Moment d’un plant
Un bord de route ourlé d’arbres, un carrefour ouvert sur la mer, un sentier à faire et voilà l’odeur des bruyères qui se fraie le passage d’un pas joyeux. Les marchands de chichis rincent les huiles rances pour les prochaines vacances. Chambre allouée, le papier-peint bleuit dans les bouquets des draps du lit.
Derrière la porte, la pierre d’âtre feuillette les crémaillères. Le ventre bat quand passe un vol d’oies sauvages
Entre le haut et le bas d’une route en pente, des pans de troncs laissent échapper des cimes d’arbres dans les trouées de la brume en suspension.
On dirait une perspective à tracer dans son destin. Rien est jamais fini
Il faut des berges pour percer la sortie des estuaires
Quelquefois, la touffe où l’iris croît, est posée sur un granit au fort caractère, impétueux, voire têtu, qui sans réfléchir s’oppose à la montée des tiges. Il est préconisé d’adopter le dialogue du silence, sans cesser un seul instant de croire en sa conviction. Les choses mal embarquées se noient d’elles-mêmes.
Niala-Loisobleu – 4 Octobre 2017

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