Le terme épars – Poéme


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Le terme épars – Poéme

Si tu cries, le monde se tait : il s’éloigne avec ton propre monde.

Donne toujours plus que tu ne peux reprendre.
Et oublie.
Telle est la voie sacrée.

Qui convertit l’aiguillon en fleur arrondit l’éclair.

La foudre n’a qu’une maison, elle a plusieurs sentiers.
Maison qui s’exhausse, sentiers sans miettes.

Petite pluie réjouit le feuillage et passe sans se nommer.

Nous pourrions être des chiens commandés par des serpents, ou taire ce que nous sommes.

Le soir se libère du marteau, l’homme reste enchaîné à son cœur.

L’oiseau sous terre chante le deuil sur la terre.

Vous seules, folles feuilles, remplissez votre vie.

Un brin d’allumette suflit à enflammer la plage

où vient mourir un livre.

L’arbre de plein vent est solitaire.
L’étreinte du vent l’est plus encore.

Comme l’incurieuse vérité serait exsangue s’il n’y avait pas ce brisant de rougeur au loin où ne sont point gravés le doute et le dit du présent !
Nous avançons, abandonnant toute parole en nous le promettant.

René Char

Telles les couleurs que l’enfant roule dans ses billes à l’abri de la règle du professeur, les tubes de peinture ont des cris qui poussent le bouchon à les dévisser. Qui atteindront-ils ? Le lin peut tendre sa toile au châssis, sans que l’effet mouchoir qui peut semer la peur ne puisse être écartée. Ainsi on voit disparaître le nord en plein ciel. Alors le sens initial part en vrille, claudique, l’interprétation passe la ligne jaune, doublant dangereusement la ligne droite. Comment ? En passant à contre-sens tout simplement. J’ai vu la foudre fendre en deux ma volonté de ne rien changer de ma foi. La bonne et la mauvaise. Comme si j’avais pu imaginer tromper l’image encrée en émoi. Oui un brin d’allumette suffit à enflammer la plage. Notre livre reste prologue, jamais ses pages ne se feront épilogue de ma propre volonté. Ma Vie, moa constructor, je me love à ton arbre. Ce dernier Dimanche a comblé son vœu : plus qu’un printemps il n’a été que Nous par la Beauté qui en émane. C’est dur pour vivre, dit le négro spiritual en chantant que le bonheur ça passe chaque jour par blanc et noir.

Niala-Loisobleu – 27 Mars 2017

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EN CORPS UN MATIN


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EN CORPS UN MATIN

 

Le soir d’hier en se frottant les yeux fait vibrer le réveil. Au chevet marque-page, mes lunettes s’essuient les derniers lambeaux de brume suspendus aux branches. Un autre jour que rien n’abat. Sans doute, un peu plus de déception. J’ai le présent d’une vieille mémoire attaché au coeur. Par chaque caillou qui en marque le chemin. Les chiens ont eu beau changer leur pelage, rien n’a rasé leurs abois, mieux aiguisés, ils repartent des m’aime crocs.

Routes d’Espagne venues des Indes, je vous garde avec vos couteaux. Ils ont ce fil que le tant n’émousse jamais. La lutte pour la paix n’a de force qu’à la pratique des guerres, l’Homme, pour être vrai, je veux dire pour se sortir de la banalité inscrite au Rôle des capitaines de profit, s’il n’a pas à risquer sa vie, s’endort aux bercements d’un train mono tonne, un con voie de gare âge. Et la guerre, c’est atroce, mais n’est-ce pas le seul révélateur de sa véritable nature ? Le salopard bien qu’en surnombre, n’occupe pas toute la place, il laisse à l’intègre une arme pour combattre l’injustice. Je crois que c’est pour ça que j’aie pas la mémoire qui flanche. La calomnie est de tous les temps, aujourd’hui on la dote de forces spéciales venues des pages de merde et d’internet. Complots infâmes , tous les mauvais coups sont permis pour anéantir la sortie du tunnel.

Qu’est-ce que ça m’a donné de forces, d’aimer?

Sans les tortures vécues et les coups bas, je ne crois pas que j’aurai atteint cette connaissance et cette compréhension de ce qu’est réellement l’amour. Aux enfants, dans les écoles, on apprend plein de choses sur tout en général. Et rien en détail. Que reste-t-il au bout du conte qu’ils aient vraiment intégré ? Le sentiment c’est la fondation de toute construction, sans lui tu fais des maisons phénix qui sortent jamais de leurs cendres.

Mais les chants de batailles sont couverts de soldats inconnus. Un choeur en roués. Je reconnais que le massacre est le jeu de cons qui, sous différentes formes, est d’une actualité omniprésente. On le joue sans espéranto dans toutes les langues vivantes.

