PROMESSE A LA VIE


b195e09fe612587af8f080662a2e82f3

PROMESSE A LA VIE

Me voici plus tel, le médoc à rebooster la descente des chaussettes. Voici venu le désir de me tenir une promesse qui s’impose d’elle même. Les bois se sont faits les branches à grand force  d’attentes, combien d’hivers par où crois-tu me canaliser le printemps pour arriver ventre contre ventre ou tête-bêche à se sentir heureux de n’avoir plus de mots dans la bouche pour tenir un discours à l’absence ? Qu’importe, je n’ai rien à cirer d’une réponse d’aucuns qui ne ferait qu’allonger la question sans y répondre. Il s’agit là d’une question hautement intime ne pouvant se déshabiller devant tout le monde. Elle a l’odeur de longs sentiers menant pas toujours quelque part, mais ne s’étant jamais égarés du point de départ. Ainsi il peut faire le temps du lieu différent de l’autre, l’heure aura le m’aime rendez-vous permanent si le fond du paysage n’est fondé sur du sable. Pouvant séparés être mieux, que des tas de gens s’emmerdant ensemble . Le touché tiens, sais-tu qu’il peut être d’une empreinte phénoménale sans que la partie concernée te soit au bout des doigts ? On entre là dans la métaphysique de l’Absolu. Tu grattes des ongles les espaces qui se mettraient normalement de travers si tu restais coincé dans un quotidien bienséant, une manière de mourir en vivant. La générale, avant levé du rideau en quelque sorte. C’est vrai qu’il faut être fou pour vivre son rêve sans devoir s’attacher à ce que personne ne vous voit. Mais si je suis pas exhibitionniste j’en demeure pas moins nudiste sans devoir me parquer dans un lieu fait pour t’isoler. La nudité de l’âme, quelle entité ! Les manières et autres simagrées, genre feuille de vigne, laissées sur le palier faut voir comme ça vous grimpe aux étages de la transcendance.. Tu te mets pas à poil en te rasant le derme autour des parties vitales, non mon P’tit-Gars, tu laisses tout pendre de soi. L’élégance du mouvement c’est le rythme de l’expression corporelle qui s’exprime. J’en reviens inévitablement au concept esthétique, la Beauté fait canon sans se la jouer Navarone, modèle gros-calibre dans une baie de faux-anges. Et l’esthétique c’est une entité. On ne peut pas la couper comme un sale ami, ton individu est racé où vulgaire point barre. Ton langage ira avec la forme de ton esprit, lui-même ne souffrant pas de voir une partie de Toi s’aliéner par un tatouage, corporel ou mental, te rangeant dans une perte d’indépendance pour te formater au troupeau.

Mais je m’arrête, tes seins passant un poil louche dans le tombé qui donne un aspect mécanique au déroulé de tes hanches, ça m’alerte. Ce que ton âme me cause après l’apnée du Grand Bleu, tend soudain à virer à la tasse. J’suis pas causeux, tu le sais, je ne braille qu’en manuel. Cependant l’erreur fatale serait d’abonder à la bêtise de croire que je peux être manié comme un bigleux, pinceau, incapable de résister aux couleurs du tant. J’en suis ramené à la promesse qui me titille à présent. La vie dehors est déformée à loisir par des tireurs de ficelles embusqués comme des snipers. C’est que magouilles et embrouilles à tous les coins de la vie. On accuse, on maltraite, comme si la dignité humaine était l’ennemi public à abattre, à un point tel que dans l’intime, se priver de cette m’aime façon de se conduire, semblerait inconvenante et déplacée.

Niala-Loisobleu – 5 Mars 2017

Enregistrer

Mets tes Ô


e545b9be672146e50ff5e0d3a59a13e2

Mets tes Ô

Aujourd’hui un trop de pluie m’a fait gardé le cheval à l’écurie, les voix noyées n’étaient pas navigables pour la polyphonie. Bonne occasion pour fourbir les contraires de la fatalité

Aucune quête n’est inutile même si parfois elle pèse comme la neige sur la branche. Je cherche des mots qui soignent, des mots qui sentent frais, des mots qui disent vrai
des mots trempes à lavette pour nettoyer mon âme, des mots qui désinfectent, des noms d’oiseaux ou bien de plantes, des mots de miel, des mots de ciel pour effacer le fiel, des mots de source, des mots de souche, des vieux mots flambant neufs, des mots qui lèvent ceux qui tombent et redressent les arbres, des mots qui rafistolent et
font des cerfs-volants, des mots aux ailes d’ange, des mots sans trop de bleus mais plutôt des caresses, des mots qui corrigent la route et réparent les hommes. Entre les bordées de neige, le froid inaugure un cristal. Le ciel peut tenir dans la main d’un enfant. Même la chute d’un fruit prépare l’éternité.

