2018 – Sire Président


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2018 – Sire Président

J’aurais aimé que chaque pensée trouve son partage, quand la couleur entre dans l’impasse
J’aurais aimé que tout reste si simple à l’écart du paraître avancé en toutes circonstances
J’aurais aimé ne jamais voir mourir l’arbre de sécheresse dans des crues artificielles
J’aurais aimé transcender la banalité par le désir de créer la propulsion de l’autre regard
J’aurais aimé être la goutte d’eau tenue à l’écart du supplice
J’aurais aimé face à l’horreur dite, édifier le secret de la beauté tue
J’aurais aimé abreuver la pureté du sentiment à la fontaine de mon innocence
J’aurais aimé que l’herbe ne jaunisse pas sous la foulée des appétances du profit
J’aurais aimé faute d’être ludique ne jamais déranger qui ne peut sortir de l’ennui
J’aurais aimé rester simple dans les méandres des petites lignes planquées du contrat
J’aurais aimé que mes pores transitent les frissons hors des labyrinthes de l’égo
J’aurais aimé ne pas brûler mes ailes au rayonnement de mon énergie naturelle
J’aurais aimé troquer sans payer plus que je n’ai jamais voulu posséder
J’aurais aimé ne pas avoir été remis à l’heure pour être venu en avance
J’aurai aimé demeurer fou sans être ramené à la raison castratrice
J’aurais aimé ne pas m’être trompé d’avoir cru sur parole

Vaines utopies

Cette Année en corps, je n’ai pas envie de décroîre aux secousses orgasmiques, essences mêmes de la vie , l’ébranlé de la motte à l’étiage, les galipettes des seins chiots, garderont le cru de ma profession de Foi, sans blablabla, en acte.
« Le soleil me parle en paroles sublimes »
Je n’ai donc pas de regrets de savoir que d’ici la fin de l’ânée vous n’aurez rien obtenu, ni changé de ce que je suis « Amoureux ».

Niala-Loisobleu
1er Janvier 2018

Illustration: Le viol – René Magritte

A carreaux tiens-toi, t’auras du Coeur


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A carreaux tiens-toi, t’auras du Coeur

A me battre le clou, je la carène de la plante à l’épi. Les jours sans, quand tu vois à ne plus entendre la cloche de brume. Les autres aussi, mais si c’est le blues, faut régler le tempo comme on recale l’aqueux du chas pour aider le fil à repasser dedans. Rien ne saurait prêter à remarque quand du foie ça bile à te faire la langue vert de gris. La connerie ne limitant pas la vitesse de la bêtise, elle croît – c’est un comble pour de l’obscur – à la vitesse-lumière. J’lui disais des essences de bois à cabane. De l’exotique pour le santal qui dégage les bronches, au séquoia pour les boules. Vînt alors le vieux chêne, blasé de la justice à rendre genre dégobille. On lui pèle le gland avec la différence sociale entre l’yeuse qui garde ses feuilles vertes et le liège qui les perd mais reste fluctua nec mergitur. Alors  hésite pas à prendre du être. C’est le meilleur.Ma parole on doit savoir que l’injustice c’est ce qui nourrit l’homme. Tiens il te suffit juste l’écouter cinq minutes. Il va accuser les autres en ignorant totalement qu’il en fait partie. Une salope pire qu’une pute accro de la lime au trottoir des sous en mise tarifée selon le choix, sur place, dans la voiture, sur le ban contre l’arbre. Il en voit des terribles ce pauvre, écorcé au couteau pour un coeur initialé pour la vie qui va pas passer l’année. Ma parole si je mens…

La Parole

Ton vœu qui répugne à l’aisance d’une trame

appauvrie,
Balance entre deux morts.

Les marges se resserrent autour de ton lingot aride
Et déjà, le dernier refuge, le feuillage, flambe,

O ma parole en perte pure,

Ma parole semblable à la rétraction d’une aile extrême sur la mer !

Jacques Dupin

Sois belle et tais-toi. Non, dis tout et ne change rien à ton visage, la beauté c’est l’âme pas le corps tiré au canon. Les compliments de menteurs c’est pire que l’affligeant, c’est une injure. Quand le public se lève pour applaudir casse le prompteur. Artiste c’est pas se faire chanteur, écrivain, plasticien, jongleur, etc.. Artiste c’est savoir l’art de pratiquer avec maîtrise la connaissance approfondie que l’on a acquise en tant qu’humain en tout premier lieu et ensuite dans la profession que l’on a choisi. L’idéal de l’ensemble vivant, la voilà la Beauté où elle se trouve.

Niala-Loisobleu – 29 Octobre 2017

 

J’suis un Parasite


J’suis un Parasite

Le kiosque à journaux est là, ses offres de croisières, appartements à louer, échanges, fausses nouvelles, soleil sous les palmiers dans un air de franchise telle que ça explique le classement du site dans la racole de ce trottoir où le vent glisse son quotidien du matin au soir.