Des canards, des oies et des poules, aux traces des chariots, et aux poussières des roulottes mêlent leurs plumes aux couleurs du vent. Ces tons mimétiques qui bercent l’espoir qui s’est emparé de mes pinceaux, comme s’octroyant un droit divin que le devoir a créé à l’unanimité des mécréants. Bleu liberté, ne perd jamais ses dents, il mord au sein pour se nourrir non pas du laid, mais du Beau qui sèvre l’inutile par la seule action du silence.

J’ai de la couleur de tous ces violons que la souffrance a mis à la gorge de la roue des chemins pierreux. J’ai les rubans des jupons relevés pour qu’aux entre-baillements des accordéons, le bouton de nacre verse sa larme. Des pores pleins des épices véhiculées par les embruns. J’ai naturellement les quatre saisons en cinq continents dans le jour qui naît pas fini de commencer.

Je vais vivre, sans vengeance,  simplement vivre d’actes pour la honte des parjures et des imposteurs.

Niala-Loisobleu – 10 Février 2017

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Je ferai Dimanche aujourd’hui, comme n’importe quel jour qui s’rait pas de merde…


Je ferai Dimanche aujourd’hui, comme n’importe quel jour qui s’rait pas de merde…

 

Son sourire sur son air d’à côté conduisait tout droit dans le mur. Non pas parce qu’elle voulait montrer son gouffre, mais parce qu’elle croyait ainsi pouvoir s’en sortir. Ce qu’un visage montre peut-être truqué au départ par un jeu de masques qui viennent comme des filtres offrir différentes hypothèses. Tenter de se désembourber en rusant aveuglement de soi-même, dans les convenances d’un code de bonne conduite on ne peut plus jésuite.Le jeu des manipulateurs devient aisément diabolique. Ils multiplient le nombre de portes sans issues. Les progrès scientifiques et industriels réalisés depuis le premier jour sont considérables et sans commune mesure avec le sur-place de la nature humaine qui se mord toujours la queue dans sa quête au bonheur. L’homme clame sans arrêt son avance, alors que ce qu’il fait le conduit à reculer sans cesse. Il ne sait faire que des machines à le remplacer…Grande question d’une vie qui se prolonge en âge en cultivant en parallèle les moyens de supprimer ses sources de maintenance vitale.

La philosophie du produit matériel a gagné sur la pensée de la pérennité de l’espèce.

Le matin des droits de l’homme est largement dépassé par les ténèbres.

L’individuelle résistance reste la seule validité d’un espoir illusoire. Résister au sein de son existence, l’éternel retour tribal refaçonné aux réalités du jour.Survie jusqu’au boutiste conduite de l’animal qui demeure en nous, puisque l’évolué ne peut que détruire.

L’intelligence de faire encore, sans fausse-idée de sauver, me ferre les quatre sabots le plus efficacement possible. Nous sommes armé de notre salut.

Mon rêve a su différencier l’utopie dangereuse du conquérant de la simple volonté de maintenir, pour poursuivre l’humanité. Sans s’en remettre aux charmes de mirobolantes bannières dressées par de dangereux directeurs de conscience, faux-idéalites,  n’ayant d’autre but que le leur. Chaque seconde contient à elle seule plus de bonheur que des matins  à venir. Le monde est Beauté en soi, il faut en découvrir sa nature sans se fourvoyer dans l’erreur de croire que l’homme en est le créateur. De l’amour qu’on peut lui donner survivra la vie. Et la vie étant Amour, le bonheur en découle.

Je ferai Dimanche aujourdhui, comme n’importe quel jour qui s’rait pas de merde…

Niala-Loisobleu – 22 Janvier 2017

 

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N’ACQUIS VIE TE !


N’ACQUIS VIE TE !

Souffle haleine au rouet

Plutôt qu’espérer mue et zin

Des mines arrêts

Je te saisis par l’hanche

Inspirant ma bouche

A gagner

Des ilots

 Plus grands que le premier mistral

Ouah le  boeuf

Ma trompette débouchée

Tes seins jazzy

Ont fait une sacrée session

Dans c’te crèche

Quand l’âne a vagi l’premier kif  !

Niala-Loisobleu – 25 Décembre 2016

Je ne cesse de cracher sur les pendules pour garder les crans solaires hors d’ombres !


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Je ne cesse de cracher sur les pendules pour garder les crans solaires hors d’ombres !

Te souviens-tu des zoos où ils rêvaient de nous désauvager ?

Les barreaux dorés des cages du but étaient sans équivoques-toutes ces fausses fleurs tentaient de les grimper pour leur ôter le souffle-privés de rapports nul besoin de cette gymnastique pour nous faire connaître leur intention de nous posséder.

L’homme c’est à croire, ne sait pas faire simple, il faut toujours qu’il entortille.

Sans faux-cils, faux-ongles, faux-seins, sans maquillage t’as pas l’air, t’es nature sans rien qui manque.
Ma parole, t’es finie sans qu’il manque un seul jour.

