FAUSSE-NOTE


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FAUSSE-NOTE

 

Tapi dans son ombre impropre l’inopportun surgit en pleine lumière. Stupeur, embarras, moment d’absence, ton merveilleux sourire perd la parole, se réveille du rêve preneur de tous les accidents ménagers au moment de tomber libre dans le ré paré pour la gamme.

N-L – 12/09/18

LA MAISON EVENTREE


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LA MAISON EVENTREE

 

Les arbres se retiennent les feuilles avec peine, le froid est brutal, de canicule on passe à en-dessous de la ligne de flottaison, au point qu’à l’entrée de la chambre d’amour les bouées ont parti migrer un anti, sorte de vieux beau plein aux as, misère, , si les repères se cherchent un sou teneur. La maison éventrée fait comme une tire-lire qu’on a cassé. Elle faisait pourtant rien de cochon dans ce coin bucolique, ma poésie est violée d’un regard aigri qui passe le seuil des orées. Tant de rêves que les pierres s’étaient gardées dans les lézardes, pour que les coins de cache-cache des enfants portent à vivre dans un monde qui meurt…

 

Niala-Loisobleu – 2 Septembre 2018

CRIME SANS AUTRE INTENTION QUE DONNER L’AMOR


 

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CRIME SANS AUTRE INTENTION QUE DONNER L’AMOR

 

Ce matin où sortie de ce chant, j’en attendis l’image sans intention malheureuse, pris tout entier par le coeur, je fis l’innocente erreur de n’avoir pensé qu’à mon bonheur de la voir

Restée dans le paravent de sa nudité, comme on protège son quant-à soi, dans l’armure d’une lointaine croisade perdue, je ne vis pas la moindre idée de viol dans mon attente

Cueillant un émoi qui jamais n’aurait son matin au terme d’une nuit parsemée d’étoiles

Bel arbre que je piétinais de mon imaginaire

d’un outrage commis en toute pudeur

comme on brûle la beauté en lui faisant insulte par blasphème

La honte mais trop tard

 

Illustration: Henri Matisse

Niala – 11 Avril 2018

Les vidanges du Diable


Les vidanges du Diable

Parti tôt plantés

les cris reviennent de loin

semelles qui chuintent dans la fange

sur l’immensité des non-dits

Voici que s’avance le re-culons d’un fantasme horloger

Ah du sable dans l’oeil ça vaut poutre.

Pas le moindre fétu où s’emmancher à califourchon, fouette cocher sur la paille au coeur de la meule

Relais de poste, remettez-moi aux brancards des chevaux frais

Le petit scout bi doux  licorne-t-il  au lit ?

De l’amour ça ?

Un blues me trempe Mississipi John Hurt, secousse, faisant reins coton, grande maison coloniale toute blanche en colonne de non de diou maudit soit-il.

Des enfants invités à aller faire leurs devoirs, à chacun son sien errant

l’animal en soutane demeure à ébranler l’alcôve

où la ménagère lui empèse son col de lubricités mouchetées

Dieu est grand, merde manquait plus que chelui-ci, lancine la voix off du péri en mère.

Au loin un glas décalotté luit de son mauve de deuil

Bang, bang, bang

ça cogne lugubre au judas du confessionnal, mon saigneur de Lyon, toujours prêt,  se taille une autre rondelle.

Qui veut se faire bénir la rosette, approche en toute innocence.

On plaide non-coupable.

Niala-Loisobleu

16/03/16