JEAN-MARC LA FRENIERE

M’aime le vent en ce jour de tourment gibouleux n’a rien ôté par le vide. La longueur de mon regard reste entre les points de suspension des questions que je pourrais me poser si je louchais sur ce qui fait absence. L’image avec laquelle je vis fait sillon dans un chant où germe mon temporel

Niala-Loisobleu – 4 Mars 2017

L’Infect Scion/Je suis clean et pu sot


9c918f598910e8718fcda77c9a4dc4b4

L’Infect Scion/Je suis clean et pu sot

J’adresse ce billet à mes Amis nombreux qui se sont manifestés ce matin, dès réception d’un message qui n’était pas de moi, mais d’un ver nuisible qui avait piraté ma messagerie.

Je suis en bonne santé et n’ai pas besoin d’un apport d’argent de secours.

J’ai fait le nécessaire auprès de mon fournisseur internet, je suis clean et pu sot, rassurez-vous.

Mais quel formidable témoignage d’amour vous m’avez fourni par votre marque spontanée de solidarité !

Merci, j’y suis sensible au-delà de ce que j’aurais pu imaginé. Au moment où l’Homme me pose question sur l’idée que j’ai toujours eu à son égard, vous m’aidez à mener ma réflexion sans que le doute soit dominant. Le calme est indispensable au coeur d’une agitation orchestrée. Il y a dans les coups du sort parfois plus de manifestation d’espoir que dans les sourires hypocrites des malfaisants.

Tout avec VOUS Mes Amis, merci et Bon Jour !

Niala-Loisobleu – 3 Mars 2017

 

 

 

L’Appât Rance


125-web

L’Appât Rance

Ma foi

se fait tirer l’oreille

cette odeur de pourri

blottie dans l’appareil

m’alerte

je n’ai plus confiance

le système électoral français

est manipulé

Niala-Loisobleu -3 Mars 2017

 

Lueur Parapsychique


 

748f08429f609f2ab4a26af89fd66d58

Lueur Parapsychique

D’un soleil de Mardi-Gras à la pluie des gouttières

Mes arcades sourcillent et peinent à se tenir hors de l’eau

Les heures se sont à nouveau mises en panne sèche

Comme un bateau privé de ses jambes au flux de l’élan d’un estran plein

Teintes d’un fragment d’espoir lavées par le changement de vent

Vains redeviennent les instants palpables qui perçaient l’absence

Veilleuse involontaire de la relation inerte

Mon intuition se retrouve seule à parler clair

Dans le noir où se terre la vérité muselée par les murs du non-dit.

Niala-Loisobleu – 2 Mars 2017

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

TOUTE FRIME DEHORS


TOUTE FRIME DEHORS

Que de brouillard accroché aux poignées des portes ce matin. Il faut dire qu’après ce qui c’est passé hier, le doute ne pouvait planer. Je ne me ferais jamais à cette conduite en zigs-zags, qui ne promet que ce qu’elle ne tiendra jamais.

L’arrosoir percé a laissé momentanément sa paume sur le coin de la margelle qui retient la pluie, le seau scellé dans la cire d’un corps mort.

Qui va rouler les maux hors de l’aire de stationnement afin que le fléau batte le bon grain ?

Si le cuir méconnaissait la langue française, les chemins calcaires craieraient l’Amour en relief sur la surface plane des tableaux noirs tannés.

Des flèches mises en piste laissaient croire que cette fois l’acte jaillirait d’un liquide amniotique à croupis enfin régénéré par nos mains, de la forge à l’enclume, jusqu’au faire forgé.

Seulement voilà, pour ça, le bateau dont on avance le symbole de renaissance doit quitter le port. Ceux qui passent leur tant à se balancer à l’amarre, comme ces faux-drakkars de St-Tropez, sont justes bons à l’exhibe à quai et fondamentalement inaptes aux traversées.

Niala-Loisobleu – 2 Mars 2017

p1050133

 La Mémoire des Muses 6 – 2016 – Niala – Acrylique s/toile 80×80