En se levant ce matin là, les idées toutes faites en pense-bête, fondent comme le beurre de la tartine au contact de la déconfiture du regard de son vis-à-vis. Entre eux passe le vent glacial qui souffle au dehors de ce nid douillet ne menant jamais son éclosion à terme.

Qu’est-ce qu’un couple-modèle  sinon ce qui boîte le plus de perlimpimpin, la pochette surprise  ne requérant que peu d’imagination et beaucoup de faire semblant.

Pourtant elle l’aimait, lui aussi d’après…mais ça c’était avant. Une autre histoire qui n’a rien eu à voir avec l’amour… Ce qu’elle en a dit ne se l’est jamais prononcé qu’en monologue, s’adressant  pas à l’Autre en tant que ce qu’il est, juste à un qui sert , dans ce que ça lui donne l’impression de jouir de l’instant. Juste avec la différence tenant au genre, pour lui c’est itou pareil.

La robe qui lui agaçait le désir chaque fois qu’elle passait devant la vitrine, est là, accrochée dans la énième section du cimetière de sa penderie, au-dessus des quantités de chaussures qui ignorent le but de ses pieds.

Lui sa grosse voiture qui brilLe plus que celle du voisin, elle a démâtée à la première vague du twoo terrain. Rien qu’un 4×4 que dote de tir aux pigeons petits poids.

Puis qu’on est fourbes de vrai, on va pas reconnaître les dégâts collatéraux des môminards, déjà qu’en les faisant on a pas forcément pris plus son pied que dans les tirs à blanc, fais pas chier.

Elle va s’inscrire dans un club de rencontre avec soi-même. Lui dans la musculation, il compte sur la gonflette pour arranger tout ça. Enfin, si c’est pas gratuit, parce que ce qui se donne ne vaut rien à leurs yeux. Ils leur faut du must au prix fort. Cette sensation libertine du masque cachant son visage aux hommes qui monôment la femelle solitaire. Une vie SPA dans laquelle on se jette en chiens avec le sentiment du Maître. A l’été, on attache les gosses à l’étape d’un arbre sur la route.

Partir est-ce pour arriver ?

Bof le cynisme ne se complique pas l’avis avec chat.

Il rééquilibre les maux de tête et les remords de l’infériorité sans coup férir.

Ma gerbe ne prouve qu’une tâche malodorante au sol de la pièce commune : la marginalité qui me caractérise.

J’suis un parasite.

 

Niala-Loisobleu – 03/05/16

 

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AH Ô GALE Ô, AU GALOP !


Ysabel LeMay 63dc631da5adAH Ô GALE Ô, AU GALOP !

La pensée sauvage au bord de l’inconscient  ne rate aucun rendez-vous avec ce qui est totalement étranger au hasard. Toujours aux aguets, c’est la sentinelle  qui surveille notre ombre dans le moindre de ses déplacements. Hier s’aligne sur aujourd’hui quelque notion figurée d’un futur mis en tête.

Les moments pas encore foulés sont de tous les aspects de nos franchissements; parmi lesquels bien des non-dits et non-faits culminent. Suis-je un tiroir secret d’un secrétaire vénitien aux combinaisons de cache-cache ? Bien sûr sinon t’aurais que dalle d’un être humain. Les siècles pourront passer, il restera toujours en nous une empreinte du big-bang.

Je me sens toujours cet animal qui jamais n’aurait pu imaginer se tenir un jour debout sur ses deux pattes arrières.

Toi tu rigoles quand je te dis mon moi animal, qui déclenche automatiquement l’abaissement du regard. A croire que l’homme est encore plus con qu’il tente de le dissimuler. Je crois pas que dans le bon ordre de leur organisation, les différentes espèces animales aient cette part de tartufferie qui nous caractérise. Le fait qu’ils vivent tous dans leur nudité originelle constitue un sérieux cart dès le départ. L’homme se cache les parties intimes, preuve qu’il en a fait le siège de sa déviance. Il se cache l’appendice ou son absence en ayant qu’eux ( ça devrait s’écrire queue) en tête. C’est vrai que l’emplacement de l’un comme de l’une, est morphologiquement situé au point de grattage. Est-ce là que l’origine des jeux des nouvelles addictions ont leur point de départ ? Ben ça se pourrait, on se gratte les couilles comme la foufoune combien de « foi » par jour ? Que tu sois athée, ou de quelque confession que ce soit, c’est lié à toute interrogation. Peut-être que c’est le réflexe pavlovien au mystère de notre création, Tout y est savamment en place. La longueur du bras correspondant au point exact où le jardin réside, tu bines sans que ça te coûte de fatigue, de compétence horticole ou céréalière, amenant à toi des traversées interstellaires foutant k.o. le plus roué des tours-opérators

Si je vous dis, j’suis moitié-homme moitié cheval, voyez les conséquences….ça m’attire pas forcément que des désintéressées du sot de haie et de la rivière..

Ah ô gale ô, au galop…ma pauvre petite fleur d’innocence où qu’c’est qu’es-tu ?

Niala-Loisobleu

26 Octobre 2015

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