Je te l’avais dit le premier jour combien la grâce d’un sein qui tombe est lourde de générosité, combien cela m’émouvait les yeux de les entendre quitter tes aisselles sans parachute, rien d’un saut à l’élastique qui se la joue amor, ce grand frisson qui ferait soi-disant dresser en chute libre, seulement voilà au moment de la secousse ça fait juste remonter à la case départ avec en plus le risque de les avoir toutes bleues et 3 semaines en arrêt de travail.

Ils se croient drôles, tiens viens que je te montre ce qu’entre deux herbes hautes je viens de découvrir.

Penches-toi
Regardes
oui là ce qui bouge et qui est incolore
mais qui sens la peau chaude
la racine du poil
l’entre
la vie quoi
sans fard
sans frelaté du frisson
ben mon Coeur
c’est Toi
simple fleur de bords de chemins
feuille des routes où le courant d’air pousse à voile ailleurs
toi
fraîche comme une source qui est restée dans la pierre de la fontaine
avec tes p’tits bruits genre non regazéifié
si naturelle
que j’te bois à travers sans besoin d’horoscoper
Tu filtres aux frisons
à travers ta fourrure A.O.C.
les microbes des mauvaises alènes qui redistribuent le territoire
qui entaille les arbres d’un signe désignant la prochaine décapitation
ils supportent plus la croûte que le sel met aux rouilles des chaluts
ce rugueux qui a de la main de l’artisan la transmission du savoir-faire
rien du tout de ce qui n’est que bruit
non juste le sifflement d’un atterrissage d’emplumé aux rides du marais
et là entre tes deux seins lourds
cette faille
par où je me faufile sans dé à coudre
pour t’entendre me murmurer
Ne bouge plus abonne-toi à mon coeur
il est alimenté par l’énergie de tes roses, jaunes pas ô rangé, carmin rouge-dextre, vert-tigo, viole acé, liane bleue de la grosse veine qui relève la tête, le noir étouffé par ta blancheur virginale en mouvement perpétuel et les ocres de tes grains de beauté, roux-sillons que ton genre sabré pour mon dérèglement mental a fait Femme.

Je ne cesse de cracher sur les pendules pour garder les crans solaires hors d’ombres !

Niala-Loisobleu – 20 Août 2016

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Mon Char donnerait 1


Mon Char donnerait 1

Nous n’avons pas plus de pouvoir s’attardant sur les décisions de notre vie que nous n’en possédons sur nos rêves à travers notre sommeil. À peine plus. Réalité quasi sans choix, assaillante, assaillie, qui exténuée se dépose, puis se dresse, se veut fruit de chaos et de soin offert à notre oscillation. Caravane délectable. Ainsi va-t-on.

Soudain nous surprend l’ordre de halte et le signal d’obliquer. C’est l’ouvrage.

Comment ramener au liseron du souffle l’hémorragie indescriptible ? Vaine question, même si un tel ascendant avait eu son heure dans nos maisons dissimulées. Il n’est pire simplicité que celle qui nous oblige à chercher refuge. Pourtant la terre où nous désirons n’est pas la terre qui nous enfouit. Le marteau qui l’affirme n’a pas le coup crépusculaire. Ô mon avoir-fantôme, qu’ils se couchent et qu’ils dorment ; la chouette les initiera ! Et maintenant, c’est moi qui vais t’habiller, mon amour.

Nous marcherons, nous marcherons, nous exerçant encore à une borne injustifiable à distance heureuse de nous. Nos traces prennent langue.

René Char (La Nuit Talismanique qui brillait dans son cercle -1972)

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Si j’étais…

Mais je suis

Pas ma victime

Nul besoin de faire-valoir

Jeu de rôles

Alibi

Je suis

Ce que j’être voulu

Et j’y resterai

Le tant un parti

Aux cerises les oreilles des « mais si » créolent leurs chansons des ils. La couleur de la feuille ne dépend pas de la plume mais de l’encre de l’écriture. Suspendu entre deux poings, j’irais trempé à la vague d’un bout à l’autre du rivage, sans regrets d’autre gueule, moche play-boy bel homme probe.

Rien ne serre plus que le m’aime miroir de soi  gardé dans le livre d’images que la vie donne sans fond de teint Taler la paume jusqu’au bout du pépin dans son arbre tenu  en fleurs dans la cruauté d’impitoyables saisons qu’une humanité en friche cultive.

Niala-Loisobleu – 24:05:16

Ô merci mon Bleu !


Ô merci mon Bleu !

Las de

pris contrepied

entre la pince d’un orage crabe

la maille d’un filet de vent

un ciré à baffes-rafales

Je me suis nu

mis

un soleil de vrai

m’a léché

j’en peins très sincèrement

ceux qui n’ont connu

que le gel

vers glas

d’une chute blanche blocage

Ô merci mon Bleu !

Niala-Loisobleu

7 Février 2016

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