c’est qu’on les retrouva ensemble Le blanc et le rouge mêlés à même les pierres et la cendre Si vous lui parlez de la guerre, si vous lui dites liberté Elle vous montrera la pierre où ses enfants sont enterrés
Maria avait deux enfants, deux garçons dont elle était fière Et c’était bien la même chair, et c’était bien le même sang.
Mais quelle est la juste distance ? Il y a celui qui ferme obstinément les yeux, cherchant La mesure de l’âme comme d’un mur blanc, et l’autre Qui entre en suffoquant dans les premiers plis de la mer. Entre eux j’ai posé mon vélo contre un pin violet qui
craque Et je tiens l’horizon entier dans l’empan d’une main, sous
la fumée Oblique d’une cigarette. Mais qui tient Dans son empan l’incessante mobilité d’insecte où se perd
mon regard. Et la courbe de mort où s’inscrit la route surgie Des flots de la forêt vers les frondaisons de la mer ? Vite j’ouvre les bras pour déborder ce qui m’enferme, Debout dans l’enjambée du ciel. Mais que saisir Et mesurer sinon, au flanc mobile de la dune, L’empreinte de ce corps que le vent réensevelit ?
La résurgence des croisades carnassières étale sa scélératesse en une vague à faire peur au premier bruit du coeur
On ne sait plus ce que l’arraisonnement du plus fort pourrait encore avoir en considération, l’épargne a du naître durant la préhistoire vu comme elle rapporte que dalle au bout du compte
Les soucis d’héritage à part une occase électorale n’étant pas le souci majeur émergeant de cette gabegie on voit tout ce qui pourrait relever du sentiment disparaître au point qu’on continue d’éjaculer avec l’utérus sans connecter aux conséquences du bébé. C’est si désespérant mais en voie d’expansion que ça me fait penser que ça explique l’horreur du tatouage. Il fut retenu pour la plus sinistre des mémoires par Adolf, montrant comme il est diabolique
Aussi, bien que fort peu je le sais en verrons le rapport, ai-je décidé de fortifier mon jardin avec les derniers signes en corps en vie
Réputé innocent dans le mauvais sens, je saurais trouver ceux qui n’ont pas d’attaches venimeuses
J’ai commencé par drainer du galet pour rendre le coin non carrossable et placé les premiers bacs anti-chars avec de l’herboristerie à oignon pour la magie et du blanc à bouquets en signe de ralliement.
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