La vérité du drame est dans ce pur espace qui règne entre la stance heureuse et l'abîme qu'elle côtoie : cet inapaisement total, ou cette ambiguïté suprême. Saint-john Perse
Escaliers qui se frottent les uns contre les autres
Orgie du grand huit sous la baraque foraine des phantasmes qu’un jour de pluie ensoleille
Le train traverse le raille poursuivi par le chien, la vierge se plie à laisser le charpentier faire un contrôle anti-termite, l’horrible Jojo arrache les cuisses d’un bateau-mouche, sur la cheminée un cri de louve mis sous cloche rêve de Gévaudan, l’oreille collée à la serrure de la chambre des parents, les deux gosses hurlent à l’abandon du droit de suite généré par l’abstinence, dans la cuisine les casseroles s’inscrivent au quotidien
L’écluse du canal St-Martin en passant par la Bastille pose ses deux mains sur l’affesse de la rue de Lappe en dernière intention
Est-ce que java a les ?
Heureusement la pandémie reste régulière dans le comportement, sinon aves les candidats prétendants au poste suprême en quoi pourrait-on croire
Quand les portières de voiture s’ouvraient à l’envers, suffisaient de marcher le long des rues pour partir en grand voyage.
« Je pleure sans raison que je pourrais vous dire, c’est comme une peine qui me traverse, il faut bien que quelqu’un pleure, c’est comme si c’était moi. » M. D.
João Paulo Bessa. Affiche de Zé do Telhado, pièce de Hélder Costa, mise en scène d’Augusto Boal, musique et direction musicale de José Afonso, compagnie A Barraca, Lisbonne, 1978.
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José Teixeira da Silva (1818-1875), dit Zé do Telhado, était un chef de bande actif dans le Nord du Portugal, réputé détrousser les riches en faveur des pauvres : une sorte de Robin des Bois dont la légende a fourni le prétexte d’au moins trois films au Portugal. Il est aussi le sujet d’une pièce écrite peu après la Révolution des œillets par Hélder Costa, directeur de la compagnie A Barraca fondée à Lisbonne en 1975. Zé do telhado (c’est le titre de la pièce) a été présentée dans la capitale portugaise en mai 1978, mise en scène par Augusto Boal (1931-2009) et rehaussée d’intermèdes musicaux chantés, composés par José Afonso.
As sete mulheres do Minho (« Les sept femmes du Minho ») est l’une de ces chansons, que « Zeca » Afonso a toutes enregistrées et publiées dans Fura fura (1979), son antépénultième album de studio. Il est accompagné par le groupe Trovante, fondé en 1976 et dont sont issus João Gil et Luís Represas qui deviendront ensuite des acteurs importants de la scène musicale portugaise.
La chanson évoque une révolte populaire qui s’est produite en 1846 dans le Nord du Portugal, dite révolte de Maria da Fonte.
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José Afonso (1929-1987) • As sete mulheres do Minho. Paroles traditionnelles ; José Afonso, musique. Extrait de la pièce Zé do Telhado de Hélder Costa, musique de José Afonso, présentée à Lisbonne (Centro Cultural Popular de São Mamede) en 1978 par la compagnie A Barraca, mise en scène d’Augusto Boal. José Afonso, chant ; Trovante, ensemble vocal et instrumental, arrangements. Extrait de l’album Fura fura / José Afonso. Enregistrement : Lisbonne, studios Arnaldo Trindade, septembre & octobre 1978. Portugal, ℗ 1979.
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As sete mulheres do Minho mulheres de grande valor Armadas de fuso e roca correram com o regedor
Les sept femmes du Minho, Des femmes de grande valeur, Armées de fuseaux et quenouilles, Ont chassé le gouverneur.
Essa mulher lá do Minho que da foice fez espada há-de ter na lusa história uma página doirada
Cette femme-là du Minho Qui de sa faucille fit une épée Aura dans l’histoire du pays Une page dorée.
Viva a Maria da Fonte com as pistolas na mão para matar os Cabrais que são falsos à nação
Vive Maria da Fonte Avec ses pistolets à la main pour tuer les « Cabrais* » Qui sont traîtres à la nation !
Traditionnel (Portugal). As sete mulheres do Minho (XIXe siècle). . . .
Traditionnel (Portugal). Les sept femmes du Minho, traduit de : As sete mulheres do Minho (XIXe siècle) par L. & L. * Les « Cabrais » (pluriel de « Cabral ») désignent le gouvernement de António Bernardo da Costa Cabral et ses partisans, cible de la « révolte de Maria da Fonte ».
La nuit graisse le télésiège pour éviter les à-coups dans la descente
il faut faire glisser la marchandise en douceur
et d’un bord de mer laissé libre à la vague, passer d’un bonhomme de neige au gui sous la piste verglacée, voilà la prévision chanceuse du moment à pas laisser s’en aller
La chute se vend bien
On va combler la carence de livraison aux yeux bridés par de l’entièrement français recyclé
Cette femme mise dehors avec ses seins de glace voilà la manière de mettre le corps d’élite des non-soumises au sec de l’Île Ypute
Une poupée gonflable pour le père à Noël devrait laisser respirer la mère, en lui laissant le temps de s’engager dans l’Armée du Salut
Déboucher d’une pipe l’orgue en toc à ta, doit rendre le Bach submersible conseille un Parrain des banlieues défavorisées
De toute manière enrayer la hausse du combustible devient urgent
Et puis à force de plus croire en rien les mômes tournent mal , niquer la mer conduit à la montée des os…
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